Schlumberger (Netherlands)
Schlumberger (Pays-Bas) n’est pas un pétrolier « typique », c’est au premier chef une entité juridique groupe : la Schlumberger B.V.
À propos de Schlumberger (Netherlands)
1. Modèle économique
La Schlumberger B.V. joue surtout le rôle de holding / finance dans l’empire SLB (NYSE : SLB) — cohérent avec un groupe coté dont les agrégats (chiffre d’affaires, effectifs, résultats) se lisent en consolidé dans les rapports investisseurs et non sous un P&L publiquement isolé au KvK pour cette coque seule. En pratique, les revenus viennent encore très majoritairement des services et technologies liés à l’extraction et à l’optimisation des hydrocarbures, contrebalancés par un portefeuille « Transition Technologies » et « new energy » (CCS, lithium, numérique bas-carbone) présenté comme moteur de croissance. Sur le plan comptable groupe, l’analyse fine passe donc par les SEC filings et rapports annuels SLB, pas par une « Schlumberger NL startup ». Nous n’avons pas trouvé, dans les sources consultées pour cette fiche, de chiffre d’affaires ou d’effectif public documenté uniquement pour Schlumberger B.V. hors périmètre consolidé — il est plus rigoureux d’indiquer données partielles au niveau holding que d’extrapoler.
2. Impact réel
Sur son périmètre opérationnel global, SLB affiche fin 2025 une réduction de 40 % des scopes 1 et 2 par rapport à 2019, audelà de l’objectif intermédiaire de 30 %, et –27 % sur le scope 3 vs 2019 (communiqué rapport durabilité 2025, page « durabilité »). Le groupe indique aussi avoir aidé ses clients à éviter plus de 1,35 million de tonnes d’équivalent CO₂ en 2025 via ses offres bas-carbone (page « durabilité »). Aux Pays-Bas, l’empreinte tangible la mieux documentée est celle du CCU Twence : unité modulaire Just Catch™ de 100 000 t/an, mise en service annoncée en janvier 2025, CO₂ qualifiée pour horticulture et agroalimentaire (communiqué SLB Capturi). Ce n’est pas la neutralité carbone du pays — c’est une brique industrielle de décarbonation de niche sur une géographie où la politique climatique européenne pousse simultanément l’électrification et les filières « hard to abate ». Aucune fiche ADEME ou retombée presse française spécifique à ce projet n’est apparue dans notre veille ouverte pour cette entrée.
3. Innovations / partenariats
SLB Capturi (coentreprise SLB / Aker Carbon Capture) capitalise sur des produits modulaires et une pipeline de projets européens — le site néerlandais en est la vitrine opérationnelle la plus parlante en 2025 (communiqué SLB Capturi). Sur le lithium, le groupe revendique sur son executive summary 2024 un taux de récupération de 96 % sur pilote au Nevada et un gain de surface vs procédés classiques — signal « ressources critiques / batteries » à mettre en parallèle des cibles UE sur la sobriété des matières (executive summary durabilité 2024). Enfin, fin octobre 2025, SLB et Ormat annoncent un accord pour accélérer géothermie intégrée et EGS, explicitement orienté vers une commercialisation incluant opérateurs de data centers assoiffés de baseload bas-carbone (communiqué SLB).
4. Greenwashing / zones grises
La tension n’est pas rhétorique : SLB indique lui-même que les émissions de scope 3 représentent près de 95 % du total (page « durabilité ») — autrement dit, les progrès affichés sur les scopes 1–2 ne découpent qu’une minorité du bilan carbone du modèle services pétroliers. Une lecture critique affranchie du marketing groupe prolonge ce constat : un projet collaboratif en ligne recense l’incompatibilité revendiquée entre « net zero » et la continuité des activités facilitant l’exploration fossile (Cambridge Encyclopedia of Ecocide, fiche SLB)). Sur le registre marché — avec les réserves habituelles sur les commentaires d’analystes relayés — une note mars 2026 évoque pression sur marge et baisse d’EPS du 1er trimestre de l’ordre de 6 à 9 cents, avec facteurs géopolitiques au Moyen-Orient (analyse relayée par FinancialContent).
5. Positionnement stratégique
Schlumberger (Netherlands) sert d’ancrage institutionnel (holding à La Haye, structure des filiales) au narratif « tech company » de SLB, tandis que Hengelo incarne la preuve d’échelle du JV Capturi sur l’Europe rhénane. La stratégie affichée est celle d’un double jeu assumé : décarboner l’outil et demeurer le plateformeur incontournable du complexe pétrogaz jusqu’à nouvel ordre technologique — avec les instruments publics (tax crédits capture US, cadre industrie net-zéro UE) comme variable de rentabilité des filières « new energy ». Le rapport durabilité 2025 publié en mars 2026 joue à la fois rôle de boussole RSE et de bouclier narratif face aux investisseurs exigeant des trajectoires 1,5 °C.
Verdict WattsElse
La couche juridique néerlandaise est propre ; la couche climatique, elle, reste dominée par le scope 3 et le plexe fossile. Première modularity à Hengelo, dernier kilomètre encore pétrole.
Sources : lei-lookup.com · sec.gov · slb.com · slb.com · capturi.slb.com · slb.com · slb.com · ecocide.miraheze.org · markets.financialcontent.com
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
OKQ8/SunStreet Energy
OKQ8 joue la carte solaire et du réseau électrique pour dessiner une mue « durable », alors que son socle reste le carburant fossile à très forte intensité carbone.
