MagREEsource
Start-up grenobloise qui recycle les aimants permanents à base de terres rares pour une souveraineté européenne recyclée… à base d’hydrogène vert. Ironie magnétique ?
À propos de MagREEsource
Recyclage magnétique, utopie ou avenir ?
MagREEsource charme avec sa promesse de réindustrialiser l’Europe en aimants recyclés, tout en jonglant avec la complexité des terres rares, un enjeu à la fois écologique et géopolitique.
Histoire & positionnement
Créée en 2020 à Grenoble, issue du CNRS-Institut Néel, cette start-up s’est donnée pour mission de « nettoyer » la filière européenne des aimants permanents à base de terres rares en produisant à partir de matériaux recyclés, une approche rarement vue hors des labos. Leur site pilote, lancé en 2024 à Noyarey, marque une étape cruciale. Plus qu’un projet local, MagREEsource veut coller aux ambitions industrielles européennes et à leur dépendance quasi totale aux importations sinueuses. Pour creuser, voir leur présentation officielle ici.
Chiffres clés ou projets récents
Le site de 1 500 m² produit depuis septembre 2024 environ 50 tonnes d’aimants haute performance par an 100 % recyclés — de quoi faire rêver l’industrie. D’ici 2027, la future « MagFactory » vise 1 000 tonnes annuelles, avec 200 emplois créés et une réduction promise de 60 000 tonnes de CO₂ par an. L’enthousiasme se propage avec une collaboration signée en 2025 avec Trinseo pour améliorer recyclage et efficacité. Plus d’infos chiffrées sur Le Journal des Entreprises.
Impact écologique / RSE
La technologie innovante à l’hydrogène mise en avant coupe l’empreinte carbone de production de plus de 90 % par rapport à l’extraction classique. Un geste fort dans un secteur réputé vorace en ressources. Mais gardons à l’esprit que le recyclage des terres rares n’est jamais neutre, et que la filière européenne cherche encore à se faire une place plutôt qu'à s’imposer. Leur engagement est à saluer, et leur feuille de route appuyée par des subventions européennes est un bon signe pour le futur. Découvrez leurs démarches plus neutres sur Ecomnews.
Innovations / partenariats
La collaboration associée à Trinseo promet d’allier recyclage plastique et aimants pour un recyclage combiné inédit. Ce travail de synergie pourrait influencer le modèle circulaire dans l’industrie magnétique. Attendue comme une innovation majeure, cette alliance souligne l’aspect pragmatique et évolutif de MagREEsource qui ne promet pas la lune mais vise le faisable. Détails sur la collaboration sur le site Trinseo.
Conclusion
Entre ambition souveraine et technicité de pointe, MagREEsource illustre le paradoxe d’une start-up écolo-industriale qui doit encore prouver que recycler les terres rares sans ruiner la planète et l’Europe est plus qu’un joli slogan bien tourné.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Inner Mongolia Chuangyuan Metal Co
Inner Mongolia Chuangyuan Metal Co., Ltd.
Voir la ficheVatajankosken Sähkö Oy
À Kankaanpää, dans l’ouest de la Finlande, un groupe énergétique joue sur deux tableaux : un réseau électrique local rentable et une mutation profonde de la chaleur urbaine vers des sources quasi décarbonées, portée par des couplages industriels et un stockage thermique devenu emblématique.
Voir la ficheRabbalshede Kraft
Le producteur suédois Rabbalshede Kraft incarnait le pur éolien « made in Sweden » ; sous pavillon d’investisseurs infrastructure, il pousse déjà des parcs hybrides, du solaire finlandais subventionné et une première batterie au réseau.
Voir la ficheBanque de la Réunion
Elle n’existe plus en enseigne : absorbée au sein de la Caisse d’Épargne Provence-Alpes-Corse (CEPAC), elle vit désormais dans le bilan, les agences et l’Outre-mer d’une banque coopérative qui co-arrange des centaines de millions pour l’électricité réunionnaise — au moment où l’île bascule à 92,4 % d’énergies renouvelables sur le réseau mais explose sous le…
Voir la ficheJERA Co Inc
** Société née de la consolidation des filières thermiques de Tokyo Electric et Chubu Electric, JERA est devenu le premier producteur d’électricité du Japon.
Voir la ficheIMPERIAL COLLEGE OF SCIENCE TECHNOLOGY AND MEDICINE
L’Imperial College London — nom légal Imperial College of Science, Technology and Medicine — incarne le paradoxe d’une puissance de recherche bas-carbone qui refuse le désinvestissement pur et simple tout en encadrant ses majors via un baromètre maison.
Voir la ficheUNIVERSITY OF OSLO
Le plus ancien et l’un des plus cités des pôles universitaires norvégiens tire les leviers d’une décarbonation de campus mesurable — et se retrouve en 2024 au cœur d’un clash étique sur le financement de la recherche par Equinor.
