Karelita as
À Prague, une société au profil d’ « électricité » file un chiffre d’affaires de PME et une gouvernance minimaliste, sans vitrine ni traçabilité publique de ses MWh.
À propos de Karelita as
1. Modèle économique
Karelita a.s. est une personne morale tchèque immatriculée sous l’identifiant 28989937, avec un siège associé au quartier de Nad přehradou 619 à Prague selon les annuaires d’entreprises (profil société, registre du commerce). Son activité déclarée combine la production d’électricité (code NACE 35110) et la gestion immobilière (6820) (registre du commerce) : un mélange qui oriente les revenus vers la production d’énergie *et* des loyers ou prestations de property management, sans que les comptes détaillés soient synthétisés ici. Les agrégateurs indiquent un chiffre d’affaires compris entre 5 et 10 millions de CZK (ordre de grandeur courant : quelques centaines de milliers d’euros) et une fourchette d’effectifs de 1 à 5 salariés en 2024 (profil société). La structure apparaît comme active sans restriction dans le registre consultable en ligne (registre du commerce). Aucun portail corporate, appel d’offres médiatisé ou rapport investisseur relatif à cette entité n’a été identifié dans les éléments disponibles : le modèle ressemble à une holding patrimoniale et productrice de courant à très petite échelle, plutôt qu’à un développeur d’actifs EnR en croissance.
2. Impact réel
Sans publication de production annuelle (MWh), de facteur de charge ou de mix technologique (solaire, biomasse, hydro, etc.), on ne peut pas, à partir des seules fiches de synthèse consultées, attribuer à Karelita a.s. un bilan carbone ou un volume d’électricité « verte » vérifiable. L’impact climat se situe donc, factuellement, au niveau micro-local et reste non quantifiable publiquement pour cette raison. Pour le contexte tchèque, les indicateurs agrégés montrent une progression de la part des EnR dans l’électricité et un ordre de grandeur de 17,1 % (12,2 TWh) évoqué dans les bilans statistiques spécialisés (rapport annuel énergie 2025) ; l’Agence européenne pour l’environnement rappelle par ailleurs la trajectoire nationale vers environ 30 % d’EnR dans la consommation finale d’énergie à l’horizon 2030 (objectifs et contexte Tchéquie). Karelita a.s. n’apparaît pas, dans ces sources de marché, comme un contributeur chiffré à cette courbe : elle s’y noie statistiquement.
3. Innovations / partenariats
Selon les éléments disponibles en ligne à ce jour, aucune annonce de brevet, de co-développement avec un fabricant, de PPA signé ou de levée de fonds ne relie nommément Karelita a.s. à un projet technologique identifiable. Le paysage voisin du stockage BESS et des grands portefeuilles d’actifs illustre l’écart d’échelle avec les acteurs qui capitalisent sur les batteries en République tchèque (tendance BESS en Rép. tchèque) ; chez Karelita, l’innovation reste, en l’état documentaire, non observable.
4. Greenwashing / zones grises
Opacité opérationnelle : la combinaison 35110 + 6820 invite à ne pas confondre « production d’électricité » sur le papier et une stratégie de transition pleinement exposée en public ; la dualité d’activités est explicitement listée dans le registre (registre du commerce). Stagnation chiffrée : le même profil agrégé rapporte un CA maintenu dans la même fourchette 5–10 M CZK sur la décennie 2014–2024 avec 1 à 5 employés en 2024 (profil société), dans un environnement où le prix moyen système nordique a été communiqué à 39,70 €/MWh en 2025 par l’opérateur de marché (Nord Pool, synthèse 2025), ce qui modèle mécaniquement les revenus d’un producteur indépendant sans les révéler. Risque d’homonymie — ce n’est pas du greenwashing interne mais une erreur de cadrage médiatique : Kareltel en Turquie publie des objectifs PV/éolien en MW (page durabilité Kareltel), chiffres sans aucun lien avec Karelita a.s. à Prague ; les confondre fausserait toute analyse. Concernant l’historique balte, un profil pour « Karelita » sous forme sociétaire en Lituanie apparaît en liquidation dans l’annuaire des entreprises lituaniennes consulté (fiche Rekvizitai) : ce signal géographique est à rapprocher prudentiellement de la sphère actionnariale, faute de lien causal documenté avec la maison mère dans les extraits utilisés ici.Aucune condamnation, litige environnemental ou plainte ONG nommant Karelita a.s. n’a été repérée dans le périmètre de recherche : on ne extrapole pas.
5. Positionnement stratégique
La société tchèque occupe une niche résiduelle : active juridiquement, micro-structure économiquement, sans visibilité comparable aux grands intégrés européens cités en référence de marché (téléchargementrelations investisseurs Statkraft 2025). Le parcours géographique (possible repli après episode lituanien selon fiche Rekvizitai) et la stabilité de trésorerie à bas bruit (profil société) dessinent moins une start-up disruptive qu’une configuration patrimoniale défensive. Pour le panoramiste européen, la cassure historique du mix UE où le renouvelable dépasse le fossile côté production nette résume la dynamique générale sans inclure ces micro-acteurs (analyse UE 2025).
Verdict WattsElse
Karelita a.s. est juridiquement une productrice ; économiquement, une PME captive de ses propres données manquantes ; médiatiquement, une fusebox où se branche vite le faux courant turc.
Sources : detail.cz · podnikatel.cz · oenergetice.cz · eea.europa.eu · indexbox.io · nordpoolgroup.com · kareltel.com.tr · rekvizitai.vz.lt · statkraft.no · connaissancedesenergies.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Güner Enerji
Deux orthographes, deux trajectoires : derrière Güner Enerji, le web ne livre pour l’instant qu’une page d’attente en turc.
