Synergy
Le libellé Synergy, dans un référentiel pétrole & gaz sans pays imposé, ne désigne aucune carte d’identité unique : les données brutes pointent soit vers une erreur Wikidata/un faux site « officiel », soit vers des homonymies commerciales.
À propos de Synergy
1. Modèle économique
Synergia fonctionne comme mini-cap italienne de l’énergie fossile repositionnée : le socle était un intérêt en amont (champ PSC de Cambay, Inde), avec désormais une priorité projet sur le méga-hub Medway Camelot (Kent, CSC) développé en coentreprise puis en recherche de partenaires. La société rapporte au 30 juin 2025 un bénéfice net de 4,99 millions AUD après une perte nette de 2,80 millions AUD l’année précédente, avec un résultat porté avant tout par une plus-value comptable de 8,38 millions AUD liée au farm-out de Cambay (rapport annuel audité 2025). La liquidité disponible s’affiche à 1,21 million AUD, signal d’une structure encore capital-intensive alors que les revenus d’hydrocarbures directs se compriment (production partagée, sortie progressive). À l’été 2025, un accord-cadre vise une cession des 50 % restants de Cambay à Selan Exploration pour 14 millions USD structurés en tranches réglementaires (annonce préliminaire Cambay/Selan), suivie selon communiqués de la signature du contrat définitif et d’un premier encaissement de 0,5 million USD (mise à jour SPA Cambay). Le nombre exact d’effectifs mondial consolidé n’est pas aisément isolé dans ces extraits RNS : données partielles, donc non reportées ici pour éviter toute extrapolation hors document.
2. Impact réel
Mesurer l’empreinte passe par double focale encore imbriquée : méthane/barril côté Inde tant que les permis vivent ; boucle carbone fermée côté Manche avec visée de stockage marchand jusqu’à 6,5 millions de tonnes de CO₂/an sur le périmètre Camelot décrit officiellement (point d’étape Medway Hub Camelot), avec calendrier d’opération industrielle désormais projeté dans la fenêtre 2030‑2031 selon les comptes 2025 (rapport annuel audité 2025). Le captage-stockage géologique reste controversé tant qu’il sert aussi de bouée de sauvetage industrielle, mais fait partie du kit de scénarios mondiaux où le CSC joue sur certaines masses d’émissions résiduelles (fiche pédagogique CSC) dans la logique française de boucle complète captage‑transport‑injection, rappelée par l’analyse bibliographique ADEME sur le CSC. Synergia n’est toutefois pas un acteur européen de la programmation pluriannuelle de l’énergie : ces références servent uniquement de boussole climat européenne lorsque vous comparez l’échelle projetée (Mt/an) avec ce que vos lecteurs associent instinctivement à la décarbonation nationale.
3. Innovations / partenariats
Pour financer Cambay après le farm-out précédent, la direction a capitalisé sur un travail forcé financé quasi intégralement par Selan : programme jusqu’à 20 millions USD couvrant un parc de puits annoncés sur la zone (mise à jour programme Cambay), ce qui outsource le risgo technique/indemnités en échange du nettoyage de bilan. À l’inverse, le volet britannique a alterné coopération industrielle forte — ancienne JV 50/50 avec Harbour Energy sur la licence nord‑amgéenne CS019, avant retrait groupe annoncé en fin 2024 laissant une ownership théorique de 100 % sous réserve régulateur puis replacement partner cherché activement (mise à jour Medway Hub Camelot) — et pivot « merchant » : vente de services de transport‑stockage à des émetteurs sans attendre un filet public complet. Synergia documente par ailleurs ses publications agrégées via sa rubrique investisseurs.
4. Greenwashing / zones grises
Premier piège cognitif : le nom « Synergy » n’est pas un brevet d’horlogerie climatique. En Australie, la Commission de la concurrence et de la consommation a obtenu contre Mobil Oil Australia une peine civile de 16 millions AUD pour avoir laissé croire que des stations vendaient un carburant « Mobil Synergy Fuel » à additifs premium alors qu’il s’agissait de produits standard (communiqué ACCC) : ce litige ne vise pas Synergia, mais il pollue la recherche Google et impose une hygiène éditoriale stricte. Aux États-Unis, une plainte signée par le procureur du Maine mentionne explicitement des campagnes « Synergy » de majors pour critiquer des discours carbone trompeurs (plainte Maine Greenwashing) — encore une fois sans lien capitalistique prouvé avec Synergia, mais zone grise sémantique réelle. Côté Synergia elle-même, la direction a publiquement qualifié de « en doute » la suite des financements publics « Track » pour Camelot, invitant à un modèle 100 % marchand (Energy Voice) alors que ses profits 2025 dépendent lourdement du jeu de bilan autour du gaz indien.
