PARQUE EOLICO LA CARRACHA S.L.
Vingt-trois ans après sa mise en service, le parc de La Muela reste une vitrine du premier âge de l’éolien espagnol : soixante-six machines pour 49,5 MW, un modèle économique de producteur d’électricité renouvelable …
À propos de PARQUE EOLICO LA CARRACHA S.L.
1. Modèle économique
La société opère comme véhicule ad hoc (*SPV*) détenu en majorité par le groupe BayWa r.e. dans la chaîne de titrisation d’actifs éoliens : l’arbitrage ICSID lié aux rétrofits réglementaires espagnols cite explicitement Parque Eólico La Carracha S.L. parmi les sociétés espagnoles détenues par les entités BayWa (dossier d’arbitrage). Le revenu principal est la vente d’électricité — en pratique sécurisée, pour l’écosystème BayWa en Aragon, par des PPA longue durée d’une décennie selon la communication groupe sur le cluster voisin (communiqué BayWa r.e. Espagne). Selon les agrégateurs de données d’entreprises, le chiffre d’affaires annuel récent dépasse 2,5 M€ et les comptes ont fait l’objet d’un audit PwC (fiche Axesor). Les effectifs consolidés du site lui-même ne sont pas publiés de manière fiable au-delà de cette structuration type holding ; c’est typique d’un actif géré par une équipe d’exploitation mutualisée au niveau du promoteur. Le risque de modèle tient moins au « marché de l’électricité » qu’au coût marginal de l’obsolescence : remplacer 66×750 kW par quelques machines modernes implique un nouveau cycle d’investissement et de capex réseau/permis.
2. Impact réel
En exploitation, un parc de cette taille injecte dans le mix espagnol une production renouvelable sans émissions directes de combustion, ce qui participe mécaniquement à la baisse de l’intensité carbone du parc électrique — le cadrage général de l’éolien en cycle de vie est rappelé dans les synthèses de référence (fiche « énergie éolienne », aperçu 2025 sur la part éolien+solaire dans l’UE). Selon les éléments disponibles, La Carracha n’affiche pas publiquement un bilan MWh/CO₂ évité unitaire ; l’impact réel se lit surtout à l’échelle régionale : à La Muela, le « gisement » justifie des investissements massifs sur des extensions voisines (280 M€ annoncés pour le cluster Rueda Sur, 135 MW et cible de 475 GWh/an) (Hoy Aragón). Pour un lecteur français, l’enjeu politique contemporain se lit aussi dans la PPE3 et l’accélération instrumentée des EnR sur la période 2026-2035 (page officielle sur les PPE) : l’éolien y est au cœur de la trajectoire, même si chaque site reste un cas d’urbanisme et de biodiversité.
3. Innovations / partenariats
Le parc lui-même est une infrastructure historique : 66 aérogénérateurs NEG Micon NM48/750 de 750 kW, 49,5 MW au total, en service depuis 2003 (fiche The Wind Power). L’« innovation » à l’échelle du groupe plutôt que du site : BayWa r.e. conduit des projets hybrides et de grande taille sur le même territoire (Rueda Sur) et, au niveau portefeuille espagnol, a annoncé en 2025 la cession d’actifs représentant 199 MW à Encavis AG, signal de rotation d’actifs et de stratégie financière sur le marché ibérique (revue de presse spécialisée). Côté gouvernance micro, un mouvement récent apparaît au Registro : nomination de Rui Jorge Maima Da Silva comme vice-président au 31/07/2024 (fiche Empresia).
4. Greenwashing / zones grises
Le risque ici n’est pas tant le greenwashing corporate d’une marque grand public que la décoration étatique d’un actif dont la valeur de retrai dépend des permis : sur le plateau de La Muela, la presse régionale rapporte en août 2025 que des allégations du ministère de la Défense freinent treize nouveaux aérogénérateurs dans le cadre de projets de rénovation, au motif des trajectoires aériennes autour de la base de Saragosse (Aragón Digital). Parallèlement, le gouvernement d’Aragon publie une résolution de refus d’autorisation administrative pour la repotenciación « La Muela II », document officiel qui fixe un précédent procédural lisible pour toute extension locale (résolution). Sur le volet fiscal, l’Aragon a adopté en 2024 de nouveaux impôts ciblant installations éoliennes et photovoltaïques, ce qui modifie la netteté économique des cash-flows des actifs existants (synthèse juridique). Aucun élément public ne permet d’attribuer à La Carracha elle-même un contentieux identique à celui de chaque dossier voisin : la tension est systémique, et c’est précisément ce qui fait le profil de risque.
