Madras Cement Limited
Madras Cement Limited n’existe plus sur les cotes : depuis 2013, la maison mère s’appelle The Ramco Cements Limited, et elle joue gros sur la réduction du coût de l’énergie et sur une capacité renouvelable qui grimpe vite — 47 % de l’électricité consommée au troisième trimestre de l’exercice FY26, contre 36 % sur FY25.
À propos de Madras Cement Limited
1. Modèle économique
L’entité visée par le nom historique Madras Cement Limited est bien le groupe aujourd’hui coté sous The Ramco Cements Limited, renommé en juillet 2013 : c’est la lecture officielle des documents réglementaires et du rapport intégré 2024-25. Le cœur du modèle reste industriel : ciment, clinker et produits de construction pour le marché indien, avec une logique d’échelle et d’extension de capacité vers une cible d’environ 31,1 MTPA d’ici mars 2027, ainsi que le détail d’un important projet à Kolimigundla, porté dans un avis de capacité BSE. Les agrégats financiers consolidés (chiffre d’affaires, résultat, structure de dette) sont tenus dans le même rapport intégré 2024-25 ; pour une lecture datée de la séquence récente, les résultats de T3 FY26 sont repris par la presse économique, avec par exemple Reuters et The Economic Times. Effectif précis : chiffre non repris ici depuis une source primaire unique vérifiée ligne par ligne ; se référer au volet capital humain du rapport officiel pour le décomptabilité exact. Pays : siège et périmètre Inde (non « non précisé » dans les dépôts analysés).
2. Impact réel
Sur FY25, le groupe rapporte 211 MW de capacité verte totale (filiales incluses), dont 166 MW d’éolien et 45 MW de récupération de chaleur (WHRS), pour 36 % de l’électricité issue de sources renouvelables ; des ordres de grandeur complémentaires sur l’empreinte carbone — 578 kg CO₂ / t de ciment en FY25 — sont détaillés dans le même rapport intégré 2024-25. À fin décembre 2025 (T3 FY26), la part EnR atteint 47 % et l’intensité carbone est ramenée à 573 kg CO₂ / t, selon la mise à jour investisseurs T3 FY26. Côté « produit », 69 % des ventes en blended cement orientent le portefeuille vers des formulations moins émissives à la tonne, même si ce n’est pas équivalent à une neutralité globale (voir infra). Une communication récente revendique par ailleurs un statut « 4,5× water positive », à lire comme indicateur RH de périmètre déclaré, dans la mise à jour T3 FY26. France / PPE3 / ADEME : il n’existe pas, dans les sources consultées, de chemin direct entre cette filière indienne et les dispositifs européens — la comparaison utile reste internationale (bonnes pratiques ciment, transparence carbone, pression concurrentielle), non un alignement PPE3.
3. Innovations / partenariats
L’historique éolien remonte à 1993 dans le rapport de durabilité V11, ce qui importe peu comme « innovation » au sens start-up, mais beaucoup comme actif électrique amorti et levier de coût. Le programme de WHRS est en expansion programmée vers 70 MW d’ici 2027 (contre 45 MW actuellement), selon le rapport intégré 2024-25. Sur l’exercice financier, la direction annonce un capex de l’ordre de 1 100 crores INR pour FY26 dans la mise à jour T3 FY26, distinct des montants FY25 évoqués dans d’autres publications BSE (mise à jour ESG FY25). Un indicateur opérationnel fin 2025 : baisse du coût énergie de 92 INR / t au T2 FY26, dans la présentation investisseurs T2 FY26.
4. Greenwashing / zones grises
Le contrepoint chiffré le plus net n’est pas rhétorique : avec 47 % d’électricité renouvelable au T3 FY26, la structure conserve encore une majorité résiduelle non renouvelable sur la courbe électrique agrégée — environ 53 % hors EnR —, exactement la complémentarité arithmétique du ratio public dans la mise à jour investisseurs T3 FY26. Second point : la documentation ESG approfondit les scopes 1 et 2, mais la chaîne amont / aval (logistique, Scope 3) reste moins lisible dans les matériaux publics, alors même que des mentions ponctuelles (camions GNL) apparaissent côté durabilité : le rapport de durabilité V11 doit donc être lu comme sélectif, pas exhaustif. Côté finance, une dette nette encore élevée — 4 616 crores INR au 31 décembre 2024 selon The Economic Times (ET Realty) — limite la marge de manœuvre pour accélérer encore la décarbonisation physique (investissements, mix, acquisitions), même après cessions : Live Mint suit cette tension long format fin 2025. Aucune condamnation ou litige n’est rapporté ici faute de lien autorité/justice vérifié dans la présente passe.
5. Positionnement stratégique
Le groupe tente de coupler expansion de tonnage et programme vert — la gouvernance refile des chiffres trimestriels (EnR, capex, water positive) qui encadrent le récit boursier, comme l’illustrent la mise à jour T3 FY26 et, pour le capitalisation observée fin 2025, une synthèse de marché externe (profil DCF Modeling). Dans un marché indien du ciment où Adani et UltraTech resserrent les vis, la pression prix/coûts reste structurelle ; une lecture presse sur la solidité du rallye et le couple prix/dette complète le tableau (analyse Live Mint).
Verdict WattsElse
Ramco a fait de l’électricité renouvelable un instrument industriel — pas une coiffe marketing — mais demi-mesure et dette rappellent que le ciment décarboné se paie encore au prix d’un mix thermique massif et d’un Scope 3 trop timide à la loupe : la transition électrique accélère ; la transition physique reste une course à taux d’investissement.
Sources : ramcocements.in · bseindia.com · reuters.com · m.economictimes.com · bsmedia.business-standard.com · ramcocements.in · bseindia.com · bsmedia.business-standard.com · realty.economictimes.indiatimes.com · livemint.com · dcfmodeling.com · livemint.com
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