Star Energy
Star Energy Group plc (ex-lignée IGas Energy, cotée au Royaume-Uni) est bien l’entité pétrole–gaz–géothermie visée ici : pas de confusion raisonnable avec un homonyme français ou américain quand on croise le site corporate, les rapports 2024 et les annonces RNS.
À propos de Star Energy
1. Modèle économique
Le cœur du revenu reste l’hydrocarbure : production nette moyenne d’environ 1 989 barils équivalent pétrole par jour en 2024, contre 2 100 boepd en 2023, avec un chiffre d’affaires de 43,7 M£ (49,5 M£ en 2023) et une perte après impôt de 12,6 M£ (contre 5,5 M£ de perte en 2023), selon les agrégats publiés dans le rapport annuel 2024 et la synthèse résultats 2024. L’EBITDA ajusté recule à 11,1 M£ (16,1 M£ en 2023). La direction table sur un capex 2025 d’environ 10 M£, dont 5,8 M£ pour le projet gas-to-wire Singleton (valorisation du gaz au lieu de la torche), chiffrage repris dans la présentation fin d’exercice 2024. Côté ressources humaines, le document d’annual report fait état d’environ 133 collaborateurs en 2024 (moyenne mensuelle, direction comprise) — ordre de grandeur d’une E&P onshore UK aux effectifs serrés. La guidance production 2026 autour de ~2 000 boepd a été relayée par les dépêches marché, par exemple MarketScreener.
2. Impact réel
Sur le plan climat, la réalité est celle d’un producteur fossile : chaque baril et chaque m³ gaz vendus ajoutent des émissions à la combustion chez les clients — les inventaires d’émissions du groupe et la part exacte « évitée » par la géothermie ne sont pas reprises ici faute de publication consolidée simple à citer sans déraper vers l’interprétation. Les projets géothermie–réseaux de chaleur (Southampton, partenariats hôpitaux) pointent vers une décarbonation du chauffage locale, alignée sur la logique européenne de chaleur renouvelable et de réseaux ; en France, la PPE3 et le déploiement des réseaux alimentent le même mouvement structurel (feuille de route PPE3), tandis que le bilan Fonds Chaleur 2025 illustre l’ampleur des financements publics côté chaleur renouvelable — un écosystème rhétoriquement proche de l’offre Star, mais un marché réglementaire distinct du champ fiscal UK (Energy Profits Levy, etc., évoqué dans les communiqués de résultats).
3. Innovations / partenariats
Le groupe a annoncé une facilité de crédit de 25 M€ pour financer la croissance géothermique, opération relayée par la presse spécialisée (ThinkGeoEnergy). Côté offtake institutionnel, Star a publicisé un accord stratégique avec Veolia pour des projets géothermiques à grande échelle visant hôpitaux et sites industriels (communiqué du 6 mai 2025), et un MoU avec Bring Energy pour étendre le réseau de chaleur de Southampton (annonce du 3 mars 2025). En avril 2026, la société a signé la vente de sa filiale croate IGeoPen à Enna Geo (jusqu’à 2,8 M€ cash + earn-out selon les termes des annonces), opération décrite par ThinkGeoEnergy et Sharecast : recentrage patrimonial évident.
4. Greenwashing / zones grises
La narration « transition » bute sur des charges comptables : le rapport annuel 2024 intègre une dépréciation de 4,3 M£ sur le projet géothermique de Stoke-on-Trent, suite à l’évolution du partenariat (SSE) et à un scénario énergie-issue-des-déchets qui fait vaciller le schéma initial — signal concret de risque d’exécution sur la géothermie « flagship ». Parallèlement, le capex 2025 reste lourdement orienté optimisation et valorisation du pétrole et du gaz (dont Singleton), ce qui alimente le soupçon d’un porte-étiquette climat plus visible que la structure du bilan (présentation FY2024). Sur le terrain, l’ONG WinACC documente une opposition locale au redémarrage du puits Avington 3 dans le South Downs National Park, avec argumentaire sur le méthane associé et les incohérences avec les budgets carbone (page de campagne). Enfin, la dégradation du résultat et la hausse de l’endettement net (souvent commentée autour de 7,5 M£ fin 2024 dans la littérature des résultats ; à recouper ligne par ligne dans le PDF ci-dessus) soulèvent la question d’une transition financée par le fossile tant que la chaleur géothermique n’occupe pas une part matérielle du chiffre d’affaires.
