Statkraft Perú S.A.
Statkraft Perú S.A.
À propos de Statkraft Perú S.A.
1. Modèle économique
Statkraft Perú est la plate-forme péruvienne du groupe norvégien Statkraft : elle vend de l’électricité à partir d’un parc hydroélectrique qu’elle exploite et développe des projets solaires et éoliens pour diversifier le flux. Les revenus viennent des contrats et du marché : en septembre 2025, un accord couvrant 106 GWh par an d’énergie 100 % renouvelable pendant cinq ans avec Claro Perú ancre la valorisation « verte » sur un grand consommateur de télécoms, avec traçabilité via certificats I-REC. Le groupe a par ailleurs cédé en bloc des actifs non stratégiques : en l’opération d’octobre 2025 avec Conelsur passent 522 km de lignes et 23 sous-stations, dans une vague de cessions où Statkraft annonce pour le troisième trimestre 2025 des désinvestissements d’environ 13,5 milliards de couronnes norvégiennes au total. Chiffre d’affaires et effectif de la filiale péruvienne : non publiés de manière isolée dans les sources ouvertes consultées ; le lecteur reste renvoyé aux agrégats de la maison mère (Statkraft AS).
2. Impact réel
Le positionnement annoncé est exclusivement renouvelable : la fiche péruvienne du groupe mentionne neuf centrales hydroélectriques pour environ 450 MW de puissance installée et une production annuelle d’environ 2 500 GWh, équivalente à la consommation de plus d’1,8 million de foyers. Le site péruvien (mis à jour en avril 2026) indique 432 MW injectés sur le réseau national — écart à interpréter comme mise à jour comptable ou périmètre, non comme deux opérateurs distincts. Les grands projets en file (dont le solaire Lupi à plus de 4 500 m d’altitude, annoncé pour 180 MW sur la fiche projet) visent à ajouter du photovoltaïque et de l’éolien au mix historiquement hydro. Comparaison PPE3 / ADEME : peu pertinente pour une entité péruvienne ; l’angle utile reste l’alignement sur les objectifs nationaux d’électrification et d’EnR du pays hôte et la pression carbone des clients industriels, pas la norme européenne.
3. Innovations / partenariats
Au-delà du PPA Claro, le pipeline se cristallise en projets nommés : acquisition puis montée en puissance de parcs (dont Emma en côte nord, avec une concession évoquant une phase 1 72 MW pour jusqu’à 408 MW en scénario hybride) ; le solaire Lupi vise l’exploitation des hauts plateaux andins avec un capex indicatif de 115,9 millions USD et une emprise autorisée de 352,87 hectares par le Minem. La « RSE » s’affiche via des rapports de durabilité (références GRI côté groupe) ; pour le périmètre péruvien précis, les indicateurs détaillés restent à extraire des publications dédiées plutôt que d’être inférés ici.
4. Greenwashing / zones grises
L’argument « 100 % renouvelable » tient pour la production déclarée ; la zone grise est réglementaire et foncière, pas rhétorique. L’OEFA avait notamment infligé à Statkraft Perú une sanction atteignant 12 226 unités impositives de tribut (ordre de grandeur cité dans la procédure) avant que la résolution du 27 mars 2026 n’annule cette décision en appel, ce qui confirme une exposition judiciaire forte même après classement favorable à l’opérateur. Sur Lupi, la presse relève que la superficie autorisée empiète sur des terres communales (Cambrune) et l’administration domaniale, avec mécanisme de servitude et compensation — matière classique aux tensions d’acceptabilité dans les Andes (autorisation et périmètre). Aucun article ADEME, Connaissance des Énergies, GreenUnivers ou Énergie & Stratégie relatif spécifiquement à Statkraft Perú n’a été identifié dans la veille ouverte pour cette fiche.
5. Positionnement stratégique
Statkraft Perú pivote : céder la transmission pour renforcer la génération EnR (hydro tiroir, vent et soleil en extension) correspond à la lecture de la transaction Conelsur et du calendrier de désinvestissements groupe. Le couple « PPA corporate + pipeline GW » vise à occuper la niche des acheteurs exigeants sur la traçabilité (I-REC évoqués par Claro) tout en préparant l’intégration de grandes masses d’éolien et de solaire sur un réseau andin contraint.
Verdict WattsElse
Statkraft Perú incarne la course à l’échelle des majors EnR sur les marchés émergents : cash libéré sur la transmission, signatures commerciales visibles, mais prix à payer en surveillance environnementale et en contestation foncière — le type d’équation où l’« vert » se joue autant au tribunal et sur le terrain qu’au mégawatt-heure.
Sources : claro.com.pe · bnamericas.com · statkraft.com · statkraft.com · statkraft.com.pe · statkraft.com.pe · bnamericas.com · statkraft.com.pe · gestion.pe · gob.pe
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
ENERGIAS AMBIENTALES DE SOMOZAS S.A.
Somozas, en Galice, incarnateur du repowering à l’espagnole : quatre-vingt-onze petites turbines retirées, neuf machines neuves financées avec des milliards européens, et des comptes d’entreprise qui racontent autre chose qu’un simple tableau de bilan d’utility.
Voir la ficheAnglo-Persian Oil Company
Fondée en 1909 après la découverte de Masjed Soleiman (26 mai 1908), l’Anglo-Persian Oil Company (APOC) a ouvert l’exploitation industrielle des hydrocarbures au Moyen-Orient, avant d’entrer en Anglo-Iranian Oil Company (AIOC, 1935) puis en British Petroleum (1954) : le groupe actuel, bp p.l.c., porte donc l’héritage d’une concession, d’un intégré…
Voir la ficheEMPRESA DE ENERGIA DE BOYACA S.A. E.S.P.
