Planta FV104 S.L.
** Ce n’est pas un « géant » en soi : c’est une coquille juridique madrilène qui porte 30 mégawatts d’Aragon sur le bilan de Solaria.
À propos de Planta FV104 S.L.
1. Modèle économique
Planta FV104 S.L. incarne le classique modèle de projet dettenu par une SPV : l’entité est le titulaire de l’installation « FV Solaria Poleñino I » (30 MW) dans les communes de Poleñino et Lalueza (province de Huesca), avec une surveillance environnementale suivie par la Communauté autonome et Solaria en amont du dispositif (plan de vigilance Aragon). Au‑delà de la production, le revenu se lit dans l’agrégat : la fiche marchande recense une fourchette de ventes autour de 2,5 M€ pour l’entité (fiche Empresia), tandis qu’un classement sectoriel fait état d’une variation annuelle de −51,58 % en 2024 sur l’évolution du chiffre (ranking Economía Digital) — signal brutal de dépendance au contexte tarifaire et marchand d’un actif peu diversifié. Côté maison mère, Solaria a livré en 2025 un parc opérationnel d’environ 3,1 GW (+82 % sur un an) et un EBITDA record de 266,1 M€ (+32 %), avec 400 M€ d’investissements annoncés sur l’année (communication résultats 2025) : la SPV, elle, reste la vitrine microscopique d’une mécanique de groupe beaucoup plus massive.
2. Impact réel
Sur le terrain, l’actif est photovoltaïque pur : Solaria annonçait à l’inauguration environ 60 GWh/an, 80 000 modules, et un ordre de grandeur de 12 100 tonnes de CO₂ évitées par an pour cette centrale de 30 MW (inauguration Poleñino). Le projet s’inscrit dans la vague d’enchères espagnoles de 2017 (250 MW attribués au groupe, selon la même source), et la fiche projet du groupe récapitule la puissance de 30 MW sur ce site (page projet Solaria). Les documents de suivi d’exploitement déposés en Aragon décrivent aussi l’empreinte au sol et les obligations de reporting environnemental attachées à l’exploitation (informe annuel Aragon 2022–2023) : l’impact « réel » n’est donc pas seulement carbone, il inclut occupation foncière, ligne d’évacuation et suivi écologique sur la durée.
3. Innovations / partenariats
Niveau innovation, la fiche Planta FV104 ne se vend pas comme un laboratoire technologique : c’est une unité de génération standardisée intégrée au pipeline Solaria. Les partenariats visibles sont ceux du groupe : en 2025, Solaria met en avant des PPA sécurisés — 825 MW annoncés avec notamment Merlin Properties, Trafigura et Repsol — et un portefeuille batteries d’environ 1 360 MWh en exploitation ou construction (même communiqué 2025). Sur le financement d’infrastructures, la Banque européenne d’investissement a soutenu un programme groupe incluant le périmètre « FV100+ » de Solaria en Castille avec un prêt de l’ordre de 67,8 M€ (fiche BEI) — utile pour comprendre l’écosystème de tirage bancaire autour des SPV du groupe, même si Planta FV104 n’y est pas isolément détaillée.
4. Greenwashing / zones grises
Le principal risque réputationnel n’est pas un slogan marketing de la SPV : il est systémique, au croisement permis / fragmentation / prise de contrée. En 2022, Planta FV104 figure parmi les sociétés ayant porté un conflit de gestion économique contre Red Eléctrica de España sur la minoración de retribución issue du RDL 17/2021 ; le dossier CFT/DE/193/22 a été inadmitido par le conseil de la CNMC le 21 juillet 2022 (expediente CNMC) — tension nette entre promesse de revenus régulés et ajustements réseau. Sur le volet territorial, la presse basque rapporte au printemps 2026 des milliers d’alegaciones contre des macroproyectos attribués à Solaria, avec l’accusation d’une fragmentation visant à multiplier des unités <50 MW pour alléger les contraintes (ElDiario.es) ; par ailleurs, en avril 2026, un refus administratif a porté sur un projet Solaria en Álava au motif d’expiration de l’autorisation (Noticias de Álava). Ajout administratif plus « vertical » : la fiche aragonaise du plan de vigilance du site Poleñino I indique une mise à jour au 16 septembre 2025, rappelant que l’acceptabilité d’un parc se joue aussi dans la durée sur le volet permis et contrôle (portail Aragon).
