Stavro Vind Aktiebolag
Stavro Vind Aktiebolag est une société de projet derrière deux parcs voisins du Västernorrland, 254 MW et 62 turbines mises en ligne vers fin 2021 selon le site du promoteur.
À propos de Stavro Vind Aktiebolag
1. Modèle économique
Le modèle est classique grande échelle régulée : investissement massif en actifs géolocalisés, revenus tirés surtout du contrat de vente de l’électricité et/ou de mécanismes de couverture indexés sur le marché nordique. L’accueil Stavro Vind présente Blodrotberget et Blackfjället, une ligne 132 kV et une sous-station partagée : le stock est d’abord technique et financier, pas commercial B2C. Les données 2024 compilées sur Allabolag indiquent un chiffre d’affaires d’environ 239,4 millions de couronnes pour un EBITDA d’environ 70,7 millions mais un résultat après éléments financiers de −90,95 millions de SEK : pattern typique du levier sur une SPV mature en phase de revenus récurrents. Merinfo signale 0 salarié au siège stockholmois (556953-6153) : la gouvernance d’exploitation est externalisée (asset manager, O&M, banques), ce qui concentre le risque sur la structure de financement et les engagements longs plutôt que sur une « maison » industrielle visible.
*(Correction: I accidentally typo'd the Allabolag URL - user had 2K3YHLLI5YE1K not 2K3145LLI5YE1K - must fix in final output)*
Let me fix - correct URL is https://www.allabolag.se/foretag/stavro-vind-aktiebolag/stockholm/energif%C3%B6rs%C3%B6rjning/2K3YHLLI5YE1K
I'll output clean markdown without typos.
Stavro Vind : 254 MW sous le vent, le compte sous les taux
Standfirst : Derrière le nom nordique se cache une SPV suédoise (556953-6153) qui porte deux parcs sœurs dans le Västernorrland et une capacité d’environ 254 MW annoncée sur le site du projet. Les derniers agrégats disponibles en 2024 montrent une activité déjà facturée mais un résultat net massacré par la finance : le geste politique « plus de renouvelable » y laisse la place à l’arithmétique des couvertures et des échéances.
1. Modèle économique
Le cœur du métier est la monétisation d’actifs éoliens : production vendue sous contrats longs et/ou mécanismes de marché, avec un besoin permanent de désendettement et de couverture des taux. L’accueil Stavro Vind met en avant Blodrotberget et Blackfjället, 62 éoliennes, une ligne 132 kV et une sous-station partagée : architecture typique d’un méga-parc terrestre livré au début des années 2020. Setterwalls retrace une structuration par Prime Capital, une commercialisation et un financement bancaire long terme (y compris une contribution KfW dans le montage cité). Les revenus 2024 publiés agrégés sur Allabolag se situent autour de 239,4 millions SEK de chiffre d’affaires, 70,7 millions SEK d’EBITDA, mais −90,95 millions SEK après éléments financiers : la marge opérationnelle existe, la marge actionnariale, elle, est écrasée par les charges financières. Merinfo note zéro salarié au sens comptable direct : vous regardez une coquille holding/SPV, pas une PME avec un « étage » RH visible.
2. Impact réel
L’impact climat passe ici par le débit électrique : au nord de la Suède, Stavro injecte sur le réseau nordique une électricité à très bas facteur carbone comparée au mix moyen européen, avec 62 machines référencées par Power Technology en Siemens Gamesa SWT-DD-142 (4,1 MW unitaire), clé en main fin 2021 pour le scénario décrit. WattsElse ne dispose pas d’un bilan carbone certifié public et spécifique à cette SPV (pas de rapport RSE lisible ex ante sur le dossier) : l’évaluation « nette » dépend des données de substitution du parc (productible, décommissionnement, infrastructure linéaire) et du contre-fossile implicite du barème nordique. Pour le cadrage politique, l’UE a verrouillé un objectif contraignant d’environ 42,5 % de renouvelables à l’horizon 2030, commenté par exemple dans la synthèse Euractiv ; à l’échelle de la filière, Connaissance des énergies situe l’éolien comme levier de décrochage gaz-charbon continent. Stavro s’inscrit localement dans ce puzzle nordique plus que dans un argu « France PPE3 » documenté sur cette entité.
3. Innovations / partenariats
Le deal structurel est le partenariat cible : toujours selon Setterwalls, deux PPA — avec Google (alimentation d’infrastructures numériques hors site, Finlande/Hamina dans la narration juridique publiée) et Holmen AB — servent de piliers commerciaux à la commercialisation du 254 MW après acquisition depuis l’industrie forestière historique. Côté ingénierie, la fiche Power Technology décline la filière nacelle et la chronologie de raccordement ; le site projet insiste sur l’aménagement (routes, sentiers) et le raccordement 132 kV. Le profil LEI confirme la filiale sous Stavro Holding I AB, utile pour suivre les mouvements de gouvernance sans se perdre dans les homonymes.