5. Positionnement stratégique
Parque Eólico La Carracha S.L. cumule trois atouts — ancienneté (constitution 1999 selon les fiches d’entreprise), localisation sur l’un des hubs les plus ventés d’Espagne, solvabilité jugée maximale par les scoring banque-assurance sur agrégats récents (Axesor) — et un compteur à rebours technologique : le parc est numériquement « petit morceaux » face aux turbines 5-7 MW standard en 2026. L’arbitrage ICSID rappelle, pour mémoire, que le groupe opérateur a su mobiliser les traités d’investissement quand la donne réglementaire espagnole des renouvelables a basculé (base Climate Case Chart) : utile pour comprendre la culture du risque politique derrière un actif apparemment « sobre ». Dans ce décor, la vraie courbe de valeur n’est plus le MW installé sur papier, mais la faisabilité d’un recyclage énergétique sans perdre le droit de cité au sol.
Verdict WattsElse
La Carracha, c’est l’éolien espagnol en direct : rentable tant que le vent souffle et que la route administrative reste dégagée — mais le plateau de La Muela prouve que le vent et le droit ne se superposent plus comme en 2003.
Sources : jusmundi.com · baywa-re.es · axesor.es · connaissancedesenergies.org · connaissancedesenergies.org · hoyaragon.es · ecologie.gouv.fr · thewindpower.net · elperiodicodelaenergia.com · empresia.es · aragondigital.es · aragon.es · noticias.juridicas.com · climatecasechart.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Enea Wytwarzanie
Filiale polonaise de production du groupe Enea, Enea Wytwarzanie** tient l’un des plus gros sites thermiques du pays — Kozienice — alors que le charbon perd son lustre économique et réglementaire.
Voir la ficheDhafra PV2 Energy Company
À Abu Dhabi, une société ad hoc porte une des plus grosses fermes solaires monosite de la planète — puis, en janvier 2026, restructure sa dette sur près de trois décennies sous le label obligataire vert.
Voir la ficheNorthwest Energy Private Limited (NWEPL)
La fusion fait table rase du papier : Northwest Energy Private Limited (NWEPL), petite société à vocation renouvelable dans la galaxie Tata, n’existe plus comme personne morale séparée depuis octobre 2024.
Voir la fichePolat Elektrik Üretim
Le nom « Polat Elektrik Üretim » renvoie, dans les bases ouvertes, au producteur d’électricité renouvelable du groupe Polat, exploité sous la marque Polat Enerji — coentreprise Polat Holding / İş Enerji — et non à un homonyme hors Turquie.
Voir la ficheCenal Elektrik AŞ
Entre fiabilité du réseau et dette climatique, la centrale de Karabiga incarne le paradoxe d’un actif « ultra-performant » thermique qui alimente une fraction significative du pays tout en restant au cœur de batailles environnementales et d’un divorce entre Alarko et Cengiz.
Voir la ficheARES
** Cotée à New York, la maison Ares a fait du financement de l’infrastructure une vitrine « transition » aux États-Unis, entre méga-PPA solaires-éoliens et pipelines de gaz.
Voir la ficheENOVA
Le nom « Enova » est un champ de mines : à Chicago et sur Wikidata, il désigne surtout une fintech du crédit en ligne, Enova International, sans rapport avec un réseau électrique.
Voir la ficheCarel Industries S.p.A.
Le géant discret de la régulation HVAC/R sort un 2025 en forte hausse après une année 2024 écornée par le marché résidentiel.
Voir la ficheVigor Group
Maison d’Hong Kong qui a porté jusqu’en 2025 l’historique Oryx Group, VIGOR se présente comme un investisseur transversal hydrocarbures–EnR.
