Last Energy
Micro-réacteurs nucléaires modulaires : le nucléaire qui promet de s'imposer aussi vite qu'il se construit, en 24 mois chrono.
À propos de Last Energy
Nucléaire démultiplié
Last Energy joue la carte du nucléaire modulaire pour déployer vite et fort une énergie décarbonée — mais peut-on accélérer la patience réglementaire et sociale ?
Histoire & positionnement
Créée en 2019 à Washington D.C., Last Energy s'est lancée dans la course aux microcentrales nucléaires modulaires, avec son modèle PWR-20, un réacteur de 20 MWe assemblé en usine puis transporté sur site, prêt à fonctionner en 24 mois. Cette approche vise à casser la lenteur traditionnelle du nucléaire et s’implante sur des usages béton : centres de données et industrie lourde. Pour leur site officiel, c’est par ici.
Chiffres clés ou projets récents
En août 2024, la start-up a levé 40 millions de dollars en série B, totalisant 64 millions depuis son lancement, rendez-vous pris pour la construction de 30 micro-réacteurs dans le comté de Haskell, Texas, avec en ligne de mire les centres de données qui adorent la fiabilité nucléaire. Plus de détails sur leur levée ici et sur leur projet texan là.
Impact écologique / RSE
Si la micro-modularité fait rêver côté empreinte carbone opérationnelle, la question du cycle complet, du démantèlement et des déchets restent sur la table, comme souvent avec le nucléaire. Last Energy joue la carte de la transparence en mettant en avant ses engagements, mais reste sous le regard attentif des observateurs. Pour leur politique RSE, c’est visible sur leur site.
Innovations / partenariats
Novateur, Last Energy a noué un partenariat avec le Centre d'excellence en sécurité énergétique de l'OTAN pour exploiter les potentialités militaires de ses micro-réacteurs, démonstration que la miniaturisation nucléaire peut aussi servir des intérêts géopolitiques au-delà du civil. Cet accord est détaillé ici.
Conclusion
Entre promesses d’une décarbonation express et défis réglementaires à rallonge, Last Energy incarne à merveille le pari risqué du nucléaire à grande vitesse — séduisant et source de questionnements dans un même souffle.
Données clés
- Fondée
- 2010
- Siège
- Edimbourg, United Kingdom ↗
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Castle Mountain Hydro Ltd
Castle Mountain Hydro Ltd n’apparaît pas sur les radars boursiers : c’est précisément une IPPC canadienne — productrice indépendante — accrochée à un cours d’eau de montagne et à un contrat long avec BC Hydro.
Voir la ficheGemeinschaftskraftwerk Irsching GmbH
Le siège dit « pétrole et gaz » cache une réalité plus précise : une coentreprise bavaroise qui tient une unité CCGT de pointe, mais dont la marge dépend des prix du gaz et des arbitrages réseau.
Voir la fichePorvoon energia
À Porvoo, la transition du réseau de chaleur ne tient pas à une phrase RSE : elle se joue en millions d’euros, en arbitrages hydrogène abandonnés et en pompe à chaleur de 12 MW.
Voir la ficheEnergia Global Castellana
La carte « pays » importe peu quand le nom trahit déjà la géographie : Energia Global Castellana renvoie à l’un des epicentres historiques de l’éolien espagnol, la Castille, où les permis et le réseau ont longtemps dicté le rythme du méga-watt.
Voir la ficheWind Energy i Brålanda AB
Sous le libellé recherché, les registres et agrégateurs suédois pointent vers Brålandatorp Vind AB (Org.nr 556798-4645), pas une « success story » de la transition mais un micro-actif éolien au bilan minuscule, coincé entre désengagement d’un promoteur historique et pression acoustique croissante sur le parc ancien.
Voir la ficheVicTrack
** Propriétaire étatique du rail et du tram en Victoria, VicTrack gère un patrimoine colossal et des flux télécoms critiques.
Voir la ficheInternational Network for Sustainable Energy
Pas de facturation au MWh : l’International Network for Sustainable Energy, siglé INFORSE, incarne depuis Aarhus une coordination d’associations environnementales entre vision mondiale « 100 % renouvelable », coopération Nord‑Sud et plaidoyer frontal contre les lobbies industriels aux grandes conférences climat.
