PARQUE EOLICO EL HINOJAL S.L.
À première vue, c’est une ligne comptable espagnole ; à Tarifa, sur le détroit de Gibraltar, c’est un concentré d’électricité verte, de prix de marché…
À propos de PARQUE EOLICO EL HINOJAL S.L.
1. Modèle économique
Structure type *special purpose vehicle* : la société détient et exploite un parc mature, réinjecte l’électricité sur le réseau et arbitre entre contrats, couvertures et marché spot. Les agrégateurs espagnols classent l’activité en commerce d’électricité (CNAE 3514) et situent le siège au Paseo de la Castellana 91 à Madrid, loin des éoliennes mais proche des bancs d’investissement — signal classique d’actif « porté » par un gestionnaire patrimonial (fiche eInforma). La presse économique a formalisé en novembre 20192019 la cession, notifiée à la CNMV, de la filiale Parque Eólico Hinojal vers Green Swell sous mandat de Plenium Partners, pour un complexe total annoncé à 36 MW et dix-neuf turbines Vestas V90 — un montage d’endettement historique (crédit syndiqué voisin de 47,8 M€ à l’origine) explicitement évoqué dans le récit local (Cinco Días, Diario de Cádiz). L’effectif consolidé de cette microstructure n’est pas cartographié dans les synthèses gratuites : vous raisonnez en actif financier, pas en « grande industrie » employeuse.
2. Impact réel
Le journalisme de proximité chiffre l’équivalent ~100 GWh/an et un *ordre de grandeur* de 18 000 foyers desservis, ce qui donne l’échelle d’un outil de décarbonation effective si le productible suit le vent (Diario de Cádiz). Ce n’est pas un chapitre de la PPE 3 française, mais le parallèle mérite d’être posé : alors que l’ADEME rappelle le bilan cycle de vie favorable de l’éolien terrestre en Europe, un parc inauguré au milieu des années 2000 se situe aujourd’hui au seuil des arbitrages « produire / re-motoriser / démanteler » — autant de choix qui fixent le réel impact CO₂ sur la durée utile résiduelle et sur le recyclage des pales. À l’échelle ibérique, la pression pour poursuivre la montée en puissance des EnR vers l’horizon 2030 reste structurelle (Global Energy Monitor) ; ce site, lui, joue la carte de la rente bas-carbone déjà installée.
3. Innovations / partenariats
Sur la table d’ingénierie, l’actif est volontairement classique : V90 au catalogue Vestas, pas de tribune « deep-tech » publique au nom de la SPV. L’« innovation » visible est patrimoniale — bascule d’actionnariat vers un véhicule de fonds — et juridique : maintien d’audits légaux publiés au BORME après la reconfiguration du groupe, signe qu’un investisseur institutionnel traite encore cette coquille comme une entité rapportant des comptes certifiables. À l’inverse, les nouveaux projets tarifènes s’affranchissent déjà avec des budgets capex massifs et des exigences de détection aviaire intégrées dès la conception (Europa Sur) : le benchmark environnemental de la filière monte, ce qui change la donne pour les machines héritées des années 2000.
4. Greenwashing / zones grises
D’abord le risque de grand écart financier : les bases de données d’entreprise affichent une chute du chiffre d’affaires de 35,98 % en 2023 puis un rebond de 7,38 % en 2024, séquence typique d’un producteur hypersensible au pool bien plus que d’une « success story » narrative (fiche eInforma). Ensuite, le bruit de collision sur l’éolien espagnol : *El País* rapportait en juin 2024 que près de 9 000 oiseaux avaient été recensés morts en trois ans sur le territoire national à la suite de chocs avec des aérogénérateurs — chiffre de monitoring qui alimente procédures et opinion publique, même si chaque parc porte sa propre histoire locale (El País). Ajoutez la densité médiatico-politique du détroit — où la presse andalouse reconnecte encore Audax, la dette et le vent tarifèno (Europa Sur) — et vous obtenez un actif vert sans greenwashing démontré, mais exposé à la fois au prix et à l’acceptabilité écologique fine.
5. Positionnement stratégique
La société incarne le passage d’un intégré coté Audax à une logique fonds infra : la transaction de 2019 a cristallisé la titre d’actif irréversible, désormais géré pour rendement et conformité (Diario de Cádiz). Dans un paysage espagnol qui doit encore accélérer pour coller à ses plafonds-renouvelables 2030 (Global Energy Monitor), ces 36 MW ne sont ni une start-up ni un champion export : c’est une poche de volatilité monnayable, coincée entre une mer de prix et une falaise technique à surveiller.
Verdict WattsElse
Certains parcs « verts » se jugent à la turbine ; celui-ci se lit à la courbe du CA et au calendrier du repowering — deux détécteurs de vérité moins photogéniques que les pales, mais plus bavards sur l’avenir.
Sources : einforma.com · thewindpower.net · thewindpower.net · cincodias.elpais.com · diariodecadiz.es · connaissancedesenergies.org · librairie.ademe.fr · globalenergymonitor.org · boe.es · europasur.es · elpais.com · europasur.es
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
North American Company
En 1890, une holding du New Jersey concentre tramways, électricité et charbon sous une étiquette qui sonne comme un continent tout entier ; en 1946, la Cour suprême enterre ce modèle.
Voir la ficheSPMR
Le pipeline Méditerranée–Rhône est l’un de ces ouvrages qu’on ne voit pas mais dont dépendent routes, aéroports et dépôts entre la Méditerranée, le couloir rhodanien et les accès genevois.
