Rabbalshede Vind AB
Rabbalshede Vind AB n’est pas une énigme sectorielle : c’est une société anonyme suédoise (org.nr 556872-2879), basée à Rabbalshede (Västra Götaland), dont la maison mère figure au registre comme Rabbalshede Kraft AB (556681-4652) (fiche d’entreprise).
À propos de Rabbalshede Vind AB
1. Modèle économique
L’objet social public est explicite : projektering, drift och investeringar i vindkraftverk och annan förnybar energi — prospectif, production, capital sur l’éolien et les renouvelables (fiche d’entreprise). Le classement d’activité SNI 35120 (« génération d’électricité à partir de sources renouvelables ») confirme qu’il s’agit bien d’un producteur, pas d’un simple courtier.
Au 31 décembre 2024, les indicateurs publiés à partir des déclarations au registre donnent pour Rabbalshede Vind AB un chiffre d’affaires d’environ 339 MSEK (338 654 _tkr_), un résultat d’exploitation d’environ 52 MSEK (51 974 _tkr_) mais un résultat net d’environ –1,8 MSEK (–1 820 _tkr_), avec zéro salarié déclaré sur ce bilan social — configuration fréquente d’un véhicule d’actifs nourri par la holding (fiche d’entreprise).
À l’échelle consolidée accessible sur portail financier suédois, Rabbalshede Kraft AB affiche des agrégats d’un autre ordre : pour 2024, Allabolag liste un CA de 163,1 MSEK, une perte nette de –780,2 MSEK, une solvabilité de 98,2 % et une liquidité de 439,9 % — lecture typique d’une holding « infrastructure » où charges financières, valorisations d’actifs et opérations intra-groupe peuvent écarteler le résultat net sans éteindre la stratégie d’expansion décrite publiquement (présentation du groupe).
2. Impact réel
Le rapport de durabilité 2024 du groupe publie 32 402 tCO₂e sur les scopes 1–3 de la chaîne de valeur — une photographie d’empreinte opérationnelle et d’achats, assortie d’une première analyse de double matérialité annoncée sur le portail (rapport de durabilité 2024). Ce n’est pas un prêt-à-porter « électricité neutre » : c’est un inventaire volontaire, dont la robustesse dépend des facteurs d’émission retenus.
Côté production déployée, le groupe met en avant un premier BESS de 20 MW / 20 MWh sur le parc Femstenaberg (46,2 MW éolien existant), calibré pour services système et équilibrage (mise en service du stockage). En Finlande, deux parcs solaires (Lamminneva, Isoneva) sont présentés comme cumulant >109 MWp et >95 000 MWh/an, avec un ordre de grandeur d’évitement d’environ 7 500 t CO₂/an selon la communication corporate — chiffre scenario-based, non mesure indépendante (aide de l’UE aux projets solaires). Pour un lecteur français, l’équivalent PPE 3 / fiches ADEME reste périphérique : le calibrage stratégique est européen (financements UE, REN) et nordique (marché wholesale, acceptance sociale).
3. Innovations / partenariats
L’articulation avec le TD Greystone Infrastructure Fund apparaît dans les acquisitions éoliennes finlandaises (deux parcs, 106 MW combinés selon le communiqué) (renfort en Finlande) et dans la première incursion hors Scandinavie sur Ballycadden en Irlande (24,2 MW, ~66,9 GWh/an annoncés) (expansion en Irlande).
Les subventions ne sont pas occultées : >9,1 M€ via le couple RENEWFM / Innovation Fund pour les deux solaires finlandais en mai 2025 (subvention européenne). En parallèle, le pipeline suédois inclut Lönhult (quatre turbines jusqu’à 206 m, ~80 GWh/an attendus) (projet Lönhult).
4. Greenwashing / zones grises
PFAS : *Västmanlands Läns Tidning* publie, en 2024, une prise de position qualifiant de trop étriquée l’analyse des risques PFAS liés aux composants d’éoliennes, avec enjeux sols / nappes explicitement soulevés (débat sur les PFAS).
