Korea Western Power Co Ltd
Korea Western Power (KOWEPO), filiale d’électricité issu du démantèlement de KEPCO, incarne le paradoxe des générateurs coréens : des projets solaires et éoliens qui s’étirent jusqu’au Moyen-Orient, un bilan 2021-2024 qui surfe sur les prix de l’énergie, et en parallèle des actifs fossiles massifs que le pays plie, mais pas tout de suite.
À propos de Korea Western Power Co Ltd
1. Modèle économique
KOWEPO est l’ex-KESCO-Ouest : créée en avril 2001 par scission de Korea Electric Power Corporation dans le cadre de la restructuration du secteur électrique sud-coréen, elle vend essentiellement de l’électricité produite sur son parc domestique (complexes thermiques et cycles combinés), complété par une couche internationale de projets IPP. Selon son profil corporatif, l’entreprise représente de l’ordre de 8 % de la capacité nationale et pilote notamment les sites de Taean, Pyeongtaek, Seoinchon et Gunsan. Sur l’exercice 2024, les données IR citent un chiffre d’affaires de 6 240 milliards de won (≈ 4,2 milliards d’euros à titre indicatif, selon le taux du moment) et un résultat net de 362 milliards de won, en hausse de 122 % sur 2023 (états financiers IR). L’effectif exact en 2026 n’a pas été retrouvé de façon carrée dans les extraits consultés ; les fiches historiques évoquent souvent ≈ 2 350 salariés (profil société) — à prendre comme ordre de grandeur jusqu’à confirmation sur rapport annuel intégral.
2. Impact réel
Le cœur du bilan environnemental reste le mix installé. La « Vision 2040 » indique 14 453 MW de thermique en Corée et 6 112 MW d’énergies renouvelables en 2024, avec une cible affichée de 13,9 GW d’EnR en 2040 (Vision 2040) ; le dirigeant réitère cette ligne d’arrivée dans la presse spécialisée (objectif 13,9 GW). Côté projets, la livraison d’une centrale solaire 500 MW à Manah (Oman) début 2025 (achèvement Manah) et le chantier solaire 1,5 GW à Ajban (EAU) annoncé fin 2024 (lancement Ajban) augmentent mécaniquement la part « bas carbone » du portefeuille hors Corée. En parallèle, le remplacement charbon par un cycle combiné gaz de 500 MW à Gumi (mise en service Gumi) et le parc éolien terrestre Pungbaek (75 MW) (éolien Pungbaek) traduisent une trajectoire domestique classique : moins de charbon, davantage de gaz et d’EnR. Le rapport durabilité 2024 revendique une baisse de 29 % des émissions de GES par rapport au pic de 2018 (rapport RSE 2024) ; pour le lecteur européen, le cadre PPE III ne s’applique pas à cette entité, mais la trajectoire sud-coréenne reste un repère macro (vue d’ensemble sur la filière électrique sud-coréenne).
3. Innovations / partenariats
L’internationalisation des EnR est le levier visible : 1 000 milliards de won investis sur le solaire Ajban (lancement Ajban), 600 milliards pour Manah (Business Korea). Mars 2026, KOWEPO s’engage aussi dans une centrale à cycles combinés gaz de 877 MW à Duqm (Oman) pour 1 300 milliards de won, avec une mise en service visée 2029 (contrat Duqm) — moins une « innovation » bas carbone qu’un verrouillage gazier à longue durée de vie. Côté organisation, avril 2026 voit une réorganisation de la division EnR et la montée des effectifs dédiés de 131 à 161 personnes (réorg EnR).
4. Greenwashing / zones grises
La croissance internationale du solaire ne neutralise pas la dépendance aux fossiles : 877 MW de nouveau gaz en Oman en 2026-2029, portefeuille thermique domestique encore massif (contrat Duqm, Vision 2040). Le 31 décembre 2025, l’unité charbon Taean 1 (500 MW) est définitivement arrêtée (fermeture Taean 1) ; le plan de reclassement des 129 travailleurs (dont 64 sous-traitants réaffectés vers d’autres charbons) illustre le risque social d’une sortie progressive sans rupture d’approvisionnement fossile (plan social Taean). Sur la gouvernance « ESG », la page officielle du Pacte mondial de l’ONU indique un statut « Expelled » lié au défaut de Communication sur les Progrès (échéance COP 5 août 2024) — signal lourd pour un groupe qui brandit pourtant la durabilité en couverture de rapport (statut UNGC). Enfin, le Resource Centre Business & Human Rights recense une demande de réponse sur des allégations de pressions envers un sous-traitant blessé ; aucune réponse publique consolidée n’a été identifiée dans les éléments disponibles.
