ENAGEO
Le cache « ENAGEO » avec secteur Innovation pointe très probablement vers Enogia, scale-up marseillaise cotée ALENO, et non vers ENAGEO, filiale algérienne de prospection géophysique du groupe Sonatrach (activités géophysiques).
À propos de ENAGEO
1. Modèle économique
Enogia vend des modules ORC (cycle organique de Rankine) et des turbomachines pour transformer chaleur résiduelle ou renouvelable en électricité, ainsi que des développements en CO₂ supercritique. Selon le communiqué sur les résultats annuels 2025, le groupe affiche environ 12,6 M€ de chiffre d’affaires (+56,7 % sur 2024), un EBITDA de 1,4 M€ (marge 11,4 %), un résultat net positif d’environ 0,2 M€ et un free cash-flow à +1,1 M€, avec un carnet de commandes à 26,8 M€ fin 2025 (+85 % sur un an). L’activité « Modules ORC » représente 10,3 M€ (+48 %) et les « Turbomachines innovantes » 2,3 M€ (+110 %). La part export atteint 91 % du chiffre d’affaires en 2025 : le modèle est export-led, avec une exposition forte aux marchés industriels hors France (Singapour, Corée du Sud, chantiers navals ou géothermie, selon le même document). La société estime à une cinquantaine le nombre de collaborateurs à Marseille.
2. Impact réel
L’impact climat passe par la valorisation énergétique de flux thermiques qui seraient sinon dissipés ou sous-utilisés, au service d’une électricité présentée comme décarbonée dans la communication officielle ; le bilan carbone détaillé par site n’est pas consolidé dans le communiqué cité — il dépend du vecteur thermique (déchets, géothermie, vapeur industrielle, etc.). Enogia indique une participation au programme EcoVadis avec une notation Bronze, signal RSE souvent utilisé en approvisionnement B2B mais non équivalent à une empreinte scope 3 auditée pour le groupe. Dans le cadre des programmations pluriannuelles de l’énergie et des trajectoires d’efficacité énergétique européennes, ce type de solution entre dans les leviers « réduire la demande en énergie primaire », mais la lecture macro doit rester par projet, pas « automatiquement vert » sans analyse du bilan thermique amont.
3. Innovations / partenariats
Le plan « Turbo 2028 » vise 25 M€ de chiffre d’affaires et 20 % de marge EBITDA à l’horizon 2028, avec triplement des capacités de production après ouverture d’un nouveau site à Marseille avant mi-2026 (synthèse Euronext mars 2026). La société prépare l’élargissement ORC aux moyennes puissances (300 kW–3 MW) et un pilote en 2027. Sur la chaîne de valeur, un accord de distribution mondiale avec Atlas Copco Airpower pour les modules ORC figure dans un communiqué sur le CA 2024. Enogia mentionne aussi un dispositif export renforcé (bureau à Séoul, partenariats locaux) et la poursuite du « Energy as a Service », avec une première signature attendue pour Green Shield Power Solutions.
4. Greenwashing / zones grises
La liquidation du concurrent français Enertime, à la fin 2024, après une série de signaux de fragilité, illustre que le segment ORC peut rester impitoyable malgré les discours sur la transition (GreenUnivers, septembre 2025). Pour Enogia elle-même, le document réglementaire du 27 mars 2026 montre un résultat d’exploitation encore négatif à -0,15 M€ en 2025 avant effets financiers et crédits d’impôt (environ 0,6 M€) : la rentabilité nette affichée repose donc aussi sur mécanismes fiscaux, pas uniquement sur la marge industrière brute. Par ailleurs, 91 % du chiffre d’affaires à l’export concentrent le risque sur quelques zones géopolitiques et cycles d’investissement industriels — réalité stratégique soulignée dans le même communiqué, distincte de tout « risque fossile résiduel » au sens extraction : le sujet est plutôt volatilité des carnets et taille critique du sous-traitant équipementier.
5. Positionnement stratégique
Enogia incarne une deep tech française sur une niche mondiale — micro-turbomachines et ORC — où peu d’acteurs nationaux survivent à l’échelle commerciale. Le couple Turbo 2028 / nouvelle usine marseillaise vise à transformer la récente tendance positive des comptes en cadence industrielle soutenable d’ici trois ans (perspectives dans le communiqué du 27 mars 2026). À court terme, la société fixe pour 2026 une croissance du chiffre d’affaires supérieure à 30 % et une poursuite du remontée de marge EBITDA, avec publication du premier semestre 2026 attendue en juillet sur la même chaîne d’information réglementaire.
Verdict WattsElse
Enogia sort du rouge avec des carnets qui flirtent avec le double du chiffre d’affaires — mais le secteur vient de perdre Enertime, et la rentabilité nette passe encore par la fenêtre fiscale autant que par la ligne industrière : dans les ORC, la croissance ne paie pas toujours les factures.
Sources : enageo.com · live.euronext.com · enogia.com · enogia.com · greenunivers.com
Données clés
- Fondée
- 1981
Identifiants publics
- Wikidata
- Q103843210
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
RESA (Réseau de distribution électricité et gaz, Belgique)
RESA incarne une espèce rare en Belgique : une intercommunale qui gère encore l’électricité et le gaz sur un même territoire wallon, coinçant la transition entre urgence climatique et réalités tarifaires.
Voir la ficheEEE
Plusieurs structures françaises partagent le sigle « EEE » ; pour le couple Réseaux & Distribution / activité d’ingénierie et de construction d’infrastructures, l’entité pertinente est l’Entreprise d’électricité et d’équipement à Nîmes (SIREN 700200231, code NAF 4222Z), connue commercialement sous la marque Omexom dans l’écosystème VINCI Energies.