4. Greenwashing / zones grises
La première zone grise est comptable et datée : en 2024, ~239,4 M SEK de ventes pour ~70,7 M SEK d’EBITDA mais −90,95 M SEK après financements (Allabolag) : ce décrochage documente le risque de « vert » uniquement si l’on oublie que la valeur résiduelle se lit après intérêts, pas sur la courbe de vent. Une deuxième zone, non spécifique à Stavro mais structurante pour les PPAs « catalogues », est marchande : en mars 2025, Bloomberg raconte comment un très grand parc terrestre suédois (cas distinct de la fiche, mais même bassin de prix) en est venu à cumuler des pertes en raison de modalités contractuelles exposant à des achats spot coûteux lorsque la production s’écarte des hypothèses ; l’article accompagne la mécanique des prix parfois négatifs sur un réseau riche en renouvelable. Contraste de transparence : Merinfo affiche zéro emploi direct, ce qui légitime les questions sur qui porte la responsabilité environnementale de proximité (bruit, biodiversité, reprise d’écran) nommément au niveau SPV. Aucune condamnation pénale ou administrative liée à Stavro n’a été identifiée dans ce scan express : on reste sur des tensions économiques vérifiées.
5. Positionnement stratégique
Stavro incarne la maturation d’une vague d’investissement nordique : actif physiquement là, cash-flows déjà reconnaissables, mais rendement actionnarial soumis aux conditions de refinancement et aux courbes longues d’électricité. La structure Setterwalls / Prime Capital avec PPA corporate Google/Holmen positionne le projet comme pont entre Big Tech, industrie régénérable et banque allemande dans le récit public 2019-2021. Dans un européen qui pousse les EnR vers ~42,5 % d’ici 2030 (Euractiv), le signal à retainer est double : besoin massif de production bas-carbone, mais ajustements tarifaires qui pénalisent les conventions figées mal calibrées (Bloomberg).
Verdict WattsElse
Un parc qui tourne n’égale pas une rentabilité qui tient : Stavro allie prestige industriel 254 MW et prestige client Google/Holmen, mais son bilan 2024 crie que le futur vert se paie encore au compte financier.
Sources : stavrovind.com · allabolag.se · merinfo.se · setterwalls.se · allabolag.se · power-technology.com · euractiv.fr · connaissancedesenergies.org · lei-lookup.com · bloomberg.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Glendon Rubber
Le libellé « Glendon Rubber » renvoie aujourd’hui surtout à une séquence d’archive industrielle britannique, pas à un opérateur pétrolier et gazier identifiable sous cette raison sociale.
Voir la ficheAdo Enerji
** Pionnier de l’éolien sur les rives du détroit avec İntepe, Ado Enerji incarne une génération d’IPP qui ont construit la courbe des EnR sur le marché turc — puis ont figé un portefeuille d’environ 110 MW alors que le débat public se déplace vers les cascades hydroélectriques contestées et la résilience face aux crues.
Voir la ficheChina Electric Power Research Institute
L’inverse de la start-up fantasque : une usine à brevets de 70 ans rangée sous l’banner bleu doré du plus grand exploitant mondial du réseau.
Voir la ficheRaffinerie du Midi
La Raffinerie du Midi n’a plus aucune cuve en activité sous ce nom trompeur de « raffineur » : depuis des décennies, c’est avant tout une entreprise française de réception, de stockage et de distribution logistique de produits liquides au service des majors.
Voir la ficheBac Ha Hydropower Company
Une centrale encore dressée en emblème régional par la presse vietnamienne après la refonte administrative du nord se retrouve au cœur d’un autre récit : en août 2024, SGGP relate des inspections provinciales après les crues du Chay et cite un premier pic de relâchement de 2 779 m³/s imputé au complexe Bac Ha.
Voir la fichePetromiralles
Réseau de stations et cartes pro pour le transport lourd, reinflation des marges quand les cours explosent : Petromiralles incarne la distribution pétrolière « catalane » sous tension climatique.
Voir la ficheDargaTech SARL
Spécialiste burkinabé du pompage solaire, qui irrigue l’Afrique de l’Ouest tout en faisant tourner ses formations, histoire de ne pas tomber en panne d’idées.
Voir la ficheFortescue
Le géant du minerai de fer australien a emballé son storytelling dans l’énergie verte, avant un coup de frein public en 2024 : licenciements, fusion des pôles, objectifs hydrogène revus à la baisse — tout en signant le plus gros contrat d’engins « zéro émission » de son histoire.