Voir la ficheHeizkraftwerk Pforzheim GmbH
Après un siècle de charbon, l’actif industriel porté par l’ex-Heizkraftwerk Pforzheim GmbH s’est fondu dans le groupe municipal SWP.
Voir la ficheDESARROLLO EOLICO DEL EBRO S.A.
Derrière un nom de fleuve, Desarrollo Eólico del Ebro S.A.
Voir la ficheCobre Las Cruces
Cobre Las Cruces n’est ni une startup ni une PME discrète : c’est le complex minier-metallurgical qu’envisagent des promoteurs comme pilier européen de métaux critiques près de la métropole andalouse.
Voir la ficheKraftringen
Le géant énergétique municipal du sud de la Suède déploie un capex historique et une chaudière-biomasse géante pour verrouiller le chauffage urbain.
Voir la ficheSky Solar Ostrov
On cherche en vain un « storytelling » solaire dédié : Sky Solar Ostrov apparaît surtout dans les greffes, sous l’alias fréquent Solar Ostrov**, au cœur du Plzeňský kraj.
Voir la ficheAEM SA
Le sigle « AEM SA » recouvre plusieurs firmes ; pour le secteur « autres énergies » et un opérateur de réseau, l’entité pertinente est l’Azienda Elettrica di Massagno SA, distributeur historique du Luganais — pas l’AEM Industries marocaine (maintenance industrielle).
Voir la ficheSoltech Energy Solutions
** Ce n’est pas une énième « scale-up » nordique anonyme : Soltech Energy Solutions incarne la rampe solaire B2B du groupe Soltech — panneaux sur immobilier et grandes toitures, parcs et stockage — alors que la holding livre des exercices sanglants et referme brutalement des fronts résidentiels et néerlandais.
Voir la ficheTập đoàn Sao Mai
Le groupe vietnamien Sao Mai (ASM) a massivement investi dans le solaire domestique et projette un éolien transfrontalier au Laos — tout en publiant en 2025 un bilan financier qui ressemble à une sécheresse assénerée par les intérêts et le change.
Voir la fichePa Chien Hydro Power JSC.
Une petite société vietnamienne tient depuis 2013 une centrale au bord du cours d’eau — le genre d’actif que l’on présente comme « propre » par défaut.
Voir la ficheJSC "Concern Rosenergoatom"
Rosenergoatom n’est pas une « startup verte » : c’est l’opérateur du parc nucléaire civil russe au sein du périmètre Rosatom, à l’intersection brutale de la production bas-carbone, de l’export réacteur et du verrou sécuritaire autour de Zaporizhzhia.
Voir la ficheK-WIND
La PME 케이윈드 (K-WIND, Korea Windpower Management) ne fabrique pas la « K-Wind » nationale de Doosan Enerbility : elle grimpe aux turbines pour les maintenir vivantes.
Voir la fichePhu Thanh My JSC.
Phu Thanh My JSC incarne un parcours classique du capitalisme énergétique vietnamien : développeur d’hydroélectricité raccordé à EVN, puis pièce d’un regroupement industriel, puis actif cédé à un investisseur régional.
Voir la ficheAdven
Le nom prête à la collision numérique, mais cette fiche concerne Adven Group, le groupe finlandais de services énergétiques pour l’industrie et les réseaux de chaleur — pas un dessin animé ni une start-up française homonyme.
Voir la ficheCS Energy Ltd
Il ne s’agit pas d’un fournisseur « tout vert » européen, mais bien de CS Energy Ltd : groupe public du Queensland dont le cœur de métier reste l’électricité charbonné et échangée dans le marché spot australien (NEM).
Voir la ficheCooperativa de Consumo de Energía Eléctrica Chillán
Coopérative historique du sud du Chili, Copelec incarne une distribution « de proximité » prise en étau entre la transition affichée et un maillage saturé.
Voir la ficheTaiwan Power Co
Monopole public taïwanais de fait sur une chaîne de valeur massive — production, transport, distribution — l’entreprise est au cœur d’un compromis impossible : ne pas brûler la carte énergétique de l’île tout en absorbant le choc thermique et le choc financier.
Voir la fiche