Voir la ficheFédération nationale des Caisses d'Épargne
La Fédération nationale des Caisses d’Épargne incarne la voix politique et coopérative du réseau des Caisses d’Épargne : promesse de proximité, flambant neuf fonds EnR mutualisé, appels à projets biodiversité et « Impact Tour ».
Voir la ficheGreenYellow
GreenYellow ne vend pas seulement des panneaux: il vend une promesse de facture allégée, de conformité réglementaire et de décarbonation sans CAPEX initial.
Voir la fichePowerlink Queensland
Opérateur de transport électrique détenu par l’État du Queensland (Australie), Powerlink Queensland incarne l’arithmétique brutale des TSO australiennes : des raccordements EnR en série, un projet CopperString au budget qui a explosé, et un Energy Roadmap 2025 qui recadre le charbon et brouille les signaux investisseurs.
Voir la fichePemex
Pétrole mexicain sous perfusion budgétaire : la compagnie la plus lourde du pays vient d’enregistrer une année 2025 où les pertes plongent côté comptes — mais où la production reste loin de ses sommets.
Voir la ficheSTUBA
Dans WattsMonde, l’étiquette « Autres énergies » recouvre ici un opérateur de batteries et gestion d’énergie pour l’industrie, pas un relief autrichien ni un comité budgétaire de la sanitation du lignite : la cible éditoriale est STUBA Stuttgarter Industriebatterien GmbH, ancrée à Möglingen, intégrée au Sunlight Group.
Voir la ficheDonbascenergo
Trente-six mois de guerre lui ont ôté l’illusion du gigawatt garanti : alors que Kiev accélère des plans de résilience hors charbon gazier, cette productrice historique livre désormais l’inverse d’un tableau de puissance — un dernier périmètre thermique fermé officiellement, des cadres criblés sous le feu, et une liquidation patrimoniale lancée par les…
Voir la ficheAperam
Aperam vend un récit séduisant: celui d’un sidérurgiste déjà plus circulaire que la moyenne, mieux placé que ses pairs pour verdir l’inox.
Voir la ficheArtefa
Artefa circule dans les bases comme une « société tchèque », mais hors registres, elle est presque invisible — et c’est précisément là que le journalisme utile commence.
Voir la ficheDAEL SOLAR
Point d’identité : le cache WattsMonde indique « Augsburg » ; aucun document public de DAEL SOLAR ne rattache l’entreprise à cette ville — les signaux corporate pointent vers une direction régionale à Abidjan et un maillage UEMOA (DAEL SOLAR, Keys for Tomorrow).
Voir la ficheDepartment for Energy Security and Net Zero
Ministère né en 2023 du démantèlement du BEIS, le DESNZ incarne la « mission » énergie propre du Labour après 2024 — enveloppes records pour nucléaire, CCUS et rénovation — tout en restant la cible privilégiée des ONG sur la légalité des budgets carbone et la poursuite des licences fossiles en mer du Nord.
Voir la ficheLundavind nr 1 Kooperativ ek för
* La dénomination Lundavind nr 1 Kooperativ ek för sonne comme une coopérative économique suédoise — le sigle ek för correspond à ekonomisk förening*, forme répandue pour l’éolien citoyen nordique.
Voir la ficheEolica Sierra de Avila
En Castille-et-León, cette filiale de Finerge incarne une transition déjà ancienne mais pas finie : des parcs éoliens bien identifiés, des comptes publics sous le coup des prix marché — et deux extensions photovoltaïques que l’État impose d’examiner pied à pied sous l’œil du milieu vivant protégé.
Voir la ficheFlór Ferenc Kórház
À Kistarcsa, en Hongrie, le Flór Ferenc Kórház aligne panneaux et rénovations thermiques comme des lignes de défense contre la facture énergétique.
Voir la ficheCorallium
Dans le flot des promesses industrielles vertes, Coralium coche beaucoup de cases sérieuses: une usine, des tonnes, des actionnaires industriels, un process traçable.
Voir la fiche