5. Positionnement stratégique
Star joue la carte du double métier : stabiliser ~2 000 boepd sur des actifs matures tout en empilant les partenariats (Veolia, NHS/hôpitaux cités dans les communications récentes, réseau urbain Southampton) pour capter la demande institutionnelle de chaleur bas-carbone. La cession croate libère de la trésorerie cloisonnée et clarifie un périmètre UK, ce qui colle à une phase d’austérité stratégique après une année 2024 difficile. Dans un secteur européen où la chaleur renouvelable devient un critère d’urbanisme et de finance public (voir encore la dynamique ADEME – Fonds Chaleur), Star cherche un rôle d’opérateur infra locale ; le pari, c’est que la qualité du portefeuille géothermique UK compense la dépendance structurelle au baril.
Verdict WattsElse
Star Energy avance avec des partenariats « verts » photogéniques, mais son balai comptable 2024 et son capex pétrolier rappellent une évidence de terrain : la transition se lit d’abord dans le cash, pas dans le slogan — et à Avington, le South Downs ne lui laisse aucun répit narratif.
Sources : starenergygroupplc.com · starenergygroupplc.com · marketscreener.com · info.gouv.fr · ademe.fr · thinkgeoenergy.com · starenergygroupplc.com · starenergygroupplc.com · thinkgeoenergy.com · sharecast.com · starenergygroupplc.com · winacc.org.uk
Données clés
- Fondée
- 1999
Identifiants publics
- Wikidata
- Q7600700
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Ellomay
Ellomay se vend comme développeur intégré d’activités renouvelables sous plusieurs juridictions, tout en tirant encore une partie essentielle de sa valeur du segment thermique et des arbitrages réglementaires.
Voir la ficheMobil Park
* La fiche « Distribution » bute sur un paradoxe : sous l’intitulé exact Mobil Park*, aucune société de négoce d’énergie ne sort des registres et des bases de presse comme un acteur autonome — alors qu’en 2025, le nom revient en une du sport-sponsoring au Mexique.
Voir la ficheCommunauté d’Agglomération du Grand Albigeois
Six communes sur seize ont refusé le budget primitif 2025 ; en parallèle, l’agglo publie des volumes d’investissement « transition » à deux chiffres de millions et un PCAET ambitieux jusqu’en 2028.
Voir la ficheMoser Baer Clean Energy Limited (MBCEL)
Le nom Moser Baer Clean Energy Limited cache aujourd’hui une filiale indienne du groupe Hindustan Powerprojects — Hindustan Cleanenergy Limited — incarnée dans les appels d’offres solaires et les batteries, mais portée par un actionnaire qui verrouille aussi le charbon.
Voir la ficheArcelorMittal Galați
Le plus grand combinat de Roumanie porte encore le nom d’un géant — ArcelorMittal Galați — mais vit désormais sous celui de Liberty Galați : sidérurgie plate stratégique, plan de décarbonation à neuf zéros…
Voir la ficheDurmah Electric Company
Le nom « Durmah Electric Company » renvoie, selon toute vraisemblance, à une homophonie/homonymie avec la Dhuruma Electricity Company (DEC) — société saoudienne propriétaire de la centrale Riyadh PP11.
Voir la ficheOX2 AB
OX2 n’est plus une cote en bourse : depuis l’offre d’EQT Infrastructure et le retrait de Nasdaq Stockholm le 21 octobre 2024, le développeur suédois basé à Stockholm (créé en 2005) accélère la prise de participation dans ses propres actifs — au prix d’une intensité capitalistique et de frictions sociopolitiques qui dessinent un autre rapport au risque qu’à…
Voir la ficheChina Power International Development Limited
Filiale de generation cotée à la Bourse de Hong Kong, China Power International Development Limited (souvent abrégée « China Power ») incarne la bascule industrielle du groupe public State Power Investment Corporation (SPIC) vers l’électricité « propre », sans avoir encore refermé le livre du thermique.
