La Française de l’Énergie
Spécialiste du gaz de mine et de l’énergie verte, elle transforme les vieux puits en opportunités de croissance durable... ou presque.
À propos de La Française de l’Énergie
Gaz de mine, avenir incertain
La Française de l’Énergie jongle habilement entre extraction traditionnelle et ambitions vertes, oscillant entre passé charbonnier et futur renouvelable.
Histoire & positionnement
Fondée en 2009 en Lorraine, La Française de l’Énergie s’est imposée comme experte dans la valorisation du gaz de mine, notamment le méthane récupéré des anciennes mines de charbon. Elle est ainsi un retour inattendu dans un paysage énergétique en mutation, visant à recycler les reliquats du passé industriel français plutôt que de les enterrer. Cotée depuis 2016 à Euronext Paris, elle revendique une stratégie résolument tournée vers les énergies bas carbone, tout en s’appuyant sur un modèle initialement fossile. Sa présence en France et en Norvège illustre son ambition d’enrichir sa palette de solutions énergétiques, depuis le gaz naturel renouvelable jusqu’à l’hydrogène. [La Française de l’Energie, un acteur ambitieux dans le paysage énergétique français](https://www.francaisedelenergie.fr/blog/2015/07/08/la-francaise-de-lenergie-un-acteur-ambitieux-dans-le-paysage-energetique-francais/)
Chiffres clés ou projets récents
Au premier semestre 2025, l’entreprise a affiché une croissance de 45 % de son chiffre d’affaires, frôlant les 15,5 millions d’euros, portée par un élargissement de ses activités en France et à l’international. Ses réserves de gaz certifiées dans les Hauts-de-France atteignent désormais 3,6 milliards de mètres cubes, un joli gisement à exploiter. Avec des objectifs financiers ambitieux à horizon 2030, elle espère dépasser les 175 millions d’euros de chiffre d’affaires et un EBITDA excédant 85 millions d’euros. [Rapport TipRanks](https://www.tipranks.com/news/company-announcements/la-francaise-de-lenergie-reports-strong-revenue-growth-and-expansions-for-2025), [Business Wire](https://www.businesswire.com/news/home/20220113005852/fr/), [Décision Bourse](https://www.decisionbourse.fr/analyses-valeurs/2025/05/30/la-francaise-de-lenergie-un-producteur-denergie-tres-rentable-et-peu-valorise/)
Impact écologique / RSE
Si La Française de l’Énergie joue la carte bas carbone via le gaz renouvelable et l’hydrogène, son modèle repose encore largement sur la valorisation du gaz fossile issu des anciennes mines, une dichotomie qui pourrait gêner les militants les plus convaincus. Néanmoins, ses efforts pour réduire l’empreinte carbone via des projets certifiés affichent une posture mesurée et positive, ancrée dans la réalité industrielle. [Voir le détail sur leur impact](https://www.francaisedelenergie.fr/blog/2015/07/08/la-francaise-de-lenergie-un-acteur-ambitieux-dans-le-paysage-energetique-francais/)
Innovations / partenariats
L’entreprise mise sur la diversification avec le gaz naturel renouvelable (GNR) et l’hydrogène, espérant accompagner la transition énergétique tout en ratissant large sur les ressources fossiles et renouvelables. Ses partenariats industriels et zones d’implantation en France et Norvège traduisent un savant dosage entre innovations vertes et valorisation d’anciens gisements bien connus. [En savoir plus](https://www.francaisedelenergie.fr/blog/2015/07/08/la-francaise-de-lenergie-un-acteur-ambitieux-dans-le-paysage-energetique-francais/)
Conclusion
La Française de l’Énergie incarne à merveille le paradoxe d’une transition encore liée aux reliques du passé, où opportunisme industriel et ambitions bas carbone s’entrelacent sans tout à fait se départir d’un héritage fossile bien ancré.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Kondel Grup
Une raison sociale suffit rarement à prouver un modèle climat ; ici, le rapprochement public entre Kondel Grup et la case Énergies renouvelables se heurte à un problème vieux comme les bases média : aucun site corporate, brochure investisseurs ou canal de presse ne permet de tracer, sous cette graphie exacte, un opérateur photovoltaïque, éolien ou gaz vert…
Voir la ficheKauhajoen Lämpöhuolto Oy
** À Kauhajoki, dans l’Ouest de la Finlande, un opérateur de réseau de chaleur 100 % municipal tente de concilier « nature » et facture, alors que la courbe des combustibles bois et la place résiduelle de la tourbe dans le mix injectent du sel dans l’équation climat–comptabilité.
Voir la ficheESSA - Empresa Electrificadora de Santander
ESSA distribue dans un département qui regarde déjà Bogotá et le marché wholesale : les chutes de tensions techniques ne racontent qu’une moitié de l’histoire.
Voir la ficheFERTIGHY FRANCE
Le groupe promet de relocaliser la chimie du nitrate sur le dos de l’hydrogène et du réseau RTE — et de couvrir à lui seul une part double de la consommation nationale.