Recours locaux : Tidningen Västsverige rapporte, en octobre 2025, un pourvoi contre le projet Brattön–Sälelund (Munkedal), évoquant neuf turbines jusqu’à 290 m de hauteur totale — le projet vise environ 250 GWh/an selon la presse spécialisée qui couvre aussi l’autorisation du comté (recours des riverains, décision préfectorale commentée).
Sensibilité aux aides : la subvention européenne de >9,1 M€ sur les actifs finlandais, annoncée mai 2025, rend la rentabilité out-of-subsidy testable dès que les instruments UE ou les règles d’additionnalité bougent (subvention européenne).
Lecture « vert » vs lecture « rouge » du compte de résultat : le groupe mélange un résultat net profondément négatif au niveau de la holding (Allabolag) et une filiale éolienne encore excédentaire en exploitation mais légèrement déficitaire après financement (fiche d’entreprise) — l’écart invite à ne jamais confondre transition bas-carbone et tranquillité actionnariale.
5. Positionnement stratégique
Rabbalshede Vind AB demeure le bras comptable éolien du groupe Rabbalshede Kraft, tandis que la narration corporate pousse les Energy Parks (éolien + stockage + hybridsation solaire / hydrogène dans les documents de durabilité) (rapport de durabilité 2024), avec des jalons 2024–2025 côté Irlande, Finlande et BESS (expansion en Irlande, renfort en Finlande, mise en service du stockage).
Le pari stratégique est double : empiler capacités et financements UE sur des marchés où la demande d’EnR reste structurellement haute, tout en économisant du consentement sur des machines toujours plus hautes — pari qui se lit déjà dans les colonnes judiciaires plus que dans les seuls KPI RSE.
Verdict WattsElse
Rabbalshede Vind AB, c’est la coque juridique d’un groupe qui accélère plus vite que le consentement local — et dont le bilan carbone volontaire ne neutralise ni les pertes nettes de la holding ni les questions chimiques posées par l’éolien moderne.
Sources : hitta.se · allabolag.se · rabbalshedekraft.se · hallbarhetsrapport2024.rabbalshedekraft.se · rabbalshedekraft.se · rabbalshedekraft.se · rabbalshedekraft.se · rabbalshedekraft.se · rabbalshedekraft.se · vlt.se · tidningenvastsverige.se · vindkraftsnyheter.se
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Kiraz ÇPAL GES1
À Kiraz, dans la province d’İzmir (Turquie), le sigle GES1 ne désigne pas une filiale « corporate » mais l’unité solaire du Kiraz Çok Programlı Anadolu Lisesi (ÇPAL) : un toit-école de 25 kW, pensé comme outil pédagogique et de trésorerie.
Voir la ficheEndesa Cogeneración y Renovables
Elle porte encore ce nom dans les mémoires industrielles, mais c’est désormais Enel Green Power España SL** qui pilote la production renouvelable et la cogénération dans la galaxie Endesa.
Voir la ficheACSA
** L’exploitant des grands aéroports sud-africains affiche, pour l’exercice 2024/25, un chiffre d’affaires de 7,9 milliards de rands et un bénéfice net d’environ 1,1 milliard — un retournement comptable spectaculaire dans un pays où l’électricité vacille et où le carburant aviation reste une importation stratégique.
Voir la fichePetrodow
Une fiche « Réseaux & Distribution » suppose une société identifiable : SIREN, LEI, licence de gestionnaire ou au minimum une trace presse et réglementaire cohérente.
Voir la ficheCông ty CP Nhiệt điện Hải Phòng
Le producteur qui alimente le pic vietnamien a publié des comptes solides en 2025, une trésorerie confortable et un plan de charge affiché pour la saison sèche 2026.
Voir la ficheÖlindustrie-Gesellschaft
Le nom Ölindustrie-Gesellschaft renvoie à la première industrialisation du pétrole des Carpates et à la fabrique de Trzebinia, longtemps au cœur de la chaîne logistique qui alimentait la société de distribution austro-hongroise OLEX, avant la consolidation européenne du XXᵉ siècle en galaxies BP.