Voir la ficheBlack Point Solar Farm
Black Point Solar Farm n’est pas une « start-up solaire » : c’est un actif d’infrastructure inscrit dans la course à l’EnR d’Aotearoa, avec une empreinte massive et une procédure qui divise.
Voir la ficheKuwait Petroleum International
Kuwait Petroleum International (KPI), connu en Europe sous la marque Q8, est la branche internationale de commercialisation de Kuwait Petroleum Corporation (KPC) : raffinage partagé, réseau de stations, lubrifiants, aviation.
Voir la ficheAES Chivor
Une pépite de 1 GW au cœur du réseau colombien, modernisée pour tenir jusqu’en 2072, sert de socle à une offensive éolienne massive — et à un pari politique avec le pétrolier national.
Voir la ficheLuna Energy
Quand on tape « Luna » et « énergie » dans un moteur, trois sagas distinctes se mélangent : une startup américaine de stockage résidentiel en forte levée de fonds, une centrale gaz dont le nom ressemble à s’y méprendre, et une société allemande homophone dans la tourmente judiciaire et financière.
Voir la ficheGR Tamarugo
GR Tamarugo SpA n’est pas une « entreprise » au sens grand public : c’est une coquille chilienne dans laquelle Grenergy empile permis, actifs et financements dans le nord du pays.
Voir la ficheITC Katı Atık Enerji
Sous la bannière du déchet-recyclé-électricité, ITC incarne une part massive de la production « issue des déchets » en Turquie, avec un parc affiché autour de 149 MWe et une production annuelle de l’ordre de 830 GWh selon les inventaires sectoriels.
Voir la ficheGeneral Electric (GE)
Le titan industriel se refond en triptyque spécialités, pour mieux s’éparpiller sous contrôle.
Voir la ficheComisión Federal de Electricidad (CFE)
La Comisión Federal de Electricidad n’est pas un opérateur pétrolier : c’est le géant public de l’électricité au Mexique — rangé côté WattsMonde dans le volet « Pétrole & Gaz » parce que son parc tourne massivement au gaz naturel et à l’import.
Voir la ficheFVE Kněžmost
Fiche société tchèque (IČO 62619284), immatriculée comme FVE Kněžmost s.r.o.
Voir la ficheQuetta Electric Supply Company
Le Quetta Electric Supply Company (QESCO) incarne un paradoxe baloutchi : un réseau de distribution étendu sur 33 districts et jusqu’à 700 000 connexions suivies dans la presse locale, alors que la facture nationale explose sous le poids de la dette circulaire et d’un recouvrement parmi les plus bas du pays — au cœur d’un dossier jugé depuis Islamabad…
Voir la ficheIran Power Plant Investment Company
L’Iran Power Plant Investment Company, connue commercialement sous la marque SANA, joue le rôle de bras armé capitalistique d’un pays qui veut franchir le seuil des 100 000 MW de capacité nominale tout en subissant, chaque hiver, la pression brutale du réseau gazier.
Voir la ficheFreshmile
Sous l’étiquette Rexel, Freshmile incarne la France « pionnière » de l’IRVE avec des volumes qui font tourner la tête — et des usages réels qui la ramassent : borne en panne, facturation contestée, badge qui ne passe pas chez le part…
Voir la ficheSaudi Aramco
L’État saoudien tient l’oléoduc : Saudi Aramco alimente le monde en brut et en gaz, engrange des cash-flows légendaires, et baisse pourtant le rythme en 2025 quand le baril tousse.
Voir la ficheE.ON Beteiligungen
E.ON Beteiligungen GmbH n’est pas à confondre avec le visage public du groupe : c’est une société de participations immatriculée à Essen (Allemagne), dont l’objet social est l’acquisition et la gestion de participations — un maillon de structure typique du groupe E.ON SE.
Voir la ficheCEDENAR
Le département de Nariño voit son électricité portée par une société hybride — distribution presque totale en zones urbaines et petit bouquet hydro qui ne suffit pas à l’ambition nationale d’une électrification sans friction.
Voir la fichePSF Pama S.A.
Le nom évoquerait aisément une start-up française ou une coquille européenne : en réalité, « PSF Pama » désigne avant tout une centrale chilienne, documentée à Combarbalá autour du cycle 2012–2013.
Voir la ficheUpper Egypt Electricity Production Company
Filiale de production de l’État égyptien, l’Upper Egypt Electricity Production Company (UEEPC) tient une partie du réseau sur des centrales thermiques tandis que la demande explose et que la facture du gaz se retourne contre les opérateurs publics.
Voir la ficheVivek Pharmachem (India) Limited
Le chimiste jaïpourien ne se résume pas aux molécules : depuis des années, il tisse un maillage éolien et solaire sur une partie du sous-continent, avec des contrats publics affichés.
Voir la ficheElectrabel
Vieille maison de 1905, rebaptisée en 1990, Electrabel reste le bras armé d’ENGIE en Belgique pour produire et vendre de l’électricité et du gaz.
Voir la ficheInner Mongolia Datang International New Energy Company
Ce n’est pas un slogane de transition : sous le label new energy, la machine industrielle Datang enfonce le pied solaire et éolien dans la Mongolie-intérieure, tout en reliant ces megawatts au réseau par des combos thermiques et gaziers qui interrogent le bilan carbone réel.
Voir la ficheSalym Petroleum Development
Une coentreprise née sous pavillon Gazprom Neft et Shell exploitation des bassins Salym en Khanty-Mansiysk, désormais refermée sous pavillon russe.
Voir la ficheCompañía General De Combustibles S.A.
Au premier semestre 2025, CGC affiche un EBITDA en forte hausse et une production de brut qui repart — au prix d’un ticket massif dans le shale neuquino et d’un mur de refinancement qui ne pardonne pas.
Voir la fiche