Kräklingbo Vind AB
Sur l’île de Gotland, Kräklingbo Vind AB incarne l’éolien terrestre « à l’ancienne » : deux machines, 3,5 MW cumulés, une gouvernance partagée entre un opérateur privé et des actionnaires locaux.
À propos de Kräklingbo Vind AB
1. Modèle économique
Kräklingbo Vind AB est une société à capital fermé spécialisée dans la production d’électricité, domiciliée à Visby (Gotland, Suède), avec le numéro d’organisation `556770-3847` — profil cohérent avec une fiche entreprise type « SPV » suédoise. Le parc Kräklingbo 1 et 2 associe une turbine Enercon E82 (1,5 MW, en service en 2011) et une E92 (2 MW, 2016), soit 3,5 MW installés au total. Slitevind AB détient 35 % du projet ; le solde relève d’actionnaires privés non détaillés publiquement sur la fiche opérateur — structure fréquente du modèle suédois mêlant agriculteurs, investisseurs de proximité et gestionnaire technique.
Les revenus découlent logiquement de la vente d’électricité sur le marché nordique (zone de prix type SE3 pour le contexte suédois continental) et d’éventuels instruments connexes (garanties d’origine, contrats bilatéraux non documentés au niveau de cette entité). Le chiffre d’affaires et le résultat au seul périmètre de Kräklingbo Vind AB ne sont pas retrouvés dans les extraits publics agrégés cités ici : les agrégats significatifs apparaissent au niveau du groupe Orrön Energy (620 GWh sur neuf mois en 2024 pour l’ensemble du périmètre rapporté, sans ventilation par site). L’acquisition de Slitevind par Orrön en 2022, pour une offre d’environ 890 MSEK, a intégré des actifs gotlandais dont Kräklingbo au portefeuille.
2. Impact réel
Pour le climat, l’effet « net » d’un site de 3,5 MW se mesure surtout par le remplacement marginal de production fossile sur le mix nord-européen — ordre de grandeur modeste à l’échelle nationale suédoise, mais non nul sur la durée de vie des machines. Les deux unités tournent depuis 2011 et 2016 : elles injectent de l’électricité bas-carbone continue sur le réseau, ce que Slitevind présente comme un actif opérationnel standard, sans chiffrage public de MWh annuels ou de CO₂ évité pour ce site précis. Pour un lecteur français, la comparaison directe avec la programmation pluriannuelle de l’énergie ou les fiches ADEME n’est pas pertinente : la filière est suédoise, le cadre est celui du marché nordique et des objectifs européens de part des énergies renouvelables, sans passerelle chiffrée disponible ici.
3. Innovations / partenariats
Sur le plan technologique, le parc se distingue peu par de la R&D maison : il s’agit de turbines Enercon en entraînement direct (architecture connue pour limiter certaines pièces d’usure liées aux multiplicateurs), comme indiqué par Slitevind. Le « partenariat » structurant est actionnarial et industriel : intégration progressive du portefeuille Slitevind dans Orrön Energy, avec effets de gouvernance et de financement à l’échelle du groupe, pas d’annonce publique récente de contrat d’achat d’électricité ou de co-investissement spécifique à Kräklingbo repérée dans les sources listées.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas tant un discours climatiquement trompeur de la petite société elle-même — qui n’a pas une communication « RSE » autonome documentée dans le lot de sources disponibles — qu’une exposition géopolitique et réglementaire à l’échelle régionale.
D’abord signal chiffré et daté sur le projet voisin Ran : selon les documents de procédure cités par le Länsstyrelsen Gotland dans son communiqué du 8 mai 2025, le promoteur envisageait 90 à 121 éoliennes d’une hauteur jusqu’à 310 mètres pour une production de l’ordre de 8 TWh d’électricité par an ; la préfecture rend un avis défavorable (« avstyrker ») vers le tribunal du permis environnemental, invoquant entre autres défense nationale, pêche professionnelle, nature/culture littorale — un signal administratif brutal sur la permissibilité locale de la « très grande » éolienne près de Slite.
Ensuite, au niveau du plan d’ensemble de l’île, la nouvelle oversiktsplan « Vårt Gotland 2040 » est adoptée en février 2025 et acquiert force juridique en mars 2025 : même si le détail précis zone par zone pour le repowering de Kräklingbo dépasse l’instantané de cette fiche, le document officiel incarne une recomposition des priorités d’occupation où l’éolien doit composer avec tourisme et patrimoine — pression forte sur tout renouvellement d’actifs anciens comme ceux entrés avant 2020 (page énergie régionale).