5. Positionnement stratégique
Stratégiquement, Planta FV104 est une brique de 30 MW dans une montée en puissance industrielle où Solaria combine GW installés, PPA avec grands consommateurs, et stockage. Le contraste macro-groupe / micro-SP est le vrai signal : la volatilité locale des ventes (ranking Economía Digital) coexiste avec un résultat consolidé record (résultats 2025). Pour un lecteur français, l’enseignement est simple : les débats PPE / ADEME sur le rythme des EnR valent ici parallèle européen, mais le nerf de la guerre reste espagnol — enchères, réseau, contentieux tarifaires et acceptabilité territoriale.
Verdict WattsElse
Planta FV104 n’est pas une « story » autonome : c’est le nom sur le permis d’un patch de 30 MW qui incarne à la fois la décarbonation chiffrée en tonnes évitées (inauguration Solaria) et la fragilité comptable d’un actif pris en tenaille entre marché et régulation (ranking Economía Digital), dans un groupe déjà pris dans la tempête des grands parcs et des procédures (ElDiario.es, CNMC). La transition passe par le câble ; la légitimité, par le foncier.
Sources : aragon.es · aragon.es · empresia.es · empresas.economiadigital.es · solariaenergia.com · solariaenergia.com · solariaenergia.com · eib.org · cnmc.es · eldiario.es · noticiasdealava.eus
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Kopidlno FVE
Prague sur le papier, Kopidlno sur le terrain : cette SPV incarne le modèle classique des sociétés ad hoc qui portent un actif solaire sans faire de bruit sur les marchés.
Voir la ficheEsso
Esso n’est pas une « entreprise » au sens d’une société cotée unique : c’est surtout une enseigne commerciale du groupe ExxonMobil, héritée de l’ancien Standard Oil of New Jersey après l’éclatement de 1911.
Voir la ficheSchneider Electric (Denmark)
Filiale industrielle et commerciale du groupe français dans un pays ultra-connecté, Schneider Electric Danmark A/S accélère sur les chantiers « système » — data centers, microgrids — tout en produisant encore massivement des équipements basse tension sous la marque historique Lauritz Knudsen.
Voir la ficheS.C. Electrica S.A.
Societatea energetică Electrica SA n’est ni une startup EnR ni un pure player : ce groupe coté (EL) en Roumanie capitalise sur des millions de compteurs tout en jouant désormais le livre ouvert « transition » depuis Bucharest jusqu’aux investisseurs.
Voir la ficheNöbble driftförening
Nöbble Solpark Drift Ekonomisk Förening — la « Nöbble driftförening » que vous cherchez — n’est ni une start-up ni une major : c’est une förening économique suédoise, calquée sur une coopérative de gestion, né pour tenir les rênes d’un des parcs solaires emblématiques du pays calédonien.
Voir la ficheThyssenkrupp Steel Europe
ThyssenKrupp Steel Europe est le plus grand producteur d’acier d’Allemagne — pas un prestataire de forage pétrolier.
Voir la ficheUniversite de Technologie de Compiegne
L’UTC n’est pas un producteur d’électronucléaire ni un développeur éolien : c’est une université de technologie et une grande école, moteur de recherche appliquée et de recrutement cadre dans des chaîmes où l’énergie et la matière biosourcée comptent.
Voir la ficheXOCEAN
Des robots-marins sans équipage qui barbotent pour nous sortir des données océaniques aussi précises qu’un GPS en mer — futuriste et un brin insubmersible.
Voir la ficheUCED Bio
À Kutná Hora, UCED Bio incarne la grande cogénération à partir de paille et de cultures énergétiques : une vitrine technique pour le groupe UCED (CREDITAS), mais aussi un cas d’école sur les tensions entre neutralité carbone affichée, dépendance agricole locale et ingénierie financière opaque.