Voir la ficheSPP Two Co Ltd (SPP 2)
* Derrière l’étiquette « SPP 2 » ne se cachent pas des gigawatts d’éolien, mais une filiale industrielle rayongaise au gaz, rangée dans le giron PTT via GPSC.
Voir la ficheModiin Energy
Coté à Tel-Aviv, Modiin Energy joue sur deux temporalités : celle d’un pétro-partnership à effectif minimal, accroché à des barils américains (Colorado, Texas, Californie), et celle d’une saga transactionnelle — Golfe du Mexique à neuf chiffres, obligations en shekels, réserves gonflées par des mises à jour 2026.
Voir la ficheSluneta FVE
Deux parcs près de Dubňany et Ratíškovice, une maison mère cotée à Prague et des flux de trésorerie qui font pâlir le secteur en Europe : Sluneta FVE illustre le solaire « historique » à tarifs garantis, porté par FiT et par une gouvernance entrepreneuriale — et coincé dans les remous budgétaires de Prague.
Voir la ficheHärjevads Vind AB
* Le nom évoque un classique Aktiebolag* de filière éolienne en Suède — le genre de coquille juridique derrière un parc donné.
Voir la ficheMarkWest Energy
** La marque MarkWest incarne encore le socle gazier et LGN de MPLX dans les bassins où la fracturation nourrit tout un empire midstream.
Voir la ficheEólica Guadalteba
Le nom « Eólica Guadalteba » sonne comme une marque unique ; il recouvre en réalité deux histoires espagnoles superposées : une filiale historique d’EDPR sur des parcs déjà en service, et un nouveau « macroparque » de près de 1 GW porté par Moeve (ex-Cepsa) et accroché à l’hydrogène vert andalou.
Voir la ficheCR Technology Systems CI
Spécialiste des solutions électriques moyenne tension qui connecte l’énergie avec un sérieux teinté d’italianité technologique.
Voir la ficheSiang Phong Agriculture Development Co
** Derrière un nom de société agricole se cache un cas d’école de méthanisation industrielle : récupération du méthane sur effluents de fécule de manioc, cogénération et mécanisme CDM enregistré à Genève.
Voir la ficheSevillana de Electricidad
Le nom Sevillana de Electricidad sonne encore comme une marque locale, mais l’identité juridique a été absorbée par le groupe Endesa (lui-même dans l’orbite d’Enel).
Voir la ficheCentrica
British Gas fait encore le bruit métropolitain, mais les comptes 2025 disent une autre histoire : après la crise prix, les marges redeviennent « normales », l’EBITDA plonge alors que le groupe bascule des milliares vers le nucléaire neuf (Sizewell C), du méthanier Grain LNG et des milliards de métres intelligents : Centrica poursuit une mutation de géant…
Voir la ficheSavulahden päiväkotikoulu
Ce que WattsMonde a rangé sous « énergies renouvelables », ce n’est ni une société ni une production décentralisée : c’est un équipement public à Savulahti (Palokka), Jyväskylä, Finlande, où crèche et école primaire (cycles 1 à 4) coexistent depuis 2019.
Voir la ficheRóng yì Solutions
Faciliter la transition bas carbone, ça paraît simple, mais ça demande en fait une belle gymnastique stratégique.
Voir la ficheRBGK
Le cache « Autres énergies » fait parfois surgir des libellés bruts — RBGK en est une empreinte numérique presque trop courte pour passer un scanner KYB sérieux : ni site corporate repéré, ni SIREN, ni levée médiatisée sous ce bloc-là.
Voir la ficheVästanby AB
Västanby AB est un nom souvent confondu avec le parc de Lomma.
Voir la fichePlanair
Chez Planair, on ne vend ni kilowattheures ni panneaux: on vend de la conception, de l’arbitrage technique et de la mise en musique territoriale.
Voir la ficheMOLINOS DEL CIDACOS S.A.
Productrice indépendante sur le papier, cette société riojane incarne la phase « bisse » de l’éolien espagnol : actifs matures, résultat tenu mais chiffre d’affaires en chute libre, et région d’ancrage où les autorisations neuves se grippement en 2026.
Voir la fiche