THIOT INGENIERIE
Installée depuis 1988 à Puybrun (Lot), la THIOT INGENIERIE incarne une France industrielle très rentable : équipements de dynamique rapide, barres Hopkinson et laboratoire d’essais d’impacts.
À propos de THIOT INGENIERIE
1. Modèle économique
Les revenus viennent de machines industrielles haute contrainte (dont des automates d’autofrettage, évoqués dans la presse régionale comme liés aux tubes balistiques ; voir aussi la vision « rapprochement stratégique » mise en avant lors du rachat), puis de bancs d’essai : barres Hopkinson, chambres de détonation, lanceurs, et du temps laboratoire pour des clients très exigeants. Sur le dernier bilan consulté par les agrégateurs financiers : CA d’environ 10 ,97 M€ au clos du 31/05/2025, effectif voisin de 40 salariés et résultats nets solides ; la rentabilité commerciale y est mise en avant à ≈ 14 %, avec un EBITDA d’ordre 2,81 M€ (Figaro Entreprises, Infonet). Une bascule capitalistique importante est intervenue : après 37 ans sous la férule du fondateur Patrick Thiot, Yves Traissac (Eurenco) prend la présidence au 1er novembre 2025, lisible comme alignement financier + cadre groupe après OPA amicale. La trajectoire de court terme était déjà en forte embellie : le Journal des Entreprises pointait ainsi un CA 2024 d’env. 9 ,15 M€, hausse d’une vingtaine de pourcent versus 2023 ; objectif désormais officiel : doubler le chiffre d’affaires d’ici 2030.
2. Impact réel
À la lecture des sources publiques, aucune feuille de route climat annexée, pas de tableau montrant grammes CO₂/essai, ni objectifs EnR attribués spécifiquement à cette entité. L’impact environnement direct se lit donc avant tout : consommation industrielle forte, infrastructures d’impact, usages de métaux / polymères en configuration extrême — avec un empreinte physique liée aux programmes clients bien plus élevée qu’« un simple bureau d’étude ». Rapprochée du cache « Autres énergies » WattMonde : ces compétences ne décarbonent pas ; elles contribuent, au mieux en rendant les matériaux et équipements plus sûrs dans des environnements de pression, choc et fatigue pouvant aussi concerner l’upstream fossile. Ce n’est pas un vecteur électrique déployable au sens PPE3 — pour en juger précisément, il faudrait des données publiques RSE groupe Eurenco ventilées par périmètre ; hors communications corporate spécifique Thiot 2025 ? Rien d’exploitable dans les filtres WattElse.
3. Innovations / partenariats
Le differentiating factor : passer entre essais jusqu’à 10 km s‑1, expériences de double voire quadruple vitesse du son, couplées à modélisation numérique « bouclée » avec le laboratoire (La Dépêche). Dans le dossier groupe, Eurenco met en avant la clientèle très « premium » : exemples cités Airbus, Hyundai, Leonardo, CEA (liste fournie Eurenco), MBDA, Junghans, Safran. Partenariat structurel : intégration pyrotechnie + physique des chocs pour mieux sécuriser des chaînes dynamique rapide au sein d’un géant européen des matériaux énergétiques.
*(Vérifié : entité française SIREN 345074579, siège Puybrun, aucun homonyme majeur perturbant ; alignement Wikidata Q24936983 — vous ne lisez pas l’entreprise américaine fantasmatique.)*
4. Greenwashing / zones grises
Écart taxonomique : classer automatiquement en transition énergétique risquerait l’illusion narrative – car entre 70 % des ventes export et jusqu’à 80 – 90 % de la charge travail défense. La pige terrain du 24 novembre 2025 décrit noir sur blanc : « L’entreprise lotoise fait 70 % de son chiffre d’affaires à l’export et travaille à 80‑90 % pour la défense. » Le communiqué Eurenco du 19 décembre 2024 converge sur international : « today, 70 % exported sales » et trois quarts d’activité défense — écart de pointage légitime entre sources corporate et article long format. Exposition hydrocarbure indirecte : même article évoquant automates d’autofrettage et groupe maison avec ligne « explosifs + additifs diesel » plus marginale ; si la part finale fossile n’est pas chiffrée, le bouclier communication « durabilité » restera sans preuve tant qu’aucun rapport CSRD filialisé n’est public ; consultation guides CSRD / méthodo climat ADEME 2024 ne cite pas Thiot, ce qui ne l’innocente pas — signale l’angle minimal sur la transition.