5. Positionnement stratégique
KOWEPO joue la carte double export : solaire « marquee » au Golfe et EPCI gazier pour verrouiller des slots de capacité payants, tout en calant la Corée sur gaz + EnR pour dégonfler le charbon (contrat Duqm, Vision 2040). Le rebond du bénéfice net 2024 renforce la marge de manœuvre financière pour cette bascule (états financiers IR), mais l’expulsion UNGC fragilise la crédibilité des engagements non financiers auprès d’investisseurs sensibles au « social licence » (statut UNGC).
Verdict WattsElse
KOWEPO n’est ni un pure player vert ni un retardataire statique : c’est un générateur en mutation forcée, qui finance le soleil à l’export pendant qu’il cimente le gaz pour la décennie suivante — avec, au tableau de bord, les écorchures sociales du premier charbon fermé et la tache UNGC sur la feuille de route RSE.
Sources : kepco.co.kr · iwest.co.kr · iwest.co.kr · iwest.co.kr · mk.co.kr · businesskorea.co.kr · businesskorea.co.kr · mk.co.kr · mk.co.kr · iwest.co.kr · connaissancedesenergies.org · businesskorea.co.kr · en.sedaily.com · mk.co.kr · unglobalcompact.org · business-humanrights.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
PT Bajradaya Sentranusa (China Huadian Corporation 70% + PJB 26.5%+Nusa Konstruksi Engineering 3.5%)
PT Bajradaya Sentranusa tire quasiment toute son identité industrielle d’une centrale au fil de l’eau de 180 MW qui injecte dans le réseau de PLN une énergie primaire de l’ordre de 1 175 GWh/an : monument technique de Sumatra du Nord, mais entreprise mono-actif prise dans les ressorts d’un État-actionnaire et d’une dette refinancée par des agences et…
Voir la ficheAAU
Fondée en 1974 à Aalborg, l’Université d’Aalborg n’est pas un opérateur énergétique « type utilité » : c’est un grand campus public à rayonnement nord-européen, dont le moteur budgétaire repose sur la formation, la recherche contractuelle et l’appel d’air des fonds compétitifs — avec un positionnement « Autres énergies » parce que son cluster AAU Energy…
Voir la fichePLN - North Sumatera Generation Unit
Dans Sumatra Utara, l’État pilote encore la valeur électricité : peu de façade « start-up », surtout des gigawatts, des concessions et la tempête politique après les crues de fin 2025.
Voir la ficheJamuna Oil Company
Filiale cotée de la Bangladesh Petroleum Corporation, Jamuna Oil Company Ltd (JOCL) incarne le paradoxe d’un distributeur d’État : comptes en fanfare, trésorerie massive, activité pétrolière intégrale — et profits de plus en plus dépendants de la finance, pas du carburant vendu au comptoir.
Voir la ficheParque Solar Salamanca SpA
La dénomination Parque Solar Salamanca SpA sonne comme une coquille de projet photovoltaïque — et le suffixe SpA évoque d’emblée l’Amérique latine (notamment le Chili), où les sociedades por acciones servent souvent de véhicules d’actifs.
Voir la ficheQ21127657
Dans le cache WattMonde (« Autres énergies », pays non précisé), l’ID Q21127657 désigne bien la société d’investissement du fonds de pension du secteur pétrolier iranien — en anglais souvent « Oil Pension Industry Fund Investment », commercialisée aussi sous Ahdaf Investment Co.
Voir la ficheCubico
Le nom « Cubico » porte à confusion sur le web — il faut d’abord lever l’ambiguïté : ici, il s’agit de Cubico Sustainable Investments, producteur indépendant d’électricité renouvelable basé à Londres, sans lien avec un jeu vidéo ou un site suisse d’édition ludique qui portent le même vocable dans certains annuaires.
