Uddared Energi Aktiebolag
Le nom évoque une start-up opaque ; il désigne en réalité une pièce juridique du puzzle SR Energy autour de l’un des premiers parcs pilotés par le groupe dans le sud de la Suède.
À propos de Uddared Energi Aktiebolag
1. Modèle économique
Uddared Energi Aktiebolag apparaît dans les bases sectorielles comme la société d’exploitation associée au parc Uddared, alors que Stena Renewables Energy AB est identifiée comme propriétaire à 100 % du site (fiche projet). Sur le terrain commercial, le parc est présenté par SR Energy (filiale énergies renouvelables du groupe d’investissement Stena Adactum) comme l’un de ses premiers projets développés en interne ; la communication indique une production annuelle équivalente à l’électricité domestique d’environ 10 000 maisons dans la commune de Laholm (page parc Uddared). Les revenus consolidés, l’effectif et le CA spécifiquement attachés à l’AB Uddared Energi n’ont pas été localisés dans les annuaires financiers ouverts (Allabolag/Merinfo) au moment de la recherche ; en ordre de grandeur, la maison-mère Stena Adactum public pour SR Energy un chiffre d’affaires d’environ 2 500 MSEK pour 27 salariés et 216 éoliennes actives au niveau groupe (portefeuille Stena Adactum) — agrégats non attribuables à l’actif Uddared sans ventilation officielle.
2. Impact réel
Le parc compte 9 machines pour une puissance brute rapportée de 22,5 MW (GE Vernova 2,5-100) et une production indicative de 49 GWh selon les données embarquées sur le site d’exploitant (page parc Uddared, base technique). Une autre synthèse porte la puissance nominale à 25 MW (Global Energy Monitor) : l’écart, même modeste, illustre la difficulté à figer un bilan carbone « titré » sans rapport de production certifié accessible. En sens inverse du PPE français, le cadre pertinent est ici suédois-européen : l’éolien terrestre alimente le court du système nordique et participe aux objectifs État membre / UE sur les EnR, sans qu’un lien direct avec les trajectoires de la programmation pluriannuelle française soit pertinent pour ce site. Pour le volet institutionnel de recensement, l’Agence suédoise de l’énergie maintient une cartographie réglementaire des parcs (outil Vindbrukskollen, citée par la fiche GEM). Les rapporter en « CO₂ évité » dépendent du contrefactuel du mix suédois (hydro, nucléaire, éolien, importations) : sans facteur de déclaration vérifié au niveau du producteur, toute tonne annoncée resterait une extrapolation ; l’essentiel est opérationnel : près d’une décennie de production renouvelable facturable sur le réseau.
3. Innovations / partenariats
Techniquement, le site est un onshore mature (GE, hauteur totale 150 m annoncée) sans rupture technologique majeure publiée (page parc Uddared). L’« innovation » est surtout gouvernance-groupe : rattachement à Stena/filiale SR Energy, avec standardisation de l’exploitation et des communiqués. Côté territoire, un dispositif Vindbonus verse 10 000 couronnes par turbine et par an ; la cagnotte est partagée entre les riverains de Uddared et du parc voisin Grytsjö, et des associations peuvent candidater (page parc Uddared).
4. Greenwashing / zones grises
Aucun signalement de condamnation, médiation ou incident épinglant nommément Uddared Energi n’a été identifié dans la presse consultée. En revanche, une tension documentée et chiffrée porte sur la cohérence des registres publics : la fiche Global Energy Monitor retient 25 MW et Uddared Energi comme opérateur, tandis que The Wind Power indique 22,5 MW nominales et SR Energy comme développeur/opérateur — divergence qui n’est pas anodine pour un lecteur d’extra-financiers ou pour l’alignement marketing / juridique. Par ailleurs, avec 10 000 SEK par turbine et par an versés dans une même cagnotte pour Uddared et Grytsjö, l’enveloppe annuelle agrégée atteint 210 000 SEK si l’on retient 21 turbines au total (9 + 12) comme sur les fiches SR Energy, Grytsjö et le script de carte du site d’exploitant — ordre de grandeur qui pose la question du prix de l’acceptabilité locale face aux externalités (paysage, bruit, biodiversité) : mécanisme explicite, donc peu « greenwashing » au sens instrumental, mais insuffisant à lui seul pour trancher un bilan sociétal complet sans données d’impact indépendantes publiées.
5. Positionnement stratégique
Le site ancre SR Energy dans un cluster hallandais déjà dense en éolien, avec un actif en production depuis 2013 selon les bases consultées (Global Energy Monitor). La mise à jour mai 2025 des métadonnées web du parc signale une veille active sur la communication de portefeuille (page parc Uddared). Pour un observateur européen, la suite du récit dépendra de la prime de captation nordique sur les PPA, de la taxonomie des actifs « vert », et du degré de transparence que Stena acceptera au niveau SPV plutôt qu’au seul agrégat holdings.
Verdict WattsElse
Une coque légale de parc utile au corporate vert du groupe Stena, mais dont les agrégats économiques restent, à ce jour, dilués dans la SR Energy — ce qui rend le prix de vérité du kilowattheure local plus difficile à isoler que le storytelling des 10 000 foyers.
Sources : gem.wiki · srenergy.se · stenaadactum.com · thewindpower.net · srenergy.se
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Softbank Toyama Fuchu Solar Park
Ce que l’on appelle encore « Softbank Toyama Fuchu Solar Park » dans les bases et les filatures d’actifs, c’est en réalité un petit parc photovoltaïque de 1,99 MW dans la préfecture de Toyama, désormais porté au catalogue sous le nom Eurus Toyama Fuchu Solar Park.
