Innovation

Energy Vault Holdings, Inc.

Energy Vault Holdings, Inc.

Pionnier opportuniste Innovation sous perfusion

À propos de Energy Vault Holdings, Inc.

1. Modèle économique

Le groupe vend et intègre des systèmes de stockage pour le réseau, encadre leurs gestion via sa couche logicielle (VaultOS), et depuis 2024 pousse une stratégie de propriété d’actifs sous la bannière Asset Vault, visant des flux de type tolling plutôt que de simples ventes d’équipement. Sur l’exercice clos le 31 décembre 2025, le communiqué de résultats du 17 mars 2026 publie un chiffre d’affaires de 203,7 M$ (+340 % sur 2024), une marge brute de 23,6 %, un carnet de commandes contractuel de 1,3 Md$ et une trésorerie (y compris caisse immobilisée) de 103,4 M$. La même source retranscrit encore une perte nette GAAP de 103,6 M$ en 2025 (contre 135,8 M$ en 2024) et un EBITDA ajusté toujours négatif sur l’année (‑21,2 M$), alors qu’il devient positif au quatrième trimestre (9,8 M$). La guidance 2026 vise 225 à 300 M$ de revenus. L’effectif précis n’apparaît pas dans cet extrait de comptes ; pour le périmètre social consolidé, se référer au rapport annuel Form 10-K 2025 déposé auprès de la SEC. Aucune fiche publique ADEME, ni rapport CSRD français, n’a été repérée : l’entreprise relève de la disclosure américaine.

2. Impact réel

L’impact climat direct se joue à l’échelle du système électrique : flexibiliser le réseau pour absorber plus d’énergies renouvelables et déplacer la production. Les livrables du groupe sont des BESS et, en parallèle, des démonstrations gravitaires ou hydrogène dont la pénétration commerciale reste plus étroite que celle des batteries. Le communiqué cité met en avant un score de durabilité S&P Global de 74/100 en 2025 ; ce type d’évaluation mesure surtout la maturité disclosure / gouvernance ESG, pas une masse de CO₂ évitée auditée dans le texte. Pour un lecteur européen, l’enjeu est donc moins de rattacher la société à un mix français (PPE ou fiches sectorielles ADEME) que de situer ses projets là où la nécessité de stockage longue durée explose — Australie, États-Unis, désormais Japon et chantier balkanique annoncé.

3. Innovations / partenariats

La tour à blocs composites est restée le symbole marketing ; le chassis de revenus, lu dans les faits publiés en 2025-2026, ce sont les livraisons BESS, le montage IPP et les accords industriels. En octobre 2025, un apport de 300 M$ en actions privilégiées avec Orion Infrastructure Capital officialise la plateforme Asset Vault, avec l’objectif affiché d’accélérer un EBITDA récurrent massif. Début 2026, un financement obligataire convert de 150 M$ referme aussi le refinancement d’une dette Yorkville à coût élevé (clôture de l’emission convert). Côté technologie batterie, un accord d’approvisionnement de 1,5 GWh avec Peak Energy sur des systèmes sodium-ion fabriqués aux États-Unis est acté dans le même communiqué de résultats. En Italie, un agrégat hybride gravité / batteries autour d’un site sarde est décrit par la presse spécialisée (projet en Sardaigne). En avril 2026, l’entrée au Japon avec 850 MW de pipeline BESS achève de dessiner un groupe mondial, pas californien seulement.

4. Greenwashing / zones grises

Le tableau publié le 17 mars 2026 avec les résultats montre un déséquilibre de liquidité court terme mesurable : environ 121 M$ d’actifs courants pour 165 M$ de passifs courants au 31 décembre 2025, soit un ratio courant ≈ 0,73 — dans un contexte où le résultat net reste fortement négatif malgré la hausse du chiffre d’affaires (détail des postes au bilan). Ce n’est pas du *greenwashing* clinquant, mais un signal d’exécution sous contrainte : la promesse « infrastructure durable » se finance encore au prix d’opérations de capitaux et de titres. Sur le storytelling technologique, l’analyse de presse spécialisée décrit un pivot massif du gravitaire vers le lithium-ion après l’IPO, avec la pression des droits de douane sur les batteries importées (analyse du pivot post-SPAC). Enfin, la physique du stockage gravitaire fait l’objet d’une critique académique publique (rentabilité énergétique, densité) relayée par la presse technique danoise (doutes soulevés à l’Université technique du Danemark). Ici, la zone grise est simple : le discours ESG peut rester flatteur pendant que le cœur du business devient batteries, actifs et data centers.

5. Positionnement stratégique

Energy Vault vise à devenir une PMI d’infrastructures qui construit, possède et rémunère des actifs de stockage, tout en surfant la vague IA via un cadre avec Crusoe pour des data centers modulaires près de son site texan (évoqué dans le communiqué T4 2025). La passation de 540 MW « sous contrat, en service ou en construction », contre 65 MW un an plus tôt, illustre l’accélération. Dans le même mouvement, le groupe revendique une place haut de bilan ESG sectorielle — un atout commercial dans les appels d’offres institutionnels, sans lever pour autant toutes les questions de fond sur la part réelle de chaque filière dans la valeur créée.

Verdict WattsElse

La transition d’Energy Vault n’est pas seulement énergétique, elle est comptable : les tours de blocs alimentent encore le récit, mais c’est le ferme des batteries, les obligations convertibles et les giga-projets offshore qui portent le risque et la récompense. Quand le bilan parle plus fort que la maquette, le stockage devient une histoire de fonds propres autant que de physique.

Sources : businesswire.com · s203.q4cdn.com · energyvault.com · businesswire.com · greenunivers.com · businesswire.com · latitudemedia.com · ing.dk

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