Bükköy Madencİlİk Turİzm İnşaat Elektrİk Üretİm Sanayİ Ve Tİcaret Anonİm Şİrketİ.
Société anonyme turque née en 1985 entre charbon et barrage, Bükköy Madencilik cumule un petit hydroélectrique documenté sur l’Emet et une mine de lignite d’Alpagut aux réserves colossales.
À propos de Bükköy Madencİlİk Turİzm İnşaat Elektrİk Üretİm Sanayİ Ve Tİcaret Anonİm Şİrketİ.
1. Modèle économique
La Bükköy Madencilik Turizm İnşaat Elektrik Üretim Sanayi ve Ticaret A.Ş. est une personne morale turque : siège social à Ankara (Çankaya), immatriculation datant de février 1985, avec des activités recensées dans le charbon bitumineux et le lignite selon les profils d’entreprise commerciaux (fiche EMIS 2024). Le groupe apparaît comme un opérateur « hybride » : d’un côté l’extraction (notamment le gisement d’Alpagut, ouvert en 1985 et toujours classé comme actif), de l’autre la production d’électricité via le barrage-hydroélectrique de Devecikonağı, sur le cours d’eau Emet (Mustafakemalpaşa, Bursa), dont l’exploitant désigné est bien cette même entité (profil installation Devecikonağı). Chiffre d’affaires consolidé, effectif et contrats publics récents : non trouvés en accès libre au moment de la rédaction — les bases type EMIS les réservent en général aux abonnés, et aucun rapport d’activité « corporate » exploitable n’a été identifié.
2. Impact réel
Côté électricité « bas carbone », l’indicateur retenu dans l’atlas sectoriel turc est net : environ 28,03 MWe installés, 100 % hydrauliques, pour ~44 GWh/an en moyenne de référence et un ordre de grandeur de 12 175 foyers équivalents — soit environ 0,025 % de la capacité électrique totale du pays (Enerji Atlası – Bükköy Madencilik). La fiche barrage précise une production 2023 de 37 GWh, ce qui rappelle la sensibilité aux apports pluviométriques et au régime du réservoir (hydro Devecikonağı) ; le suivi public du réservoir indiquait en mars 2026 un taux de remplissage d’environ 69,2 %, qualifié de « bon niveau » (Türkiye Barajlar – Devecikonağı). À l’inverse, le pôle lignite pèse lourd au bilan climatique indirect : le site d’Alpagut est documenté avec ~21 millions de tonnes de réserves de lignite et une profondeur d’extraction évoquée jusqu’à 520 m (Global Energy Monitor – Alpagut) — autant de carbone potentiellement mis sur le marché une fois brûlé, hors périmètre du petit hydro. Pour le lecteur européen : aucune passerelle directe avec les grilles françaises (PPE, fiches ADEME) n’apparaît pour cette structure turque ; l’intérêt est surtout comparatif (comment un opérateur peut cumuler trajectoire charbon et label « EnR » sur une ligne de son mix).
3. Innovations / partenariats
Le projet Devecikonağı, mis en service en 2012 après un chantier lancé en 2010, s’inscrit dans la filière classique béton compacté au rouleau + turbines Kaplan ; les fiches techniques publiques reprennent géométrie de barrage, hauteur et volume de la retenue sans signaler de technologie de rupture ou de brevet propriétaire (Wikipédia – barrage de Devecikonağı). Partenariat industriel majeur, levée de fonds ou alliance R&D datée : rien de vérifiable en sources ouvertes ; selon les éléments disponibles, le groupe se présente plutôt comme intégrateur « mine + infrastructure hydraulique » que comme start-up de rupture.