Voir la ficheRedexis Gas
Redexis n’est ni une tech ni une start-up climat : c’est l’infrastructure — réseaux, points de livraison, régulation — qui fait traverser l’Espagne au gaz naturel.
Voir la ficheHZL
À Hechingen, l’acronyme HzL désigne depuis 1899 la Hohenzollerische Landesbahn, chemin fer et opérateur de transport régional que rien ne relie à Hindustan Zinc : la confusion vient surtout d’un homonyme boursier indien très médiatisé dans la transition industrielle — et d’un ancien classement Wikidata désignant une infrastructure plutôt qu’une personne…
Voir la ficheTEL
Le fichier d’identité est cassé : le QID indiqué renvoie à la constellation Telescopium (surnom « Télescope »), un motif d’étoiles, pas un bilan comptable.
Voir la ficheFarmarenergi i Åtvidaberg AB-FÅAB
À Åtvidaberg, une société au nom rural joue sur trois registres — réseau de chaleur, hydro, éolien — comme si le siècle climatique tenait dans une vitrine web épurée.
Voir la fichePT. Paiton Energy Corp
Installé à l’est de Java, PT Paiton Energy incarne le paradoxe des grands producteurs indépendants (IPP) : une part massive de l’électricité de l’île, une industrialisation de la « transition »…
Voir la ficheParque Fotovoltaico Nueva Quillagua SpA
La Parque Fotovoltaico Nueva Quillagua SpA est une coquille de projet chilienne qui porte une des vignettes les plus visibles du désert d’Atacama : une centaine de mégawatts photovoltaïques dopés à une batterie géante pour vendre au réseau quand les panneaux ne produisent plus.
Voir la ficheEl Rollo Solar & Juarez Renovables
Deux noms, un même fil : au nord du Mexique, le photovoltaïque se joue sur des centaines d’hectares, des contrats longs et un cadre politique qui a figé des dizaines de projets.
Voir la ficheGigaset
L’héritier allemand des combinés sans fil veut incarner l’économie d’énergie au bureau et à la maison ; en parallèle, une faillite en chaîne a éteint des parcs entiers d’objets connectés.
Voir la ficheOPPLA
La mention « OPPLA » en contexte « énergies renouvelables » tombe souvent dans un piège de données : une base ouverte peut l’aligner sur Oppland, fusionné dans Innlandet en 2020 — ce n’est pas un opérateur électrique.
Voir la ficheSun'R
Producteur solaire qui veut illuminer l'avenir mais peine parfois à éviter les ombres portées.
Voir la ficheAlcoa
Alcoa — la Aluminum Company of America devenue groupe minier-métallurgique coté aux États-Unis — mise sur une remontée du cycle alumine/aluminium et sur un mix électrique vert pour ses fonderies.
Voir la ficheAndrómeda Solar SpA.
** Sous le ciel du désert d’Atacama, un petit parc solaire promettait de verdir le mix.
Voir la ficheCAALA GMBH
CAALA vend une promesse rare dans le bâtiment : voir le carbone (et le coût) bouger pendant qu’on dessine encore.
Voir la ficheFUNDECYT PCTEX
À Badajoz, la fondation Fundecyt-PCTEX gère à la fois le parc scientifique et une ligne budgétaire où les enveloppes européennes de relevé — NextGenerationEU pour le grand projet CIIAE à Cáceres — pèsent plus lourd que tout levier marché classique.
Voir la ficheSancak Enerji
Producteur indépendant turc né en 2007, Sancak Enerji Hizmetleri A.Ş.
Voir la ficheShell-Mex and BP
Jusqu’en 1976, Shell et BP ont vendu au Royaume-Uni pétrole et carburants sous le même toit : Shell-Mex and BP (souvent abrégé SMBP) — l’histoire d’un entrepôt marketing bâti sur la crise, musclé par la guerre, dissous quand le duo a voulu des marques distinctes.
Voir la ficheEnergy Developments Ltd
EDL vend de l’électricité et du gaz « bas carbone » à partir de déchets et de sites industriels ; son histoire est australienne, son actionnaire de référence est à Hong Kong.
Voir la ficheFONDAZIONE CIMA
Savone n’est pas une capitale énergétique : pourtant la Fondazione CIMA (Centro Internazionale di Monitoraggio Ambientale), fondation italienne sans but lucratif, est devenue un maillon technique quasi incontournable entre science appliquée, alerte précoce et finances publiques.
Voir la ficheExolum
Héritier du démantèlement du monopôle CAMPSA, Exolum incarne une infrastructure critique européenne : oléoducs et terminaux où circulent encore massivement hydrocarbures et flux aéronautiques, tout en peignant un tableau de diversification (LOHC, CO₂ capté, biométhanol).
Voir la ficheGAZ DOM
Le négoce et la production locale de gaz industriels aux Antilles est un métier de souveraineté technique : oxygène médical, azote, CO₂, mais aussi fluides frigorigènes dont la réglementation européenne F‑Gas III resserre les quotas de −80 % vers 2030.
Voir la ficheZamil New Delhi Infrastructure Private Limited
Le nom officiel Zamil New Delhi Infrastructure Private Limited recouvre, selon les greffes indiens, une méta‑identité désormais appelée ZNA Infra Private Limited : successions Zamil Infra Private Limited → ZNA, même CIN U74120DL2008PTC175696.
Voir la ficheBluEarth Renewables
** Basée à Calgary, BluEarth incarne la course des producteurs indépendants nord-américains : un mix hydro-éolien-solaire déjà sérieux, un pipeline affiché au gigawatt, et une gouvernance qui vient de changer de main en 2026.
Voir la ficheEl Cardenal
** L’assignation automatique au Q43908896 ressemble à une erreur de résolution d’entité : ce numéro ouvre la porte d’une revue de 1917, pas d’un producteur d’électricité verte.
Voir la fiche