Voir la ficheMancomunidad de los Canales del Taibilla
Organisme public espagnol chargé d’alimenter en gros le sud-est péninsulaire, la Mancomunidad de los Canales del Taibilla sécurise un prix du cubic metre gelé depuis une décennie tout en poussant l’électricité « verte » certifiée ; dessalement à plus de 40 % du mix et chantiers colossaux en contrats montrent une tension durable entre sobriété affichée et…
Voir la ficheEbborp vind
Sous cette graphie exacte, aucune entité énergétique ne se laisse saisir dans les annuaires d’entreprises ou la presse spécialisée : le cas ressemble à un glissement toponymique (la localité suédoise d’Ebborp, dans l’Östergötland) ou à une approximation orthographique du projet de parc — Vindpark Ebbegärde, porté par SR Energy près de Kalmar.
Voir la ficheTECHNISCHE UNIVERSITAT DARMSTADT
L’université technique de Darmstadt muscle la recherche sur l’hydrogène et la résilience des réseaux, pendant que le Land de Hesse verrouille un pacte budgétaire 2026-2031 qui fait craindre des équipes et des départements appauvris.
Voir la ficheKyushu Solar Farm 7 Miyama Joint Power Station
Fruit de la première vague post-Fukushima, ce ≈23 MWp au sol de Kyushu incarne encore la manière dont le Japon a industrialisé le solaire « au grand format ».
Voir la ficheHELLENiQ PETROLEUM S.A.
Raffinage encore au cœur du cash-flow, géothermie de marque renouvelable et désormais bloc électricité-gaz après Enerwave : HelleniQ a bouclé Vision 2025 avec des marges de cycle.
Voir la ficheSaturn Solar 2 LP
Derrière l’intitulé technique « Saturn Solar 2 LP » se cache un parc photovoltaïque de 10 MW à Ingleside, en Ontario — actif de la filière indépendante nord-américaine, pas une start-up européenne.
Voir la ficheWhite Windmill AB
Selon les registres et bases de crédit consultés, la dénomination sociale exacte « White Windmill AB » ne ressort pas comme entité identifiable en Suède.
Voir la ficheOX2 Technical and Commercial Management AB
Filiale stockholmoise du groupe nordique OX2, OX2 Technical and Commercial Management AB incarne la face « opérée » du projet renouvelable : faire tourner, au quotidien, des parcs livrés par des développeurs ou des investisseurs.
Voir la ficheMIXCYCLING SRL
La Mixcycling Srl Società Benefit incarne cette Italie industrielle qui tente de refondre déchet agricole et polymère sous un même granulé.
Voir la ficheChina Huadian Corporation
Le régulateur d’État affiche un groupe qui a franchi les 250 GW installés et approche les 60 % d’« énergies propres » dans le mix, avec des ajouts de capacité quasi entièrement renouvelables sur l’exercice récent de la filiale cotée.
Voir la fichePetrolera Aconcagua Energía S.A.
Le slogan « Energía » recouvre une petrolera entrée en défaut au milieu de l’année 2025, puis recapitalisée par un véhicule où croisent Vista et Trafigura.
Voir la ficheHedbodberget Vind AB
Dans le comté du Dalarna, un bout de parc posé en 2009–2011 tourne encore pour une structure locale : Hedbodberget Vind AB, plus exploité par EnBW que médiatisé en France.
Voir la ficheUNIVERSITY OF VETERINARY MEDICINE BUDAPEST
Le pari n’est pas dans le pipeline pétrolier mais dans les tuyaux du campus : l’Université de médecine vétérinaire de Budapest (UVMB), fondée en 1851, traverse une mue budgétaire et patrimoniale où l’énergie — gaz, efficacité, solaire — devient un variable de contrôle financier autant qu’écologique.
Voir la ficheEuropean Gas Limited
En 2015, ce qui s’appelait encore European Gas Limited a pris aux yeux du public français les habits de La Française de l’Énergie.
Voir la ficheİSTAÇ
İSTAÇ n’est pas une « utility » classique : c’est le bras opérationnel d’une mégalopole qui transforme des flux de déchets en contrats de service, en gigawattheures et en engagements climatiques affichés.
Voir la fiche