Énergies renouvelables

MB Holding

Sans clarification, trois univers se croisent derrière trois lettres : MB Holding au sens ombrelle omanaise (« MB Holding Company LLC »), MB Energy Holding GmbH & Co.

« Trois initiales deux continents — fossile encore roi derrière l’hydrogène. »

À propos de MB Holding

1. Modèle économique

Pour MB Energy, l’argent se fait encore sur l’empreinte d’un importateur‑distributeur historique : en 2025, le groupe rapporte 11,719 M€ de chiffre d’affaires consolidé, un volume de ventes d’environ 13 millions de tonnes et un résultat opérationnel de 82 M€, contre 129 M€ en 2024 (rapport RSE 2025). Il emploie désormais 1 876 personnes en fin 2025 (1 832 en 2024) dans le périmètre consolidé présenté au même titre (réf id em), cohérent avec la fourchette donnée publiquement sur la page *[About us]* du site corporate. À Oman, MB Holding Company LLC reste structurée autour du pétrole, gaz, mines et ingénierie ; elle capitalise désormais sur des filiales type Mawarid Turbine Company, qui doit fabriquer des nacelles jusqu’à 800‑1 000 MW/an avec une enveloppe officiellement située aux alentours de 70 M rial omganais (~182 MD \$ selon les chiffres de l’État) (communiqué du ministère omanais des affaires étrangères, 29 janv. 2026). Aucune fusion de données chiffrées n’est légitime entre ces deux géographies.

2. Impact réel

Côté MB Energy, l’empreinte physique reste celle du transport maritime, routier et ferroviaire de carburants, avec des objectifs Scope 1 + 2 de ‑50 % de GES sur la base 2022 d’ici 2030 et des pourcentages d’EcoVadis en hausse (rapport RSE 2025). À l’échelle nationale UE, cet effort se lit dans une continuité REPowerEU / marchés du carburant alternatif marin et routier, mais aucune source française type ADEME ou Connaissance des Énergies ne documente encore spécifiquement le dossier Mabanaft/MB Energy au moment de préparer cette fiche. À Oman, l’installation d’une usine locale de turbines doit limiter dans le temps la dépendance à l’import d’acier et de machines plutôt qu’installer directement plusieurs gigawatts d’EnR ; elle relève avant tout du construction locale industrielle verte défendu sous la *Vision Oman 2040*.

3. Innovations / partenariats

Après quasi huit décennies sous l’écusson Mabanaft, le groupe rebaptisé officiellement « MB Energy » en mai 2025 entend agréger > 50 marques sous un nom axé futures molécules : hydrogène, e‑fuels, bunkers complexes. Dans le registre infra, il annonce : inauguration d’un poste H₂ poids lourd à Lübeck (communiqué jan 2026) et reprise au 01/01/2026 d’un site à Neumünster (communiqué 2026) ; coopération annoncée sur «  jusqu’à 100 000 tonnes / an » d’e‑méthanol avec HIF Global pour le naval (lettre d’intention publiée); engagement dans le cluster TransHyDE 2.0. Du côté omanais, Mawarid Turbine Company développe sous licence industrielle Shanghai Electric Wind Power un site à Duqm (présentation médiatique spécialisée), en parallèle d’explorations H₂ vertes — dont un MoU 2025 Sungrow / Univers Energy Services relaté hors presse française (Synthèse industrielle Fuel Cells Works).

4. Greenwashing / zones grises

Le nouveau storytelling « transition » coexiste avec un poids fossile encore massif : 11 638 M€ de revenus rattachés au secteur charbon‑pétrole‑gaz sur 11 719 M€ de chiffre d’affaires total en 2025 — soit de l’ordre de  99 % du tableau consolidé officiel ESRS ; le rebranding 2025 doit donc être lu comme stratégie de positionnement multi‑fuel où le décarboné reste encore un pourcentage minimal du métier rapporté. Côté omanais, MB Holdings est présent dans la galaxie des investisseurs liés aux mines océaniques profondes via des sociétés héritières du dossier Nautilus face à une créance publique PNG d’≈ 125 MD \$ mise en avant par Deep Sea Mining Campaign ; parallèlement, la presse environnementale américaine 2025 relève encore les zones d’ombre réglementaires autour de *The Metals Company* (« *TMC* ») dans la zone Clipperton, ce dont il faut garder conscience lorsqu’on relie cleantech domestique à Oman aux financements critiques miniers.

5. Positionnement stratégique

À l’échelle européenne, MB Energy anticipe : conformités FiT for 55, bunkers CO₂‑pricing et besoin d’infrastructures H₂ routières ; le rebranding officiel mai 2025 vise précisément à capter les boucles vertes du transport lourd + marine sans rupture abrupte avec l’outil historique trading pétrogazier. Dans le Golfe politique : fabrication nationale d’aérogénérateurs et boucles BESS  constituent un parcours techno‑industriel aligné sur neutralité annoncée 2050, mais dissocié du CAPEX fossile encore dominé par les activités pétrogazières et minières du même holding (site « MB LLC »).

Verdict WattsElse

Tant que 11,6 Milliards € sur 11,7 restent comptabilisées comme revenus fossiles, *MB Energy* demeure un négociant en molécules très carbonées — avec des pilotes H₂ et méthanol  qui valent narrative de leader EnR autant qu’instruments réels de décroissance carbone. MB Holdings Oman , elle, maquille peu le fossile  : elle capitalise sur l’outil miner et hydrocarbures tout en pariant sur l’outil pour capturer le vent  — sans pour autant effacer les lignes rouges éthiques Océanie.

Sources : mbenergy.com · martin-bauer-group.com · mbenergy.com · mbenergy.com · mbholdingco.com · fm.gov.om · connaissancedesenergies.org · offshore-energy.biz · mynewsdesk.com · mynewsdesk.com · mbenergy.com · mbenergy.com · renewablesnow.com · fuelcellsworks.com · dsm-campaign.org · news.mongabay.com · mbholdingco.com

"Chez Watts Else?, nous analysons les acteurs de l'énergie avec un regard critique et pédagogique. Notre objectif est de vous aider à comprendre qui fait quoi dans la transition énergétique."

Données clés

Fondée
1930

Identifiants publics

Wikidata
Q57663048

Analyse IA

Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.

Voir toutes les entreprises

Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition

Autres acteurs de l'écosystème