Voir la ficheENERTRAG Aktiengesellschaft
L’Allemagne l’a portée en force : ENERTRAG se présente comme un opérateur indépendant qui enchaîne éolien, solaire, réseau, batteries et électrolyseurs dans un dispositif marketing baptisé « Verbundkraftwerk ».
Voir la ficheIraq's Ministry of Electricity
À Bagdad, le ministère chargé du courant ne vend pas tant l’« énergie du futur » qu’une promesse civile : chauffer les foyers sous tension quand tout le monde a branché trois climatiseurs sous le même fusible géopolitique.
Voir la ficheBeijing Jing Feng Gas Fired Power Co. Ltd.
Le nom fait penser à une « startup verte », la réalité est celle d’un rouage critique du chauffage et de l’électricité gaz à Pékin.
Voir la ficheMoser Baer Clean Energy Limited (MBCEL)
Le nom Moser Baer Clean Energy Limited cache aujourd’hui une filiale indienne du groupe Hindustan Powerprojects — Hindustan Cleanenergy Limited — incarnée dans les appels d’offres solaires et les batteries, mais portée par un actionnaire qui verrouille aussi le charbon.
Voir la ficheAPS BORGOFUTURO
Le classement « Autres énergés » peut faire croire à un actif productif ou à une holding industrielle : APS Borgofuturo, elle, est une associazione di promozione sociale italienne née en 2010, ancrée à Ripe San Ginesio (Marche).
Voir la ficheGENERACION MEDITERRANEA SA
Filiale opérationnelle lourde d’un géant familial de la chaîne gaz-électricité, GEMSA incarne une « transition » énergétique inversée : brûler plus efficacement — cycles combinés, disponibilités mises en avant — pendant que titre et trésorerie se déliter.
Voir la ficheOmnium Français des Petroles
Né de la Bourse et du raffinage, l’Omnium Français des Pétroles incarne la phase « aval » du pétrole hexagonal avant sa fusion dans le géant qui s’appelle aujourd’hui TotalEnergies.
Voir la ficheINEOS Inovyn
Producteur européen de PVC et autres produits chimiques, spécialiste du plastique qui cimente discrètement notre monde moderne.
Voir la ficheBALAM API
BALAM API est, dans les faits publics, une brique agricole espagnole — l’Asociación de Producción Integrada (API) au sein de Balam Agriculture — et non un opérateur « énergie » au sens LEP ou marché de gros.
Voir la ficheNTE Energi
En 2025, le groupe affiche une production renouvelable qui flambe et un résultat solide alors que les prix de l’électricité ont chuté.
Voir la ficheKokkolan Energia
Kokkolan Energia pilote le réseau de chaleur d’une ville industrielle finlandaise : la transition affichée est nette, mais les comptes 2024 crient le manque à gagner pendant que l’investissement de 20 M€ monte en charge.
Voir la ficheSöderslätts Vind Investment AB
Micro-holding dont les comptes publics suédois ressemblent plus à celles d’un portefeuille d’actifs qu’à celles d’un « pure player » médias, Söderslätts Vind Investment AB incarne une forme d’éolien très rentable mais peu visible : peu de salariés, marges stratosphériques et capital structurellement très solide selon les agrégateurs de données d’entreprise.
Voir la ficheCTAB SA
Une « CTAB SA » cotée dans le cache Pétrole & Gaz, sans pays attitré et sans socle web corporate identifiable, fonctionne comme un test épistémique : à ce stade, la question n’est pas seulement ce qu’elle fait, mais si l’étiquette et le véritable personnage juridique coïncident.
Voir la ficheÖrbackens Energi AB
Au sud de la Suède, le parc Örbacken joue le rôle d’une infrastructure « classique » : onshore, opérationnel depuis plus d’une décennie, raccordé au réseau dense des grandes villes.
Voir la ficheCUPET
L’Unión Cuba-Petróleo affiche en 2025 une remontée de la production après treize ans de baisse — record de gaz, raffinage d’urgence du brut lourd national, don russe à Cienfuegos.
Voir la ficheEl Rollo Solar & Juarez Renovables
Deux noms, un même fil : au nord du Mexique, le photovoltaïque se joue sur des centaines d’hectares, des contrats longs et un cadre politique qui a figé des dizaines de projets.
Voir la ficheSETEC
Filiale énergie-environnement d’un groupe d’ingénierie français connu pour son modèle d’indépendance revendiquée, Setec porte le curseur haut sur hydrogène, offshore et EPR2 — au moment où un avis de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection remet en jeu la « suffisance » du génie civil prévu à Penly.
Voir la ficheALEXIS ASSURANCES
Courtier lyonnais historique des EnR, Alexis Assurances vend autant de cadrage du risque que des polices : audits, clauses, dialogue avec banques et réassureurs.
Voir la ficheAthabasca Oil Corporation
Le producteur albertain a basculé du récit de survive à celui de la rentabilité structurelle : flux record, bilan net positif, et une stratégie qui assume le pourcentage hors norme du cash-flow libre vers les rachats d’actions pendant que Leismer monte en puissance.
Voir la ficheLéon Grosse
Le groupe affiche un record à trois chiffres — 907,4 M€ de CA en 2024 — et une médaille RSE qui fait saliver les banques d’affaires.
Voir la ficheNewton Solar Private Limited
Newton Solar Private Limited n’est pas une licorne des cleantech : c’est une société indienne taille PME, ancrée au Gujarat, avec un bilan public qui parle autant d’électricité renouvelable que de structuration financière et de contentieux.
Voir la ficheARTIFEX
Spécialiste français des dossiers réglementaires et des études d’impact, Artifex incarne la face « services » de la transition : pas de centrale à son nom, mais des autorisations et des expertises qui conditionnent méthanisation, solaire au sol et aménagement.
Voir la fiche