Termoselva S.R.L.
Au Pérou, une même étiquette « S.R.L.
À propos de Termoselva S.R.L.
1. Modèle économique
Selon les profils sectoriels accessibles publiquement, Termoselva S.R.L. est rattachée au périmètre « électricité / thermique » au Pérou (BNamericas). Son actif le mieux documenté est la centrale thermique d’Aguaytía (Ucayali), où la société apparaît comme propriétaire-exploitant des groupes (Global Energy Monitor) : le schéma économique passe par la vente d’électricité issue de turbines à gaz alimentées au gaz naturel, avec une capacité agrégée suivie à au moins 202 MW (deux unités de 101,3 MW) (Global Energy Monitor).
En parallèle, Termoselva est explicitement partie au consortium — avec Offshore International Group, Aguaytía Energy del Perú et Petroperú — qui a signé avec Perupetro la licence d’exploitation d’hydrocarbures sur le Lote X (Talara) pour 30 ans, entrée en vigueur le 20 mai 2024, Petroperú détenant 40 % du consortium selon l’annonce officielle (Petroperú). Les chiffre d’affaires consolidé, marge et effectifs de Termoselva ne sont pas retrouvés dans les sources ouvertes consultées ; ils relèvent typiquement des extraits registre (SUNARP) ou des bases payantes — données non restituées ici pour éviter toute confusion avec d’autres homonymes « Termoselva ».
2. Impact réel
L’impact climat se lit d’abord au niveau de l’actif électrique : une centrale au gaz en exploitation à Aguaytía, suivie dans le Global Oil and Gas Plant Tracker (Global Energy Monitor). Comparée aux ambitions européennes de sortie des combustibles fossiles — cadres du type PPE dont les lecteurs WattsElse maîtrisent les enjeux —, une telle capacité (~202 MW) représente un ancrage Gaz compatible avec une rapide modulation courte échéance mais incompatible avec une neutralité carbone sans capture ou substitution massive, surtout combinée à un volet amont pétrolier. À l’échelle régionale, les trajectoires d’Amérique latine restent polarisées entre EnR et rentes fossiles (Connaissance des énergies) : Termoselva illustre précisément cette double intensité carbone (électricité fossile + licence d’huile). Aucun inventaire GES plant-by-plant exploitable publiquement dans les sources ouvertes citées n’a été identifié pour cette fiche ; on ne peut donc pas attribuer de tonnes de CO₂ sans données primaires additionnelles.
3. Innovations / partenariats
Le signal récent structurel est contractuel et upstream : intégration au consortium du Lote X avec licence 30 ans et participation publique à 40 % selon Petroperú (Petroperú). Sur la dimension financière du dossier, les annonces Perupetro évoquent un engagement d’investissement de l’ordre de 800 millions USD pour soutenir la relance de production du bloc (communiqué PDF Perupetro) — montant à comprendre comme compromis de consortium, pas comme capex isolé de Termoselva. Côté « tech breakthrough », les documents publics disponibles décrivent une thermique à turbines à gaz classique (Global Energy Monitor), pas une rupture technologique documentée.
4. Greenwashing / zones grises
La tension n’est pas dans le vocabulaire ESG : elle est dans les chiffres. D’un côté, une centrale au gaz ≥ 202 MW opérationnelle, suivie ouverte par Global Energy Monitor (fiche Aguaytía), matérialise une dépendance au gaz et aux prix du méthane sur plusieurs décennies d’amortissement typiques. De l’autre, le même groupe apparaît dans un contrat pétrolier de 30 ans sur un symbole régional (Talara), avec participation d’Etat à 40 % (Petroperú) et une enveloppe d’investissement annoncée à 800 millions USD (Perupetro). Toute communication « transition douce » qui minimiserait l’un des deux volets écarte la vue sur l’empreinte fossile complète. Aucun litige environnemental ou sanction spécifiquement attribuable à Termoselva n’a été recoupé dans cette veille ; la vigilance porte donc sur l’alignement climat des actifs, pas sur une affaire judiciaire isolée.
5. Positionnement stratégique
Termoselva tire vers un modèle intégré gaz–électricité–pétrole au nord du Pérou : base infrastructurale visible à Aguaytía (GEM), levier politique et financier sur Lote X avec horizon 2024–2054+ (Petroperú). Dans un pays où le débat énergétique conjugue pressions fiscales et ouverture aux capitaux privés, ce positionnement maximise les rentes à court terme tout en accumulant un passif d’exposition carbone face aux standards internationaux — ce que la littérature grand public sur la transition en Amérique latine rappelle comme tension structurelle (Connaissance des énergies).
Verdict WattsElse
Termoselva n’est pas un « cas Gaz vert » : c’est un relai fossile à deux étages, où la turbine 202 MW et le contrat 30 ans sur le pétrole du nord se répondent comme deux faces d’un même pari sur les prix du carbone implicites du pays.
Sources : bnamericas.com · gem.wiki · petroperu.com.pe · connaissancedesenergies.org · perupetro.com.pe
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Corallium
Dans le flot des promesses industrielles vertes, Coralium coche beaucoup de cases sérieuses: une usine, des tonnes, des actionnaires industriels, un process traçable.