Au plan sociétal documenté par la presse locale, au moins trente riverains ont manifesté en 2023 contre une dynamique d’extensions autour de Kräklingbo/Årde — facteur réel pour les agrandissements fonciers et la tolérence politique, indépendamment de tout jugement de valeur.
Pour la biodiversité, la bilag B9 de la région Gotland sur les chauves-souris et oiseaux migrateurs (réunion du 24 octobre 2024 portant sur une éolienne offshore projetée illustre la montée du « standard preuve » en mer Baltique) : ce document ne vise pas Kräklingbo, mais indique où se situent les futures exigences de suivi et de contention pour tout développement autour du corridor migratoire.
5. Positionnement stratégique
À l’échelle portefeuille, Kräklingbo joue comme un tuck-in géographiquement stratégique sur la côte est de Gotland, dans l’empreinte industrielle où Slitevind a historiquement développé des actifs puis capté le capital du groupe nordique via Orrön. La valeur économique future du site dépendra autant des prix de gros et des coûts d’entretien que de la possibilité de repowering ou d’extension — deux voies aujourd’hui grevées par le climat des autorisations sur l’île plutôt que par la technologie des pales.
Verdict WattsElse
Kräklingbo Vind AB n’est pas une licorne : c’est trois mégawatts de réalité opérationnelle, et des gigawattheures de controverse projetées sur tout le littoral où le débat national suédois sur défense et paysage précède désormais chaque dossier voisin (länsstyrelsen sur Ran, mai 2025). Dans ce décor, même un petit actif financé peut devenir géopolitiquement bruyant sans changer une seule vis sur ses turbines.
Sources : allabolag.se · slitevind.se · orron.com · orron.com · ecologie.gouv.fr · lansstyrelsen.se · gotland.se · gotland.se · helagotland.se · sammantraden.gotland.se
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
CTT
Si Lisbonne incarne une grille électrique parmi les plus renouvelables d’Europe, le groupe historique du courrier portugais illustre une fracture familière du secteur logistique : la chaîne sous-traitée grossit plus vite que la décarbonation maîtrisée en interne.
Voir la ficheINDUSTRIAS LACTEAS ASTURIANAS S.A.
** Industrias Lácteas Asturianas (ILAS), enseigne Reny Picot, incarne le paradoxe d’un champion agroalimentaire riche mais vulnérable sur la chaleur industrielle : après avoir décroché une aide PERTE pour quitter le fuel au profit de la biomasse à Anleo, le groupe a rendu l’argent fin 2024.
Voir la ficheVOIO (Ukraine)
Start-up ukrainienne qui vous capture tout, de vos appels à vos calculs, parce que pourquoi se limiter ?
Voir la ficheRattanindia Power ltd
RattanIndia Power Limited (RattanIndia Power Ltd, code de cotation RTNPOWER) est une génératrice indienne cotée dont l’activité lisible dans les dossiers officiels — centrale thermique ultra-supercritique à Amravati (Maharashtra), 1 350 MW (5 × 270 MW) et contrats d’achat d’électricité dominés par le distributeur étatique MSEDCL — correspond à votre critère…
Voir la ficheEspace Aubade Pompac
En Alsace-Moselle, Espace Aubade Pompac n’est pas un start-uppeur du climat: c’est un négociant installé, rentable, maillé, qui vit du sanitaire, du chauffage et de la rénovation domestique.
Voir la ficheThyssenKrupp (Liechtenstein)
Le Liechtenstein n’accueille pas, dans les données publiques analysées, une filiale de forage offshore ou de maintenance hydrocarbures : l’Employeur dominant documenté dans le pays rhénan est ThyssenKrupp Presta, équipementier auto basé à Eschen.
Voir la fichePHYCOWORKS
Trois ans après une levée qui mettait le mot « climat » en avant, puis une visibilité médiatique rare pour une très jeune équipe en biotech, Phycoworks Ltd a basculé en procédure d’administration judiciaire au Royaume-Uni le 19 mars 2025 — au terme d’une trajectoire typique du capital-risque + subventions dans la deeptech.