5. Positionnement stratégique
À échelle groupe, Eurenco mise sur milliard € CA avant 2029 contre 500 M€ et 1 700 collaborateurs mentionnés par La Dépêche ; Thiot vise doubler pour viser ≈ 22 M€ si l’objectif ×2 part du 11 M€ observé 2025. Puissance marchande : conflits, recharge stocks OTAN/Europe alimentent carnets ; risques : cycles budgétaires, changements diplomatiques. Réponse française : préfecture_occitanie visite 20 novembre 2025 valorisant emploi industriel Lot ; maintien ADN équipes locales formulé explicitement par nouveau président, test intangible sera rétention talents face standards groupe explosifs.
Verdict WattsElse
Thiot Ingénierie n’est pas un champion éolien caché : c’est une boutique française de violence contrôlée monétisée par budgets défense et industrie dense, captée par Eurenco pour faire tenir la chaîne européenne des matériaux sous stress. Quand vos instruments mesurent 10 km s‑1 , la géopolitique compte plus que le vert .
Sources : thiot-ingenierie.com · eurenco.com · entreprises.lefigaro.fr · infonet.fr · decidento.com · lejournaldesentreprises.com · ladepeche.fr · ademe.fr · infos.ademe.fr
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Can Enerji
Can Enerji se présente comme la réponse « propre » à l’entassement des déchets turcs : traitement, gaz de décharge et recyclage sur deux bases (Kırşehir, Iğdır).
Voir la ficheBiwatt
Biwatt renvoie vite à deux histoires différentes : une marque chinoise de stockage sodium-ion qui joue la carte sécurité et export (PowerNest, Powerlake), et une SAS française homophone dont les comptes sont publics mais qui ne fabrique pas ces batteries.
Voir la ficheVaillant
Depuis 1874, Vaillant chauffe nos intérieurs et nos idées avec ses technologies qui passent du charbon aux énergies renouvelables, sans jamais vraiment se brûler les ailes.
Voir la ficheHernádvíz Kft.
Une société hongroise exploite l’un des grands ouvrages hydrauliques historiques du nord-est du pays…
Voir la ficheCommunauté Électrique du Bénin
Depuis plus de cinquante ans, la Communauté électrique du Bénin relie Lomé et Cotonou dans une même grille technique ; depuis 2019, elle pilote surtout le transport et conserve une hydro modeste au Mono — tout en naviguant dans une zone grise où dissolution annoncée, dettes régionales et chantiers retardés se télescopent.
Voir la ficheSpire Inc.
** Cotée à New York, ancrée à Saint-Louis, Spire incarne l’utilité gazière américaine « classique » : réseaux régulés, tarifs validés par les États, et une feuille de route d’investissement massive qui dit clairement où va l’argent — dans la conduite et le comptage, pas dans la rupture du modèle.
Voir la ficheHydrogenious LOHC Technologies
** Pendant que Berlin accélère hydrogen et RED III sur le papier, l’un des champions allemands du transport d’hydrogène sous forme liquide coupe le verre en deux : plan social massif au début 2026, sous un marché encore frileux qui repousse les FID.
Voir la fichePALABRA SOLAR, S.L.
La « palabra » énergétique, à Madrid, ne tient pas qu’aux slogans : Palabra Solar, S.L.
Voir la fichePhoton Group
Derrière un nom qui sonne grand groupe, Photon Group ressemble plutôt à une petite structure française de l’efficacité énergétique, agile et très produit.
Voir la ficheHuainan Huaizhe Coal & Power
Coentreprise charbon-électricité tissée entre le bassin minier de Huainan et la demande côtière du Zhejiang, Huainan Huaizhe incarne la « logistique politique » d’un pays qui accélère le renouvelable tout en cimentant des GW fossiles.