Voir la ficheWASABI INNOVATIONS LTD
Deux adresses web « Wasabi », deux planètes : ici, ce n’est pas le cloud américain qui lève des centaines de millions, c’est une coquille balkanique de conseil et de gestion de R&D sur l’hydrogène et le solaire, désormais calée sur un gros wagon européen ENDURION.
Voir la ficheLuftbolaget i Topperyd AB
Micro-producteur suédois né du boom éolien des années 2010, Luftbolaget i Topperyd AB incarne la figure du SPV à marges élevées et à effectif zéro — tant que la politique locale laisse les pales tourner à l’identique.
Voir la ficheRed Electrica
Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité espagnol a des comptes à rendre sur la fiabilité comme sur la modernisation des lignes.
Voir la ficheEGEBI (Entreprise Générale d'Électricité et de Bâtiments Industriels)
Spécialiste ivoirien de l'électricité industrielle, elle éclaire Abidjan comme une étoile... mais sans éblouir question transition énergétique.
Voir la ficheVicat
Vicat reste l’un des rares grands industriels français capables de peser à la fois sur le ciment, le béton prêt à l’emploi et les granulats.
Voir la ficheUBS IIT/ REST
Ce n’est pas une « entreprise » au sens d’une PME française : c’est un montage d’actifs entre UBS Asset Management (gestion d’infrastructure en equity) et REST (Retail Employees Superannuation Trust), l’un des grands super funds australiens.
Voir la ficheChina Resources Power (Wenzhou) Co Ltd
Sur le littoral du Zhejiang, la même marque peut encaisser un prix pour un éolien offshore et porter jusqu’à 4 GW de charbon ultra-supercritique — dont une phase II calibrée pour 2025.
Voir la ficheTaaleri Energia
Taaleri Energia, cheville ouvrière énergétique du groupe finlandais coté Taaleri Oyj, incarne une filière où l’« impact » climatique se mesure au gigawatt — et où la rentabilité affichée dépend encore fortement du calendrier des cessions et des plus-values comptables.
Voir la ficheMatthews Engineering
Matthews Engineering n’est pas un opérateur de réseau classique : c’est la marque industrielle de précision qui prolonge Matthews International jusqu’aux chaînes batteries et hydrogène.
Voir la ficheALEC PAYS DE RENNES
L’Agence locale de l’énergie et du climat du Pays de Rennes incarne depuis 1997 ce que les collectivités entendent par « transition » sur le terrain : patrimoine, réseaux de chaleur, rénovation, mobilité, EnR citoyennes.
Voir la ficheBC Hydro
BC Hydro incarne l’électricité « propre » de la Colombie-Britannique — jusqu’au jour où la sécheresse rallume le thermique et où un barrage devient symbole de dérapage et de contestation.
Voir la ficheGD Power Inner Mongolia New Energy Development Co. Ltd.
Solaire · China
Voir la ficheMajor Drilling Group International
Le cache WattsMonde vous place dans le pétrole et le gaz ; les comptes et les communiqués, eux, parlent d’abord de métaux et mines.
Voir la ficheBinani Industries ltd
Binani Industries — devenue BIL Vyapar Limited — était surtout un conglomérat indien (cimenterie, fibres, holdings) où l’électricité jouait un rôle satellite : chauffer des fours industriels, pas vendre du courant sur le marché.
Voir la ficheAdvito
Optimiser les voyages d'affaires, tout en faisant semblant de sauver la planète un rendez-vous à la fois.
Voir la ficheCompañía Eléctrica Rivera-Bernad
Née avec le siècle dernier sur le rio Martín, la Compañía Eléctrica Rivera-Bernad incarne une Espagne où l’hydro locale devient une pièce de puzzle géante : depuis février 2025, son actif phare est entré dans une rampe d’accès au géant Endesa au prix d’un milliard d’euros pour tout un bouquet hydraulique.
Voir la ficheCông ty CP Sông Ba
Record de production en 2025, résultats qui explosent le plan d’affaires : Công ty cổ phần Sông Ba (SBA) incarne l’hydraulique « à bon débit » cotée à Ho Chi Minh-Ville.
Voir la fiche