4. Greenwashing / zones grises
Le premier écart tient au poids fo ssile structurel : derrière quelques dizaines de mégawatts hydro documentés se profilent 21 Mt de lignite recensées sur Alpagut (GEM – Alpagut), soit une réserve de plusieurs décennies d’extraction potentielle à l’échelle de la capacité journalière citée par la même source (~0,3 Mt/an – ordre de grandeur à prendre avec la prudence habituelle des bases GEM). Le second angle est judiciaire et sécuritaire : l’explosion de grisou du 10 décembre 2009 a fait 19 morts ; la presse turque rapporte des inspections antérieures ayant relevé dix défauts majeurs non corrigés avant l’accident (Beyaz Gazete – synthèse 2010), corrélation reprise par la couverture internationale (Al Jazeera – fait du 11 décembre 2009). Une fiche de la base publique des accidents miniers confirme le lien avec l’opérateur et la chronologie (base Teknolojik Kazalar). Enfin, dans le même bassin géographique (Soğucak, Mustafakemalpaşa), un projet de carrière de marbre a été médiatisé comme étant à 427 m du village, avec décision provinciale du 26 décembre 2024 écartant une procédure d’évaluation d’impact environnemental (ÇED) — sujet distinct de Bükköy mais tension d’aménagement et de confiance locale dans l’aire d’influence du barrage (Bursa Hakimiyet – décembre 2024). Reporting CSRD / RSE « grand public » côté Bükköy : introuvable** en accès libre en 2025-2026.
5. Positionnement stratégique
La lecture atlas + registre minier place Bükköy comme appoint électrique marginal sur le réseau turc mais comme acteur charbon persistant sur son territoire de Bursa. La presse spécialisée et les profils juridiques rattachent l’écosystème à Nurullah Ercan et à un réseau minier élargi (Etki Haber – actionnariat évoqué), tandis que les bases de sanctions internationales reprennent l’identité légale pour le seul besoin de cartographie sectorielle (OpenSanctions – fiche liée GEM). Dans un pays dont la transition reste coexistence renouvelables–thermiques, Bükköy incarne le pari ambigu : un HES comme vitrine bas-carbone, un lignite comme fond de bilan — sans feuille de route publique de désinvestissement.
Verdict WattsElse
Ce n’est pas une « pure player » du renouvelable : c’est une maison turque du sous-sol qui a appris à vendre aussi des mégawatts d’eau. Tant qu’Alpagut reste chiffré en millions de tonnes, les 28 MW du Devecikonağı font office de verre d’eau sur une forêt de charbon.
Sources : emis.com · gem.wiki · enerjiatlasi.com · enerjiatlasi.com · turkiyebarajlar.com · en.wikipedia.org · beyazgazete.com · aljazeera.com · teknolojikkazalar.org · bursahakimiyet.com.tr · etkihaber.com · opensanctions.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
ARMOR SAS
Le groupe Armor ne cache pas avoir cassé trois montres sur vingt ans : rubans industriels pérennisés, puis OPV amortie par des milliards de promesses peu tenues, aujourd’hui collecteurs à 40 GWh face à une Europe VE à coups de freins.
Voir la ficheSociété de Gestion des Stocks Pétroliers de Côte d'Ivoire (GESTOCI)
GESTOCI est le nom qui fait tenir debout le réseau de cuves et de camions autour d’Abidjan quand la consommation s’emballe et que l’hinterland réclame son flux.
Voir la ficheFujian Hongshan Thermal Power
Shishi, sur la côte du Fujian, tire une partie de son électricité et de sa chaleur d’un complexe thermique à la fois moderne et massiveement fossile.
Voir la ficheUSTUTT
L’université de Stuttgart (souvent abrégée USTUTT) n’est pas une « petite » fac d’ingénieurs : c’est une université technologique allemande qui pilote une part disproportionnée des recherches sur le futur énergétique — de l’hydrogène au calcul haute performance.
Voir la ficheNorth Absheron Operating Company
Le consortium North Absheron Operating Company (NAOC) a voulu forcer l’ouverture des prospects Dan Ulduzu et Ashrafi au nord-ouest de la mer Caspienne ; il a refermé ses cahiers de charges en 2000, laissant la zone dans un entre-deux d’infrastructures et d’arbitrage prix/volume.
Voir la ficheTricom Wind Power (Private) Limited
Le nom juridique Tricom Wind Power (Private) Limited recouvre aujourd’hui le parc éolien porté commercialement sous la marque Lucky Renewables (LRPL), filiale du conglomérat Yunus Brothers Group (YBG) au Pakistan (corridor éolien de Jhimpir, Sindh).
Voir la ficheCMPC CELULOSA S.A.
Le chilien CMPC Celulosa incarne un paradoxe de la transition : des chiffres EnR vertigineux côté bilan carbone, et une procédure sanctionnatoire de l’autorité environnementale pour effluents et odeurs sur son site de Nacimiento.
Voir la ficheSnam
Snam aligne aujourd’hui revenus, dividende et dette autour d’un récit d’infrastructures vertes : transport, stockage, biométhane, hydrogène, capture du CO₂.