5. Positionnement stratégique
Synergia monétise ses permis vieillissants pour capitaliser Camelot, exactement où le Royaume-Uni veut faire du North Sea Basin un sandbox carbon storage. Le pari stratégique se lit dans la capitalisation disproportionnée que la société attribue elle-même au deal Cambay rapporté aux valorisations en Bourse contemporaines (annonce préliminaire Cambay/Selan) : gagner à la fois liquidités et crédibilité « transition » dans un dossier géologiquement plausible mais encore loin de la barre métrique monde sur la captation industrielle mondiale décrite par les bases indépendantes (baromètre croissance CSC 2024). Ne mélangez pas ce récit avec d’autres « Synergy » : même secteur noir, autres chaînes de commande (rapport durable Synergy Marine).
Verdict WattsElse
Synergia achète avec des comptables ce que le climat refuse de créditer au marketing : elle sortira du champ indien à coups de cessions valorisées, mais sans filet réglementaire clair, le CSC méditerranéo‑anglais reste une fusée à deux étages dont le carburant est encore trop souvent les PLUS‑VALUES hors production. Dans un cosmos où trois « Synergy » coexistent avant la première ligne de vos articles, l’ambigüité est déjà une crise.
Sources : investegate.co.uk · investegate.co.uk · investegate.co.uk · investegate.co.uk · connaissancedesenergies.org · librairie.ademe.fr · ecologie.gouv.fr · investegate.co.uk · synergiaenergy.com · accc.gov.au · maine.gov · energyvoice.com · connaissancedesenergies.org · synergymarinegroup.com
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q96237242
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Emirates Central Cooling Systems Corporation (EMPOWER)
Le géant du froid urbain Emirates Central Cooling Systems Corporation (Empower), coté à Dubaï, vient de passer un cap financier en 2025 tout en se rapprochant un peu plus du bras électrique de l’Émirat.
Voir la ficheENERSA
Si vous cherchiez « ENERSA » au sens grand public sud-américain, vous risquez de tomber sur Energía de Entre Ríos — un tout autre récit en pesos et en concessions provinciales.
Voir la ficheBodø Energi
À Bodø (Nordland), le groupe public est présent sur tout le tableau : commerce de l'électricité, chauffage de réseau, services industriels au bâti, infrastructures de recharge.
Voir la ficheDEMOS RESEARCH INSTITUTE
Demos Research Institute désigne,dans les annuaires d’entreprise finlandais, la denomination commerciale de Demos Helsinki Oy, identifiant légal Y-tunnus 2764452-7.
Voir la ficheBC Hydro
BC Hydro incarne l’électricité « propre » de la Colombie-Britannique — jusqu’au jour où la sécheresse rallume le thermique et où un barrage devient symbole de dérapage et de contestation.
Voir la ficheHOCHSCHULE PFORZHEIM
La Hochschule Pforzheim est bien l’Hochschule d’enseignement appliqué de Pforzheim, en Bade-Wurtemberg (Allemagne) — le cache « Autres énergies » colle à son profil : gestion opérationnelle de l’énergie sur le campus, recherche sur la circularité et les systèmes énergétiques, sans qu’il s’agisse d’un opérateur électrique type « pure player » EnR.
Voir la ficheDinh Binh Hydropower JSC
** À Bình Định, une centrale de 9,9 MW côtée UPCoM capitalise sur une rivière et une pluviométrie capricieuse.
Voir la ficheSociété des Pétroles au Congo
Dans l’officine congolais du pétrole, le « Société des Pétroles au Congo » n’est pas le nom d’immatriculation : il désigne, dans le langage courant, la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) — le bras national du secteur, entre rentes d’amont, partenariats avec les majors et pression d’un État accro à la redevance hydrogéno-carbone.
Voir la ficheKnöbbens Vind AB
Une société qui porte le suffixe AB et le vocable Vind ressemble, vu de Stockholm comme vu de Paris, à ces véhicules juridiques qui tiennent un parc éolien derrière des lignes comptables — pas une « marque » médiatique.