Voir la ficheBlekinge Vindkraft Ekonomisk förening
Ici, on ne parle pas du même « Blekinge » que dans les manchettes du marché : Blekinge Vindkraft ek.
Voir la ficheNewheat
Leader français de la chaleur renouvelable, Newheat promet de réchauffer l’industrie et les réseaux urbains sans chauffer la planète — ou presque.
Voir la ficheIndura
À l’Ande, où l’oxygen et les mélanges spéciaux alimentent fonderies, pêche, mines et urgences sanitaires, Indura incarne une infrastructure invisible mais vitale—jusqu’au jour où la concurrence fait condamner vos « pactes » en salle d’audience.
Voir la ficheSynthos Dwory 7
Sur le périmètre polonais de Synthos, « Dwory » n’est pas un slogan : c’est l’ancrage industriel d’une usine‑chimie qui produit aussi de l’électricité et de la chaleur à grande échelle.
Voir la ficheGasworld
Gasworld incarne ce paradoxe : un média global dont la mission est de « garder le secteur à la page », alors que le secteur lutte contre la fragilité des fondamentaux et les chocs extérieurs.
Voir la ficheInSinkErator
** Marque historique des broyeurs d’évier et des Fontaines d’eau chaude instantanée, InSinkErator incarne une innovation domestique discrète mais politique : elle promet de faire entrer les restes dans le réseau d’assainissement — là où d’autres préfèrent le compost et le tri à la source.
Voir la ficheGällivare energi
Cette régie 100 % municipale du nord de la Suède vit un paradoxe nordique : district heating déjà tourné vers la biomasse, mais encore adossé à la tourbe, et un grand saut vers la chaleur résiduelle de LKAB…
Voir la ficheChina Southern Power Grid
Le gestionnaire public du sud de la Chine aligne un cinquième budget d’investissements records et des projets HVDC « flexibles » dignes d’une vitrine technologique — tout en acheminant une électricité dont le paysage national reste structuré par le charbon et les tensions d’intégration des ENR.
Voir la ficheQuoc Cuong Gia Lai JSC
Le titre QCG incarne une tension rare : une activité renouvelable qui soutient encore le compte de résultat, alors que le groupe est pris en tenaille entre immobilier de prestige, dette Phước Kiển et scandales judiciaires.
Voir la ficheDavao Light and Power Company
À Davao, la concession n’est plus une ligne sur une carte mais un dossier tribunal : la third largest privately owned DU du pays passe un cap géopolitico-judiciaire en 2026, avec la prise physique d’îlots servis jusqu’ici par une coopérative rivale — pendant que ses facteurs de puissance agrégée restent d’abord acheminés, pas produits localement comme des…
Voir la ficheGuizhou Dafang Power company
Le Guizhou multiplie les records en énergies renouvelables, mais ses baseload restent assis sur le thermique.
Voir la ficheEnerjisa Elektrik
Dans vos bases, l’entrée « Energisa Elektrik » apparaît côté Pétrole & Gaz, pays non précisé : après recoupement des sources ouvertes, il s’agit quasi sûrement d’ Enerjisa Enerji A.Ş.
Voir la ficheEMPRESA ELECTRICA RUCATAYO S.A.
Sous l’étiquette « 100 % renouvelable », la centrohidroeléctrica Rucatayo affiche des records de production — et un conflit territorial avec les communautés mapuche-williche qui a basculé, en 2025, jusqu’au mécanisme de l’OCDE.
Voir la ficheElectricity Supply Commission of Malawi
Le nom « Electricity Supply Commission » circule encore ; sur le terrain, c’est ESCOM Limited — Electricity Supply Corporation of Malawi — qui tient les manettes du transport et de la distribution, achète l’électricité auprès des producteurs et représente le pays dans le Southern African Power Pool.
Voir la ficheActewAGL
Fille d’une coentreprise née en 2000 entre AGL et la société publique du Territoire de la capitale australienne, ActewAGL incarne dans l’Australian Capital Territory (ACT) cette hybridation typique du service public local et des majors énergétiques privées : prix du détail, image « powerfully local », stratégie dictée tout autant par l’Australian Energy…
Voir la fiche