Voir la ficheAttijariwafa Bank
Attijariwafa Bank ne vend pas des kilowattheures, mais elle pèse déjà sur la transition énergétique par un levier décisif: l’allocation du capital.
Voir la ficheParque Solar Cantillana SpA
Parque Solar Cantillana SpA est avant tout une coquille juridique chilienne : elle détient un parc photovoltaïque en production dans la RM de Santiago, mais son sort se joue à l’échelle du groupe tchèque Solek et du régime des petits producteurs.
Voir la ficheSTV Service Holding ApS
Petite société à l’ombre des mastodontes nordiques, Storstrøms Vindkraft Vindmølleservice ApS (CVR 26734568) incarne la France obscure du vent : réparer, faire tourner, prolonger la vie d’un parc majoritairement composé de machines d’une technologie antérieure aux géants actuels.
Voir la ficheTPAO
Ankara ne badine plus avec le sous-sol : la TPAO monte en puissance sur le gaz de Sakarya et le pétrole de Gabar, engrange des bénéfices records en livres turques et emprunte à l’échelle du continent pour financer le forage.
Voir la ficheISAE-SUPAERO
L’école qui forme une part du cerveau de l’aéronautique française fixe des objectifs carbone chiffrés, assume les limites du techno-solutionnisme et verse pourtant dans le grand jeu des industriels du ciel.
Voir la ficheHuaneng Shandong and Shandong Ruyi
Le nom évoque un partenariat industriel ordinaire entre deux groupes du Shandong ; dans les faits, il désigne l’opérateur d’une des plus grandes centrales au charbon du corridor Chine–Pakistan, coincé entre la « dette circulaire » de l’État hôte et la déliquescence de l’un des co-actionnaires.
Voir la ficheCông ty Nhiệt điện Thái Bình
Ce n’est pas une start-up verte : sous le nom officiel vietnamien de Công ty Nhiệt điện Thái Bình, Thai Binh Thermal Power Company désigne bien la filiale thermique Vietnam Electricity chargée du bloc Thai Binh 1 (charbon sous tension), bien distincte de Thai Binh 2, confiée au pétrimètre Petrovietnam sur la même façade maritime de la province de Thái Bình.
Voir la ficheSZALONTAI Rendszerintegrátor Kft.
Intégrateur hongrois à l’ADN très « engineering », Szalontai enchaîne des parcs photovoltaïques et des équipements réseau au moment où Budapest densifie les filets pour absorber l’éolien et le solaire domestique.
Voir la ficheParque Solar Lo Prado
Le libellé « Parque Solar Lo Prado » ne renvoie, selon les éléments disponibles en ligne, ni à une raison sociale isolée, ni à un parc photovoltaïque de référence clairement baptisé ainsi.
Voir la ficheENPENSA
Précision d’identité (obligatoire) : une prospection web des années 2024-2026 ne fait apparaître aucune entité pérenne indexée sous le nom exact « ENPENSA » dans le secteur pétrole & gaz.
Voir la ficheStatkraft Södra Vindkraft AB
La coentreprise Statkraft Södra Vindkraft AB (90,1 % Statkraft, 9,9 % Södra) incarne une époque où l’énergie éolienne n’est plus une course à la technologie, mais un combat juridique et municipal.
Voir la fichePlaneta Investment SpA
Le fantasme d’une SpA unique, bâtie pour capter les flux de capitaux verts, bute sur une réalité plus sordide : à ce jour, aucune entité clairement identifiée sous la graphie exacte « Planeta Investment SpA » ne tient un site d’entreprise reconnaissable, et les bases ouvertes consultables en reprise de veille croisent surtout des homonymes italiens et…
Voir la fichePrime Energy Quickstart SpA
Prime Energy Quickstart SpA correspond, dans les bases sectorielles et la presse chilienne, à Prime Energía Quickstart SpA : société chilienne du secteur production électrique, rattachée au périmètre Prime Energía / EnfraGen de Glenfarne.
Voir la fiche