Le distributeur régulé du plateau colombien traverse une mue industrielle — centrale solaire Helios, lignes kilométriques — tout en restant pris dans les ressorts tarifaires de la CREG et dans les délais de l’État sur les subventions.
Voir la ficheGuizhou Dafang Power company
Le Guizhou multiplie les records en énergies renouvelables, mais ses baseload restent assis sur le thermique.
Voir la ficheTedcastles Oil Products
Ancienne Tedcastles, aujourd’hui Top, l’entreprise distribue depuis des décennies le pétrole raffiné en Irlande, désormais intégrée à Irving Oil et à Whitegate, la seule raffinerie nationale.
Voir la ficheAB INSTITUTE OF ENTREPRENEURSHIP DEVELOPMENT LTD
Sous ce nom légal austère se cache une micro-société de droit chypriote, ancrée à Polis Chrysochous, qui vend des services numériques aux porteurs de projets et apparaît dans la formation des adultes européenne (EPALE) — pas un exploitant dont le périmètre « autres énergies » serait documenté comme pour un IPP ou un développeur d’ENR.
Voir la ficheOJSC "Kaluga Sales Company"
Attention : le libellé anglais OJSC « Kaluga Sales Company » désigne en pratique le producteur public d’activité de fourniture garantie d’électricité dans l’oblast de Kalouga (Russie), côté Moscow Exchange sous le ticker KLSB — et non un opérateur pétrolier ou gazier.
Voir la ficheThermal Power Plant-3 SSH Co
Sous l’intitulé anglophone « Thermal Power Plant-3 SSH Co », la fiche sectorielle pointe en pratique vers la Thermal Power Plant No.
Voir la ficheVINCI Energies
La transition énergétique a ses fabricants de récits, et ses poseurs de câbles.
Voir la ficheUNIROMA3
L’Università degli Studi Roma Tre (UniRoma3) n’est pas une « boîte » de l’énergie : c’est un ateneo public romain, créé en 1992, qui tire l’essentiel de ses moyens des financements publics et des programmes européens, tout en transformant son campus en laboratoire vivant de production renouvelable et d’efficacité.
Voir la ficheTechnip Énergies
Record de chiffres d’affaires en 2025, narration « énergie propre », paris massifs hydrogène et circularité : voilà le portrait flamboyant du groupe coté qui continue en parallèle d’assembler des trains de liquefaction géants avec des clients golfe.
Voir la ficheAyllu Solar
Ce n’est ni une start-up parisienne ni un producteur indépendant : Ayllu Solar est l’étendard territorial du Solar Energy Research Center (SERC Chile), piloté par l’Université du Chili avec les universités de Tarapacà et d’Antofagasta, dans la région d’Arica y Parinacota.
Voir la ficheSAESA
** Fondée en 1926 à Osorno, au Chili, Saesa incarne l’infrastructure électrique du sud du pays : millions de compteurs, dizaines de milliers de kilomètres de lignes, et une trajectoire d’investissement vers le stockage en transmission.
Voir la fichePLN + Dongfang Electrik Corp PT Dalle Energy
Le trio PLN–Dongfang Electric–PT Dalle Energy n’est pas une société fusionnée : c’est une chaîne industrielle indonésienne où l’opérateur public historique achète et exploite, le constructeur chinois équipe, et l’intégrateur local assure l’EPC sur des blocs charbon puis signe la suite « verte » du catalogue.
Voir la ficheCNES
L’agence spatiale française n’est pas une « boîte de l’énergie » au sens PPE : c’est un établissement public qui pilote programmes, lancements et données, avec un budget record et une rhétorique verte de plus en plus assumée.
Voir la ficheNINA
Nina Energy Limited, ce n’est ni un prénom sur Wikidata ni un jargon de crédit immobilier américain : c’est une jeune structure qui mise sur la pyrolyse de biomasse résiduelle pour produire du biochar, récupérer de la chaleur et monétiser la suppression de CO₂ dans un marché volontaire encore mouvant.
Voir la ficheDRIEAT Île-de-France
C’est l’arbitre public de la planification, du contrôle et du financement vert en Île-de-France.
Voir la ficheEnterprise GP Holdings
Enterprise GP Holdings, né sous les dorures du Downtown houstonien au milieu des années 2000, n’existe plus en tant que titre coté : absorbée par Enterprise Products Partners en 2010, elle est devenue la couche juridique d’un géant du transport et du traitement d’hydrocarbures.
Voir la ficheDuke Energy Progress LLC
Filiale électrique réglementée aux États-Unis (rapport annuel consolidé SEC 2025), Duke Energy Progress LLC porte une part déterminante du pari industriel du groupe Duke Energy dans les Carolines : data centers, accélération de la demande, et un mur de Capex que le groupe chiffre à 103 milliards de dollars sur cinq ans (rapport annuel interactif 2025).
Voir la ficheEnvolve Group
Le libellé « Envolve Group » ne correspond à aucune structure industrielle allemande de cette taille à Munich : les homonymes trouvables (petites structures « Envolve », conseil « Envolved », fonds « Envolve Capital », etc.) sont soit hors périmètre énergétique à cette échelle, soit hors localisation.
Voir la ficheHavřice Solar Plant
** En bordure d’Uherský Brod, un petit parc photovoltaïque incarne la « décennie solaire » tchèque de 2010 : production mesurable sur le réseau, mais trajectoire judiciaire qui pèse comme une charge — jusqu’à une indemnisation de l’État chiffrée en dizaines de millions de couronnes.
Voir la ficheGoodwill Power Plant
Goodwill Power Plant n’est pas une « start-up climat » : c’est une coquille juridique qui rattache le sud morave à l’empire énergétique de Tomáš Krsek.
Voir la fiche