Voir la ficheStadtwerke Lemgo GmbH
Les Stadtwerke Lemgo GmbH ne sont pas un pétrolier : c’est la régie municipale de Lemgo (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), aux prises avec un paradoxe allemand typique — accélérer la transition tout en traînant encore une part de gaz dans le chauffage urbain.
Voir la ficheHuadian Xinzhou Guangyu Power Station
Ce n’est pas une « start-up climat » : Huadian Xinzhou Guangyu incarne le cœur thermique d’une ville provinciale chinoise, avec deux vagues d’investissement et un discours sur la valorisation des déchets miniers.
Voir la ficheURCA
Le sigle « URCA » peut prêter à confusion : ici il désigne Grupo Urca Energia, pionnier brésilien du biométhane sous la marque Gás Verde, et non aucune entrée encyclopédique politique hors sujet sur l’Afrique centrale.
Voir la ficheGulf Oil International
Le réseau Gulf Oil International n’est pas la « major » américaine absorbée par Chevron en 1985 : c’est la société de la sphère Hinduja qui pilote la marque Gulf hors États-Unis (hors Espagne et Portugal, où c’est TotalEnergies qui la détient).
Voir la ficheStadtwerke Erkrath GmbH
Une régie allemande du gaz et de la chaleur qui affiche du courant 100 % certifié pendant que le cœur du débat reste la Fernwärme héritée d’E.ON : tarifs, marges municipales et procédure collective nationale s’y croisent.
Voir la ficheSolable Land & Renewables
Solable Land & Renewables, c’est le titre affiché sur les pages corporate de Solable LLC — pas une startup de bilan carbone, mais une équipe d’acquisition foncière qui vend rapidité, CRM et storytelling terrain aux développeurs EnR et infrastructures.
Voir la ficheIBERDROLA E.RENOV. CASTILLA LA MANCHA
L’intitulé IBERDROLA E.RENOV.
Voir la ficheEdelaysén S.A.
Patagonie chilienne, réseau long comme une frontière : Edelaysén pilote le mix le plus vert du pays, mais en 2025 la facture explose et la SEC rappelle que la qualité de service n’est pas négociable.
Voir la ficheR3 Green Energy
Spécialisée dans les installations photovoltaïques, R3 Green Energy tente de convertir le soleil en euros tout en prétendant sauver la planète.
Voir la fichePuRE Carbon Blue
Capturer le carbone dans l'eau pour sauver la planète, ou du moins tenter de compenser nos mauvaises habitudes fossiles avec style.
Voir la ficheJSC "BYYSKENERGO"
Le nom « BYYSKENERGO » évoque encore la Biïskaïa TEC-1, plus grosse productrice d’électricité du kraï de l’Altaï en Russie, mais la personne morale historique a cessé d’exister en 2021.
Voir la ficheIndustrias Juan F. Secco S.A.
Le nom ne dit rien en Europe ; en Argentine, il pèse comme une infrastructure.
Voir la ficheBarsebäcksföretagen AB
Sur la presqu’île skånoise, l’écho du nom « Barsebäck » fait encore penser au réacteur voisin.
Voir la ficheHydelec
À Madagascar, l’électricité bascule entre objectifs de mix « propre » et une compagnie nationale à l’agonie budgétaire.
Voir la ficheSimo Leipiö Tuuli
Dans la marge nordique du réseau finlandais, cette société en commandite n’est ni un géant médiatisé ni une start-up cliquable : c’est un véhicule d’actifs sous tension, coincé entre la promesse d’un éolien « institutionnel » et les procédures qui retardent les machines de 300 mètres.
Voir la ficheRed Cap Kouga Wind Farm Ltd
Il est entré en service il y a déjà une décennie, mais le Kouga illustre encore la tension typique des IPP en Afrique du Sud : un contrat long terme avec Eskom, une promesse climat massive…
Voir la fiche2i Rete Gas
2i Rete Gas a longtemps incarné l’opérateur de distribution gazière indépendant de référence en Italie.
Voir la ficheBenza
Marque phare du groupe penzien Пензаспецавтомаш, Benza incarne une Russie qui industrialise la « station-service démontable » : контейнерные АЗС, колонки, logiciels de contrôle des flottes.
Voir la ficheEuropean Energy
European Energy ne ressemble plus au pure player éolien-solaire des années 2010 : les comptes 2025 montrent une entreprise qui engrange du cash sur les ventes d’actifs tout en poussant batteries et e-méthanol au cœur du modèle.
Voir la ficheCentrenergo
En 2025, le producteur public affiche un résultat net qui ferait pâlir une tech : des milliards de hryvnias retrouvés, des capitaux propres sortis de la zone rouge.
Voir la ficheNAT INST FOR PHYSICS & NUCLEAR ENGINEERING
L’intitulé anglais « NAT INST FOR PHYSICS & NUCLEAR ENGINEERING » recouvre un nom court de bases de données pour l’Institut national roumain IFIN-HH (« Horia Hulubei »), pôle public de R&D en physique et ingénierie nucléaire à Măgurele, au cœur du projet laser ELI-NP.
Voir la ficheRueda Sur Wind 3, SL
Derrière un nom de société opaque se cache l’un des tronçons éolien du cluster hybride « Rueda Sur », à quelques dizaines de kilomètres de Saragosse.
Voir la fiche