Voir la ficheBarbat Recyclage
À Blois, Barbat Recyclage n’est pas une licorne verte: c’est une PME industrielle qui vit de tonnes, de bennes, de ferrailles et de marges serrées.
Voir la ficheRODINA – ENERPARC AG
Le tandem Rodina et Enerparc AG incarne une Énerparc qui court après le gigawatt en Europe, pendant que Rodina continue de déployer des blocs PV à l’est et au bord de la Méditerranée.
Voir la ficheHaut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR)
À Genève, l’UNHCR ne vend rien, mais il doit financer une organisation mondiale qui agit comme une immense chaîne d’approvisionnement de crise.
Voir la ficheBaraka Shikalbaha Power Limited
Centrale « rapide et fiable » sur le papier, Baraka Shikalbaha Power Limited (BSPL) incarne la dépendance au fioul lourd du Bangladesh : un actif de 105 MW sous contrat public, encore bénéficiaire à l’échelle consolidée, mais inscrit dans un système électrique où la facture du pass-through combustible et les impayés de l’acheteur public deviennent le vrai…
Voir la ficheCM-CIC Innovation
Investisseur français mettant des billes dans des pépites innovantes, tout en jouant la prudence du banquier d’un grand groupe mutualiste.
Voir la ficheAgence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
Le gendarme international de l’atome, diplomate entre paix et risques radioactifs, à cheval entre supervision et tension géopolitique.
Voir la ficheThorntons LLC
Drapeau de la mobility américaine, Thorntons LLC sert aujourd’hui de filet d’amarrage entre la pompe, la cuisine rapide et les gros comptes flottes.
Voir la ficheAER Bourgogne-Franche-Comté (Agence Economique)
L’Agence économique régionale de Bourgogne-Franche-Comté n’est ni un producteur d’énergie ni un opérateur de réseau : c’est le bras opérationnel du Conseil régional pour l’attractivité, l’innovation et la transition des entreprises.
Voir la ficheCENTRAL PUERTO S.A
Premier producteur privé d’électricité en Argentine, Central Puerto S.A.
Voir la ficheKorea Water Resources Corporation
Depuis Daejeon, K-water transforme barrages et réservoir en plateforme d’électrification verte — avec des objectifs de puissance qui en appellent à l’échelle d’un État.
Voir la ficheInSinkErator
** Marque historique des broyeurs d’évier et des Fontaines d’eau chaude instantanée, InSinkErator incarne une innovation domestique discrète mais politique : elle promet de faire entrer les restes dans le réseau d’assainissement — là où d’autres préfèrent le compost et le tri à la source.
Voir la ficheSocony-Vacuum Oil
Socony-Vacuum Oil Company, née en 1931 de la fusion entre la Standard Oil Company of New York (Socony) et la Vacuum Oil Company, n’est pas une « petite structure » française homonyme : c’est la ligne directe vers Mobil, puis, depuis 1999, ExxonMobil.
Voir la ficheNORWEB
Le nom « Norweb » sonne encore britannique et un peu rétro, mais l’histoire est simple : un géant historique de l’approvisionnement, racheté, morcelé, puis absorbé dans la filière distribution que vous connaissez aujourd’hui sous Electricity North West — et désormais majoritairement espagnol.
Voir la ficheAustralian Petroleum Production and Exploration Association
** L’Australian Energy Producers, ex-APPEA, ne vend ni baril ni mégawattheure : elle cimente le narratif d’un gaz « indispensable » jusqu’à la neutralité carbone, avec des chiffres fiscaux à faire pâlir les ministères et une ligne de front judiciaire contre les ONG.
Voir la ficheENES Unidad Mérida UNAM
L’étiquette « production électrique » prête à l’égarer : l’ENES Unidad Mérida de l’Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM) n’alterne sur aucun réseau ni ne facture le kilowattheure.
Voir la ficheTryba
Tryba n’est plus seulement l’histoire des fenêtres en Alsace : le groupe français Atrya, longtemps centré sur l’industrie de la fermeture et le réseau de concessionnaires, a structuré un pôle ENR (Tryba Energy, résidentiel Tryba Solar) qui parle désormais en mégawatts et en autoconsommation — pendant que Dovista (famille Velux/VKR) avalise en 2025 le…
Voir la fiche