Voir la ficheBodø Energi
À Bodø (Nordland), le groupe public est présent sur tout le tableau : commerce de l'électricité, chauffage de réseau, services industriels au bâti, infrastructures de recharge.
Voir la ficheIntegrated Coal Mining (ICML)
Integrated Coal Mining Limited n’est pas une « pure player » du solaire : c’est la mine captive de Sarisatolli qui nourrit les besoins thermiques de CESC, avec un panneau photovoltaïque de 9 MW en Gujerat pour décorer la transition.
Voir la ficheOdaş Enerji
Le nom « Odaş Enerji » recouvre, dans les documents publics, le groupe turc ODAŞ — pas une société française homonyme — et surtout son bras production électricité coté Odaş Elektrik Üretim Sanayi Ticaret A.Ş.
Voir la ficheAperam
Aperam vend un récit séduisant: celui d’un sidérurgiste déjà plus circulaire que la moyenne, mieux placé que ses pairs pour verdir l’inox.
Voir la ficheTapal Wind Energy (Pvt.) Limited
Tapal Wind Energy (Pvt.) Limited n’est plus qu’un nom d’usage : la juridique opérationnelle, c’est désormais ACT Wind (Pvt.) Limited, producteur éolien de 30 MW dans le corridor de Jhimpir (Sind).
Voir la ficheOulun Energia Siirto ja Jakelu Oy
Dans le nord de la Finlande, une filiale de réseau au nom d’emprunt finlandais raconte toute la tension des DSO en Europe : investissements massifs, fiabilité qui bruine, et politique tarifaire qui redevient politique après des années de discipline.
Voir la ficheNew Brunswick System Operator
Le titre « New Brunswick System Operator » apparaît encore dans des annexes contractuelles, mais la partie sérieuse vit dans le Transport et exploitation de réseau.
Voir la ficheBoreas Enerji
Derrière l’orthographe « Boreas Enerji » se profile surtout l’acteur turc Boreas Enerji (site Boreas Enerji Üretim Sistemleri A.Ş., 2025), exploitant historique du parc Boreas 1 à Enez (Edirne).
Voir la ficheVingkraft Hakarp AB
On cherche Vingkraft Hakarp AB dans les annuaires : la piste s’évanouit.
Voir la ficheConexus Baltic Grid
Le transporteur letton assure le gazoduc national et le seul stockage souterrain des pays baltes, Inčukalns — plaque tournante entre la Finlande, les États voisins et les marchés européens.
Voir la ficheMPI-SUSMAT
Le nom évoque une start-up ; il désigne en réalité un sanctuaire de la science des matériaux sous bannière Max Planck.
Voir la ficheRosUkrEnergo
Coentreprise à moitié Gazprom, à moitié côté ukrainien via Centragas, RosUkrEnergo a incarné pendant une décennie l’intermédiation gazière la plus politique d’Europe : profits colossaux, géopolitique du transit, et filière judiciaire qui continue de cliqueter en 2025 alors que la société suisse n’existe plus sur le marché.
Voir la ficheGENSA
Ce n’est pas la commune girondine : GENSA est une entreprise publique mixte de production dans une Colombie qui martèle la « transition » tout en traînant un héritage thermique et des ruptures de paiement sur le marché de l’électricité.
Voir la ficheDaimler AG
— La dénomination Daimler AG désigne désormais, depuis 2022, la Mercedes-Benz Group AG** à Stuttgart : géant automobile, pas opérateur pétrogazier malgré un cache sectoriel trompeur.
Voir la ficheZhenfa Pakistan New Energy Company (Pvt.) Ltd
Zhenfa au cartouche, Atlas au compteur : la centrale de Layyah incarne le photovoltaïque « à l’échelle réseau » au Pakistan.
Voir la ficheAIJU
L’association de recherche AIJU (né en 1985 autour du secteur jouet-enfance-loisirs) incarne depuis des années une expansion intellectuelle très « transition » : recyclage et emballages, biodiesel pilote piloté LIFE, métaux industriels régénérés, eau industrielle mieux fermée dans la boucle.
Voir la ficheEmelari
** Sous la marque Emelari, une poche de distribution électrique dessert l’extrême nord chilien — clients concentrés, lignes exposées, et une gouvernance désormais ligotée au groupe CGE, lui-même sous pavillon chinois depuis l’aval de la concurrence.
Voir la ficheOphir Energy
Ophir Energy n’existe plus en tant qu’entreprise cotée : la marque a été engloutie en 2019 par MedcoEnergi, mais le socle qu’elle avait assemblé en Asie — Thaïlande, Indonésie, puis ce qui a survécu du rebalançage d’Ophir — continue de générer barils, pieds cubes et rentes.
Voir la ficheMedina Garvey Electricidad
Pilote d’un bastion encore rare en Espagne — un distributeur d’électricité local hors des grands opérateurs nationaux —, Medina Garvey Electricidad vit la transition sous double pression : câbler et inventorier un réseau vieillissant, alors que la fraude sur le réseau basse tension explose aux yeux des municipalités desservies.
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