Voir la ficheCENTRAL MINING INSTITUTE - NATIONAL RESEARCH INSTITUTE
** Le Central Mining Institute — National Research Institute (« GIG‑PIB »), à Katowice, incarne le paradoxe d’une Europe qui finance des trajectoires « durables » tout en conservant des filières charbon et souterraines denses.
Voir la ficheHelen
Helsinki ferme une ère : en 2025, Helen achève la sortie du charbon tout en consolidant sa place sur le marché finlandais de l’électricité.
Voir la ficheKAUST
Une université‑laboratoire sur la Mer Rouge où l’hydrogène, le stockage et le SAF nourrissent la stratégie de Riyad, mais où un partenaire pétrogazier peut aussi orienter tout le jeu de recherche vers des trajectoires encore accrochées aux barils.
Voir la ficheElectra del Ecay
Une micro-société espagnole titrait longtemps une concession hydro sur l’Irati ; depuis 2020, la CHE lui impose démolition et restauration dans un site Natura 2000 — pendant qu’un homonyme bTP capte les projets éoliens.
Voir la ficheUrbaser
Urbaser ne vend pas du rêve vert, mais des contrats longs, des tonnes traitées et des mégawattheures tirés des déchets.
Voir la ficheFrance Gaz Auvergne Rhône-Alpes
Antenne régionale du syndicat professionnel gazier, France gaz Auvergne Rhône-Alpes orchestre le discours collectivement porté alors que GRDF diffuse les chocs d’injections réels : le pied est à Lyon, mais le jeu se joue sur tout un territoire en tension entre décarbonation affichée et dépendances de filière — une configuration que le cache WattMonde…
Voir la ficheSonnedix
Producteur d’électricité 100 % renouvelable lancé en 2009, Sonnedix a franchi le cap d’un indépendant de taille quasi-utilitaire : environ 550 collaborateurs, plus de 700 projets et un portefeuille affiché autour de 12 GW d’avril 2026, contre 11,6 GW au 25 avril 2026 sur le tableau de bord opérationnel (4,6 GW en exploitation, 1,4 GW en construction, 5,6 GW…
Voir la ficheSOUTHAMPTON
Southampton incarne deux histoires en parallèle : un réseau de chaleur à la trajectoire d’amplification géothermique, et une offensive industrielle autour du Solent désormais rattrapée par des reports de projet et une lutte narratif-politique sur le sérieux climatique.
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Đăk Re
Le nom évoque une simple centrale au fil de l’eau ; le dossier administratif et environnemental raconte autre chose — capacité doublée, forêts touchées et garanties financières contestées.
Voir la ficheFayat Énergie Services
Spécialiste de la transition énergétique et digitale, Fayat Énergie mixe solutions sur mesure et discours durable… avec parfois un air de déjà-vu industriel.
Voir la ficheEnergy Infratech Private Limited
Consultante pour géants de l’hydro en Inde et en Afrique, Energy Infratech vend de la rigueur technique — mais son historique d’intervention sur des méga-barrages État-chinois place l’entreprise au cœur des débats sur les surcoûts, la gouvernance et la résilience face aux crues glaciaires.
Voir la ficheGECOR (GENERADORA CORDOBA SA)
Generadora Córdoba tire une grande partie de sa légitimité d’un modèle coopératif et syndical dans une province où le gaz et le fioul structurent encore le mercado mayorista.
Voir la ficheCOALA CI
Distributeur abidjanais d’électroménager et, dans son objet social, d’énergies renouvelables (avis de constitution 2017), la société Coala CI n’est pas l’adresse de la transition giga-watt que portent les grands acteurs de production ou le réseau.
Voir la ficheDaikin (United States)
Le géant japonais de la clim incarne aux États-Unis une infrastructure thermique au cœur de l’électrification des bâtiments et de l’IA — avec des investissements massifs en fabrication et R&D, mais aussi des orages judiciaires** qui frappent l’ensemble de l’industrie HVAC en 2025-2026.
Voir la ficheSungrow Power Supply
Coût du kWh, stockage, flottant : derrière chaque ferme solaire, il y a souvent un boîtier qui choisit comment l’électricité entre sur le réseau.
Voir la ficheInstitut für Wohnbauforschung
À Graz, une petite équipe de recherche extramunicipale articule participation citoyenne, politique du logement et chantiers pilotes où le bâtiment devient acteur du système énergétique — sans publier de « bilan carbone » corporate ni jouer dans la même cour que les mastodontes viennois du conseil immobilier.
Voir la ficheSPV P4
Derrière l’acronyme anodin d’une SPV se cache souvent du nucléaire juridique et de la dette bien rangée.
Voir la ficheEswatini Electricity Company
À l’aube fiscal 2025, la compagnie nationale d’électricité du royaume d’Eswatini publie rouge alors que le tableau de production affiche mieux que jamais l’« énergie pour l’avenir ».
Voir la ficheEnergía Atacama S.A.
Le désert n’est pas qu’un décor : en région d’Atacama, l’électrification renouvelable s’industrialise à vitesse record — et une structure territoriale, portée par la marque Energía Atacama, sert de « tableau de bord » et de médiateur pour l’écosystème local.
Voir la ficheINTERNATIONAL PSYCHOANALYTIC UNIVERSITY BERLIN GGMBH
L’International Psychoanalytic University Berlin gGmbH n’est ni un opérateur d’EnR ni un fournisseur d’électricité : c’est une université privée berlinoise, avec un laboratoire politique fort sur le climat dans la formation et la vie de campus.
Voir la ficheEntek Enerji
Le nom « Entek » circule comme un label renouvelable dans le giron Koç/Tüpraş, mais la physionomie du groupe reste celle d’un raffineur.
Voir la fiche