Voir la ficheCSR
Attention : l’intitulé « CSR » sonne comme l’acronyme français des combustibles solides de récupération, couvert par la veille nationale (ADEME, déchets, chaudières).
Voir la ficheNOE Constructions
« NOE Constructions » ne sonne pas comme une enseigne grecque : c’est pourtant la raison sociale anglicisée de NOE CONSTRUCTIONS S.A., installée à Aspropyrgos (Attique), issu d’une histoire sidérurgique depuis 1979 et aujourd’hui partie prenante de l’« ambitieux » mais encore peu raccordé parc PV revendiqué par le groupe.
Voir la ficheGeno Bioenergie Leasingfonds Erste GmbH & Co. KG
Un mammouth de méthanisation sorti du crédit-bail privé : vingt mégawatts électriques à la frontière polonaise, une performance d’exploitation affichée en pleine course contre le calendrier des tarifs verts.
Voir la ficheÇelİkler Seyİtömer Elektrİk Üretİm Anonİm Şİrketİ
Deux chiffres résument le paradoxe : une rentabilité opérationnelle qui bondit pendant qu’une vallée continue d’épier les mesures de particules fines.
Voir la ficheIdex (France)
Le groupe Idex (France) capitalise sur les réseaux de chaleur et les DSP pour incarner la décarbonation à l’échelle du quartier — tout en préparant ce qui pourrait être l’une des plus grosses cessions du secteur.
Voir la ficheLukoil Serbia
Lukoil Srbija (Belgrade) est la filiale serbe du groupe Lukoil : achat en gros et vente au détail d’hydrocarbures, ancrée dans un pays qui n’aligne pas son droit national sur les sanctions américaines contre Moscou, mais où les grandes opérations pétrolières restent exposées aux risques de conformité financière avec l’Office of Foreign Assets Control…
Voir la ficheTCDD
La TCDD incarne le pari turc du rail à grande vitesse et de l’extension du réseau — avec une autonomie énergétique affichée via le solaire.
Voir la ficheMexicana Hidroelectricidad Mexhidro
Trente mégawatts d’hydroélectricité au cœur d’un des systèmes d’approvisionnement en eau et en électricité du centre du pays, mais aussi plus d’une centaine de tonnes de poissons morts en quelques jours début 2025 : Mexicana de Hidroelectricidad (Mexhidro) incarne la fracture entre bilan carbone « propre » et coûts écologiques et socialisés sur le réservoir…
Voir la ficheHidroelectricas De Vasconia, S.A.
Société anonyme espagnole immatriculée en Navarre (CNAE production hydroélectrique), Hidroeléctricas de Vasconia, S.A.
Voir la ficheULHN
Le sigle ULHN fait aujourd’hui tilt côté « Réseaux & Distribution ».
Voir la ficheHIS
Le dossier confond parfois la commune française His et un code métier « Autres énergies » : ici, il s’agit du groupe japonais H.I.S.
Voir la fichefioulmarket
Plateforme historique du groupe TotalEnergies dans le fioul domestique, Fioulmarket incarne la « mue digitale » d’un combustible que la France veut sortir des regards.
Voir la ficheVega Rüzgar Enerjisi Elektrik Üretim A.Ş.
Vega Rüzgar Enerjisi Elektrik Üretim A.Ş.
Voir la ficheSOLA
Dans une Afrique du Sud où l’État-peuple Eskom oscille entre blackout et bras de fer tarifaire, SOLA Group n’a pas construit une énième « petite éolienne morale » dans un coin : le groupe cap Town–Johannesbourg bâti autour du duo Dominic Goncalves–Chris Nell enchaîne PPAs géants de wheeling privé, batteries et centrales multi-acheteurs.
Voir la ficheSotavento Galicia
Le parc « expérimental » de Monfero et Xermade incarne à la fois vitrine pédagogique et actif industriel : en 2025-2026, un chantier de repotenciación partielle vise plus de puissance avec moins de machines — tout en refermant le chapitre des turbines dans la ZEC Fragas do Eume.
Voir la ficheEDL
EDL n’est ni un grand promoteur éolien classique ni un éditeur de logiciel : c’est un opérateur industriel de centrales « bas carbone relatif » qui tourne autour du méthane de décharge, des mines et, de plus en plus, du biométhane injectable.
Voir la fiche