Énergies renouvelables

Kumbhi Ssk ltd

Sous l’étiquette « Kumbhi Ssk ltd », vous visez en réalité Kumbhi Kasari Sahakari Sakhar Karakhana Ltd.

« Coop sucrière : bagasse sur le réseau charbon dans le permis »

À propos de Kumbhi Ssk ltd

1. Modèle économique

Le cœur du modèle reste la broyerie de canne et le sucre, mais les coproduits (bagasse, mélasses, effluents de distillerie) alimentent cogénération, distillerie et compost. Sur la saison 2023-24 clôturée au 23 mars 2024, l’entreprise annonce 639 090 tonnes métriques de canne broyées, 812 880 quintaux de sucre produits et un prix campagne de 3 200 ₹/t versé aux producteurs affiliés, avec 290 595 litres d’ENA et un cumul d’alcools rapporté à 2 682 775 litres de « Spiritueux Pur » au même jour (rapport de production 2023-24). Côté électricité, le site affiche une cogénération bagasse 17,5 MW, un export de 12,5 MW vers le distributeur MSEDCL dans le cadre d’un contrat-type d’achat, et un investissement historique de 106,57 crores ₹ sur l’outil (page cogénération). Les agrégats financiers détaillés les plus visibles sur le portail coopératif datent d’exercices anciens (revenus 28 317 lakhs ₹ et résultat net 112 lakhs ₹ pour un millésime publié sur la page « Financial Reports ») (rapports financiers) : aucun bundle 2024 consolidé n’a été retrouvé publiquement pour dresser un bilan à jour comparable aux grands groupes cotés.

2. Impact réel

L’électricité issue de la bagasse injectée sur le réseau est l’impact climat le plus lisible : jusqu’à 12,5 MW « vendus » au réseau d’État selon la communication publique (cogénération). Les autorités environnementales portent le projet d’extension de la cogénération jusqu’à 30 MW et d’agrandissement de distillerie (ordre de grandeur 30 → 100 KLPD selon les synthèses réglementaires) (résumé exécutif MPCB, juin 2025). Sur le volet eau–sol, l’outil revendique une réduction des effluents de 255 à 130 m³/j et une valorisation intégrale du spentwash en compost aérobie, avec 18 000 t/an de fertilisant revendu à prix « sans profit » aux agriculteurs (gestion environnementale ; unité de compostage). Pour le lecteur européen, la biomasse-agroindustrielle relève des débats de durabilité traités par les synthèses récentes sur la biomasse-énergie (communiqué ADEME sur les ressources et usages de la biomasse) : utile en substitution d’énergies fossiles, non « neutre » par nature.

3. Innovations / partenariats

Les briques mises en avant sont industrielles plutôt que startup : biométhanisation alimentant des chaudières, traitement des fumées (ex. ESP, laveurs, plafond d’émissions de particules annoncé sous 100 mg/Nm³) (environnement), chaudière haute capacité dans les dossiers d’agrandissement (170 TPH évoqués pour l’extension, 481 m³/j de consommation d’eau brute projetée dans un volet technique 2025) (fichier d’autorisation environnementale (MoEFCC, 2025)). Côté « partenariat », le lien régulé avec MSEDCL pour l’export d’électricité (cogénération) et la filiale ethanol sous la politique indienne d’incorporation constituent le levier public principal, plutôt qu’un écosystème de contrats privés documenté en ligne.

4. Greenwashing / zones grises

Le discours « vert » de la valorisation de la canne bute sur des compromis techniques attestés par l’instruction. Un pré-rapport et documents d’autorisation évoquent un besoin de charbon d’appoint jusqu’à 50 TPD (notamment pour la ligne distillerie), avec approvisionnement depuis les gisements de Chandrapur (dossier ToR / pré-faisabilité, MoEFCC 2018). Parallèlement, la synthèse MPCB liée au programme d’expansion indique un prélèvement accru d’eau brute sur la rivière Kumbhi, jusqu’à 1 643 m³/j, au-delà de la conso actuelle (~481 m³/j annoncés sur un volet technique) (résumé exécutif MPCB 2025) — tension chiffrée sur le bassin local. Enfin, l’audience publique et son procès-verbal août 2025 rappellent que ces projets se décident sous contrôle citoyen et régulateur (PV d’audience MPCB), ce qui empêche de réduire le site à un simple argument marketing « 100 % biomasse ».

5. Positionnement stratégique

La trajectoire affichée est celle des sucreries intégrées indiennes : monter en puissance électrique et dilater la capacité ethanol pour capter les incitations à la filière E20 et lisser la volatilité du sucre. Le signal récent est réglementaire : passage par la MPCB et le paquet d’autorisation 2025, pas par une levée de fonds (résumé MPCB). Pour un média français, l’angle « EnR » se lit donc comme électro-mobilité liquide + réseau, avec des extérieurs fossiles encore inscrits au permis.

Verdict WattsElse

Kumbhi SSK incarne la double nature des complexes canne–alcool–courant en Inde : électricité renouvelable réellement injectée sur le réseau, mais modernisation qui ré-ancre une part du vapeur sur le charbon et étire la pression sur l’eau. Formule retenue : « cogénération oui, catalogue miracles non ».

Sources : kumbhisugar.com · kumbhisugar.com · kumbhisugar.com · mpcb.gov.in · kumbhisugar.com · kumbhisugar.com · ademe.fr · environmentclearance.nic.in · environmentclearance.nic.in · mpcb.gov.in

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