Voir la ficheIlek
Ilek a bâti sa réputation sur une promesse rare dans la fourniture d’énergie: du renouvelable français, traçable, et un récit de proximité avec les producteurs.
Voir la ficheLandsvirkjun
Producteur public quasi monopole de l’électricité en Islande, Landsvirkjun capitalise sur une trajectoire entièrement hydro-géothermique et vente une puissance rare en Europe : celle d’un mix sans combustible fossile pour la génération.
Voir la ficheLakeland Electric
** Lakeland Electric tire un trait définitif sur McIntosh 3 et encapsule quarante ans de cendres sous un bouclier budgétaire à deux chiffres de millions.
Voir la ficheEDES S.A.
À Bahía Blanca et dans le périmètre qui capte l’ombre portée du Polo Petroquímico sud, EDES distribue une électricité dont le prix et la physique ne coïncident plus depuis des années avec la facture présentée au client final.
Voir la ficheParagon Oil
Le mot « Paragon » colle à l’huile comme une étiquette mal collée : une firme historique américaine, une enseigne de chauffage à Brooklyn, et surtout des opérateurs africains qui misent tout sur l’amont fossile — avec, en toile de fond, une crise politico-réglementaire autour du bloc offshore PEL 37.
Voir la ficheMARINE SOUTH EAST LIMITED
Elle fait à peine mouche sur les registres : garantie sans capital action, jargon de projet public et site « MSE International ».
Voir la ficheSchoeller-Bleckmann Oilfield Equipment
L’ingénierie de haute précision tient le rouleau compresseur d’un secteur en surcapacité : chez SBO, la diversification « new energy » s’ébauche pendant que le cœur d’affaires plonge au rythme des budgets pétroliers.
Voir la ficheUganda National Oil Company
L’État ougandais a fait de la Uganda National Oil Company (UNOC) le bras armé d’une manne promise : participation au giron du lac Albert, oléoduc EACOP, raffinerie, importations nationales.
Voir la ficheDuqueco
On parle bien de Duqueco, le complexe sur le rio Duqueco (région du Biobío, Chili) qui fournit de l’électricité renouvelable au système interconnecté central.
Voir la ficheA.T. Williams Oil Co.
Elle a commencé avec six stations à Winston-Salem et s’est terminée dans un closing à 2,82 milliards de dollars.
Voir la ficheParque Fotovoltaico Chépica
Ce n’est ni une licorne ni un slogan : un petit parc solaire au cœur du Libertador General Bernardo O’Higgins, calibré pour le segment PMGD, avec une fiche technique précise et un suivi environnemental public.
Voir la ficheSkoda Auto Volkswagen India
À Pune et Aurangabad, Škoda Auto Volkswagen India Private Limited incarne une filière très chargée : SUVs localisées, réseau commercial dense, exports vers l’Afrique ou l’Asie du Sud‑Est.
Voir la fichekiloWattSol
Moins connue du grand public que les grands producteurs d’électricité, kiloWattsol incarne une forme d’influence discrète mais structurante : celle du conseil indépendant qui rend des centrales et des portefeuilles « bancables » devant banques et fonds.
Voir la ficheDPDC
DPDC n’est ni un opérateur « tech » de façade ni un simple gestionnaire de coupures : c’est le filet électrique qui structure le sud de la capitale bangladaise, pris en étau entre une demande qui monte en charge, un mix national encore très carboné et des arriérés qui sèchent la trésorerie.
Voir la ficheNewtron Group
Le chantre italien de la mobilité durable, ou comment réhabiliter véhicules et bateaux sans trop froisser mère nature — ou son bilan carbone.
Voir la ficheBaşkent EDAŞ
Devant 7,5 millions de personnes desservies dans sept provinces, Başkent EDAŞ incarne le paradoxe d’un distributeur qui investit massivement dans la tuyauterie électrique turque tout en restant sous le feu de l’EPDK, le gendarme du marché.
Voir la ficheAurora Wind Power
Derrière le nom Aurora Wind Power, il faut d’abord trier les homonymes : ici, il s’agit du véhicule sud-africain qui a porté le parc West Coast One (94 MW), entré en service en 2015 près de Vredenburg, et affilié au consortium autour d’ENGIE — pas du groupe britannique Aurora Energy Services, spécialiste des prestations, ni du site Aurora Wind qu’Enel…
Voir la ficheCAD-TERV KFT.
Une PME hongroise qui vend du numérique industriel depuis plus de deux décennies s’expose au spatial avec un financement à deux chiffres de pourcentage d’aide publique, pendant que ses agrégateurs de données financières parlent de croissance de chiffre d’affaires et de marge sous pression.
Voir la ficheHrvatska elektroprivreda
Le géant public HEP a survécu à la tempête 2022-2024 en déployant l’hydro, le nucléaire slovène et les marchés d’achat — mais la facture est là : dette refinancée, thermique encore massive et gouvernance marquée par une succession brutale au sommet.
Voir la ficheGAMESA ENERGIA S.A. Y EOLICA NAVARRA
Le nom « Gamesa Energía S.A.
Voir la ficheFECYT
Fondée en 2001, la FECYT (« Fundación Española para la Ciencia y la Tecnología ») incarne au quotidien le cadrage ministériel de la science espagnole : ce n’est ni un exploitant ni un producteur dans le périmètre classique WattMonde, mais un bras institutionnel où se joue la mise en lisibilité des enjeux technologiques, y compris climat et innovation.
Voir la fiche