Voir la ficheKonya Şeker
Konya Şeker, c’est d’abord un mammouth agricole turc (PANKOBİRLİK) ancré dans l’Anatolie centrale ; vue sous l’angle électricité, c’est aussi un géant encore calé sur le fossile alors qu’il cherche à recycler la crédibilité industrielle avec du solaire de toiture, du biocarburant et des investissements d’affinage dans la betterave.
Voir la ficheCICERO
Stiftelse norvégienne née en 1990, CICERO a longtemps été à la fois laboratoire d’idées climatiques et forge des labels qui ont structuré des centaines de milliards de dette durable — avant de céder cette partie « finance» et de se réinventer en acteur financé par sa propre cession.
Voir la ficheFortum Power & Heat OY
Filiale finlandaise tête de pont de Fortum Oyj, cette entité fait tourner une machine dont le « vert » électrique masque encore des chaînes encore « grises ».
Voir la ficheCompañía Eléctrica Rivera-Bernad
Née avec le siècle dernier sur le rio Martín, la Compañía Eléctrica Rivera-Bernad incarne une Espagne où l’hydro locale devient une pièce de puzzle géante : depuis février 2025, son actif phare est entré dans une rampe d’accès au géant Endesa au prix d’un milliard d’euros pour tout un bouquet hydraulique.
Voir la ficheStadtwerke Frankfurt (Oder) GmbH
Une Stadtwerke de l’est de l’Allemagne joue carte sur table : après le dernier clic sur la centrale au lignite, elle assume un réseau de chaleur où le gaz représente encore 90 % du mix tout en dessinant une ligne vers la neutralité 2045 — calendrier long, chantiers multiples, prix du fossile inclus.
Voir la ficheMoravské naftové doly
Moravské naftové doly n’est pas une start-up verte : c’est un opérateur pétrolier et gazier ancré en Moravie, désormais piloté par le groupe d’investissement tchèque KKCG.
Voir la ficheUWC
L’entrée WattsMonde disait « 1959 » et pointait Wikidata vers une université sud-africaine : mise en garde d’homonymie.
Voir la ficheUPM GmbH
Le libellé « Pétrole & Gaz » colle mal à la réalité : UPM GmbH n’est pas un opérateur pétrolier, mais une filiale allemande du groupe finlandais UPM-Kymmene, juridiquement ancrée à Augsbourg (usine papetière et siège de la division Communication Papers).
Voir la ficheTöftedals vind AB
On cherchait une « entreprise » ; on tombe sur un plateau balayé par le vent, une ligne d’horizon industrielle et une politique locale qui dit non, encore non.
Voir la ficheZouping Huineng Thermal Power Co Ltd
Dans ce coin de Binzhou où l’aluminium défie la physique des bilans carbones, vous tombez sur une entité peu « sexy », mais géologiquement lourde : une centrale cogénération captive qui alimente l’outil industriel tout en gardant pied dans le monde du charbon.
Voir la ficheAlinta DEBO
Identité : le nom « Alinta DEBO » ne renvoie à aucune personne morale publique identifiée dans les bases ouvertes consultées ; il semble désigner, dans votre cache Pétrole & Gaz, l’intégrateur gaz et électricité Alinta Energy (Australie / Nouvelle-Zélande).
Voir la ficheBethlehem Hydro Proprietary Limited
Bethlehem Hydro Proprietary Limited est une petite société de production qui tient une ligne dans l’histoire de l’électricité en Afrique du Sud : deux centrales au fil de l’eau sur la rivière Ash, mais une chaîne de valeur qui remonte jusqu’au Lesotho Highlands Water Project (LHWP), ce mégaprojet binational dont les coûts, calendriers et règles de partage…
Voir la ficheStora Farsnäs Drift AB
Stora Farsnäs Drift AB n’a pas vocation à prendre la parole sur la transition : c’est une société de portefeuille suédoise, enregistrée à Stockholm, dont l’objet social est explicitement la gestion opérationnelle de l’éolien.
Voir la ficheTesla Kemerton Pty Ltd
À Kemerton, près de Bunbury, une petite société porte un nom qui trompe le monde entier : Tesla Kemerton Pty Ltd ne vend pas de Model Y — elle fait tourner une installation de « peak lopping » au diesel dans une zone industrielle secouée par les prix de l’électricité.
Voir la ficheAbu Dhabi Future Energy Company PJSC (Masdar)
Masdar, la star verte des Émirats pétroliers, allie énergies renouvelables et gros sous avec un sourire durable.
Voir la ficheWPD Windmanager
Le bras « exploitation » du groupe allemand wpd a passé le cap des 6 GW sous gestion opérationnelle (éolien et solaire), porté par une mécanique d’enchères à la « une » en Allemagne.
Voir la ficheCabildo Sunlight SpA
Une SPV chilienne pour une poignée de mégawatts : Cabildo Sunlight SpA incarne au plus près les forces et les ruptures du modèle chilien des Petits Moyens de Génération Distribuée — rentable sur le papier réglementaire, contesté foncièrement dans une commune déjà éprouvée par la sécheresse et la méfiance envers les grands ensembles solaires sur sols…
Voir la fiche