Voir la ficheMeridian Solární Park II
Une SPV à Karlovy Vary (« Carlsbad »), une installation sous licence qui vit à Prostějov, et un groupe allemand qui court après le gigawatt éolien : Meridian Solární Park II incarne la dénationalisation silencieuse des vieux parcs PV — avec une autorité de régulation qui a déjà posé ses pinces sur les détails techniques.
Voir la ficheSoftBank Omuta Miikekou Solar Park
Centrale au sol sortie de terre sous la marque SB Energy, ce parc de 19,6 MW à Omuta incarne l’EnR japonaise « de la première heure » — mais son avenir se joue désormais au gré des réformes tarifaires et des délestages.
Voir la ficheGaelectric
Gaelectric, ce développeur irlandais d’énergies renouvelables devenu symbole d’une bulle financière mal assumée, ne rassure pas : liquidation prolongée au pays d’origine, dossiers géants aux États-Unis, juridictions et réseaux en litige permanent.
Voir la ficheIcon Water
Icon Water n’est pas une « pure player » EnR : c’est le service public qui contraint l’ACT à boire, se laver et raccorder le bâtiment.
Voir la ficheJSC "Chukotenergo"
Monopole régional de bout en bout dans l’un des confins les plus glacés de la Russie, l’AO « Chukotenergo » assure l’essentiel de l’électricité et de la chaleur du district autonome de Tchoukotka.
Voir la ficheHebei Guohua Dingzhou Power Generation Co Ltd
Centrale-emblème du Hebei, elle produit de l’électricité et de la chaleur à partir du charbon — et ajoute 1,32 GW d’ultra-supercritique avant la fin de la décennie.
Voir la ficheEnvida Community Energy Inc
Ici ce n’est ni l’énergie communautaire australienne ni la coop californienne : Envida Community Energy Inc.
Voir la ficheCengiz Enerji & Özaltın Enerji
La jonction la plus dense entre ces deux groupes de construction et d’infrastructure turcs ne se lit pas dans un slogan « transition », mais dans les chiffres du bassin du Murat et dans la capacité globale de production électrique : des gigawatts d’hydro privée, une poussée solaire et éolienne relayée par du financement labellisé vert, avec derrière un…
Voir la fiche3EDATA
Le nom « 3EDATA » tombe sur deux planètes : une PME espagnole issue de l’université de Saint-Jacques-de-Compostelle, orientée ingénierie environnementale et télédétection (site 3edata), et le géant bruxellois des données et du conseil EnR qui opère SynaptiQ.
Voir la ficheENTPE
Trois lettres, deux mondes : ENTPE nomme en France une grande école d’ingénieurs à Vaulx-en-Velin, porteuse d’un agenda « territoires et transition » — pas une ETI de production d’électricité renouvelable.
Voir la ficheSociedad Austral de Electricidad Sociedad Anónima
Filiale historique du Grupo Saesa installée à Osorno depuis 1926, la Sociedad Austral de Electricidad incarne la face « distribution » d’un oligopole régional : millions de compteurs, réseaux exposés au climat, et une vague judiciaire après la tempête d’août 2024.
Voir la ficheCelsia S.A.
Filiale énergétique du Grupo Argos, Celsia incarne la transition colombienne à marche forcée : EnR, efficacité et export du modèle vers le Pérou, mais avec un socle toujours exposé au thermique et aux aléas hydrologiques.
Voir la ficheSENA SAS (commerce de gros de produits électroniques et télécoms, Serris)
La petite équipe de Serris distribue des équipements de communication qui façonnent la sécurité des mobilités légères ; en coulisses, la maison mère peaufine sa croissance industrielle pendant que ses marges subissent l’IPO et la géopolitique commerciale.
Voir la ficheTammervoima Oy
À Tampere, Tammervoima Oy tient un rôle d’utilité : brûler une partie des déchets non recyclables tout en injectant électricité et surtout chaleur de réseau dans une ville en quête de neutralité carbone.
Voir la ficheUjaas Energy Limited
Ujaas Energy Limited n’est pas une start-up verte de vitrine : c’est un opérateur solaire et un intégrateur coté en Inde, sorti d’une procédure d’insolvabilité par un plan approuvé en 2023, puis retrouvé sous les projecteurs boursiers avec des ratios qui crient au décalage avec l’activité réelle.
Voir la fiche