Voir la ficheNorth Coast Water
Le nom « North Coast Water » renvoie en réalité à deux mondes — un opérateur privé sous concession en Afrique du Sud, un district public en Californie.
Voir la ficheC-CUBE
Silicon Valley, années MPEG : C‑Cube Microsystems a capté la migration de la vidéo vers le numérique avant de disparaître dans la consolidation des semi‑conducteurs.
Voir la ficheJihočeská plynárenská
À la limite où la Bohême du Sud touche Vysočina, une distribution de gaz encore marquée par l’histoire jihočeská poursuit sous un nom corporate une mission simple : acheminer le méthane, facturer les points de livraison, préparer quelques passerelles biométhane et hydrogène.
Voir la ficheHUS-yhtymä
Le 1er janvier 2023, la réforme des services sociaux et de santé a fait naître HUS-yhtymä, autorité publique qui porte l’ex-Hôpital universitaire d’Helsinki et Uusimaa : ce n’est pas un opérateur pétrolier, mais un géant hospitalier dont la dépendance au gaz pour la chaleur et la vapeur explique son apparition fantôme dans des bases « énergie ».
Voir la ficheDoreen Power
À Dacca, Doreen Power n’est plus une centrale : c’est une structure financière accrochée à trois IPP fioul qui encaissent encore des PPAs, pendant que les contrats mère s’effondrent.
Voir la ficheM&D Retail Militari SRL
Filiale roumaine du groupe Mobexpert, la SRL M&D Retail Militari incarne le pari du retail amené en prosommateur : un toit en photovoltaïque, une com’ « 100 % renouvelable », des comptes 2024 qui contredisent l’euphorie marketing.
Voir la ficheSarawak Energy Bhd Group
Sarawak Energy Berhad est l’acteur intégré (génération, transport, distribution) de l’électricité dans l’État malaisien du Sarawak, sur l’île de Bornéo : c’est bien ce « Sarawak Energy Bhd Group » que vise le secteur production électrique, et non un homonyme.
Voir la ficheLong Island Lighting Company
Pour des décennies, la Long Island Lighting Company (« LILCO ») a incarné une utilité américaine tout confort : jusqu’à son absorption par la puissance publique dans les années 1990, elle a vécu crises de Shoreham-Northport, surcharge de la dette et désenchantement des abonnés.
Voir la ficheAusNet
AusNet n’est pas une « startup climat » : c’est l’infrastructure invisible qui fait tourner le Victoria, depuis les tours de transport jusqu’aux compteurs gaziers, avec Brookfield dans le capital et le régulateur sur le dos.
Voir la ficheGosfield Wind LP
Le parc éolien de Gosfield n’est pas une start-up clinquante : c’est un actif mûr, raccordé, amorti dans la mécanique Brookfield sous l’étiquette Evolugen.
Voir la ficheMiRO
La plus grande raffinerie d’Allemagne ne se résume pas à des cuves et des canalisations : elle arrose le sud-ouest du pays en carburants, fioul léger et chaleur via le réseau urbain — et porte le poids d’une actionnarialité corsetée depuis 2022.
Voir la ficheScanergy Dalsland AB
une coquille juridique à Göteborg qui ne compte aucun salarié aux comptes, mais qui tient 24 MW d’éolien près de Mellerud : Scanergy Dalsland AB incarne la déconnexion classique, dans l’éolien, entre actif productif et structure comptable d’exploitation.
Voir la ficheBENEO
BENEO vend une promesse très contemporaine: moins de sucre, plus de fibres, davantage de protéines végétales, et un récit industriel bien huilé autour de la nutrition durable.
Voir la ficheBorås Energi och Miljö
Une holding municipale quasi sans fossiles dans les chaudières, mais avec des facteurs tarifaires sous pression et un passif fluvial qui remonte jusqu’aux rejets industriels anciens ; entre modèle nordique et dossiers qui gênent dans le Viskan, le portrait d’un opérateur public suédois où l’électricité n’est pas seule ligne de compte mais fil conducteur…
Voir la ficheEurus Energy
Eurus Energy Holdings n’est ni une start-up ni un label européen : c’est la tête de pont japonaise des boucles éolien + solaire, calée à Tokyo, ancée dans les ambitions « infrastructure verte » de Toyota Tsusho.
Voir la ficheATP Oil and Gas
ATP Oil & Gas n’est plus un « acteur » de la transition : c’est un cas d’école sur ce qui se passe quand l’exploitation offshore court après le crédit court terme, que la mer avale les rejets et que l’État fédéral se retrouve avec des milliards de passifs de démantèlement sous-garantis.
Voir la fiche