DAY ONE
Le nom Day One heurte : même orthographe, deux êtres.
À propos de DAY ONE
1. Modèle économique
Day One monetise une plateforme SaaS qui met en relation grandes organisations et associations pour des missions de mécénat de compétences (épisodes de mise à disposition d’employés, formalisation juridique, suivi RH). Au premier trimestre 2026, la presse régionale crédite l’éditeur d’environ 25 collaborateurs, 150 clients et un réseau de 1 500 associations pour 3 000 missions actives dans 400 villes — échelle nettement supérieure aux 800 associations évoquées deux ans plus tôt dans le même article. Le chiffre d’affaires 2024 n’est pas accessible publiquement dans les bases grand public des que la société a sollicité la confidentialité partielle des comptes (schéma fréquent chez les PME en phase d’investissement). En revanche, la levée de 1,2 M€ annoncée à l’automne 2024 auprès notamment de GO Capital et de business angels alimente le déploiement européen présenté dans le communiqué de presse. Côté aides publiques, la subvention régionale de 400 000 € (Centre-Val de Loire, annoncée début 2024) a structuré la phase d’accélération : un socle étatique que l’entreprise ne peut plus occulter lorsqu’on juge l’autosuffisance commerciale du modèle.
2. Impact réel
Ne cherchez pas ici un parc EnR ni un gramme de CO₂ évité certifié sur la chaîne industrielle : Day One n’intègre pas le périmètre « production et transport d’électricité » tel que le plan climat‑énergie (PPE3) ou les fiches ADEME pourraient le décortiquer. L’impact environnemental passe par des externalités sociales — temps expert mobilisé pour des associations éco‑citoyennes listées dans la communication Coq Vert — et par un effet indirect sur la sobriété organisationnelle des ONG. La page presse interne mentionne +2 000 actions solidaires et 500 missions par mois sur la base d’un effectif de 25 personnes : autant d’indicateurs d’activité, pas de ratio carbone audité. Pour un lecteur énergie‑climat, le signal utile est donc transversal : faciliter le travail bénévole professionnalisé qui, demain, pourrait compter dans certains rapports RSE au sens CSRD, mais sans substitution à la décarbonation des actifs sous-jacents des clients industriels ou transporteurs que la plateforme ne contrôle pas.
3. Innovations / partenariats
Le terrain technique réside dans l’industrialisation des dossiers juridiques (génération de Cerfa) et l’automatisation du crédit d’impôt à 60 %, mis en avant par le partenariat avec UPCoop (intégration 2026 à l’offre RH/RSE coopérative). La fusion avec Kolabee, acteur toulousain du don de compétences IT, élargit l’offre « Tech for Good » jusqu’aux parcours développeurs — segment rarement couvert pour les associations. À l’horizon image marque, l’adhésion en décembre 2024 à la communauté « Coq Vert » de Bpifrance, officialisée en janvier 2025, matérialise l’entrée dans un réseau d’écosystèmes green sans pour autant garantir une empreinte physique nouvelle mesurée dans la chaîne SaaS elle‑même.
4. Greenwashing / zones grises
Deux lignes rouges traversent ce dossier, avec preuves dans la vie des sociétés et non dans une simple opinion : premièrement, une réduction de capital social à 11012 € contre 11141 € suivant des décisions enjuin 2025 puis août 2025, annoncées au registre ; cet épisode doit être confronté aux investisseurs interrogés lors de la précédente levée et à la subvention régionale publique substantielle : ils incitent à dissocier narration « purpose » et capitalisation durable. Second signal de gouvernance tendue, la démission de la directrice générale déléguée Erica Beavers prend effet avec date anticipée rétablie au 7 oct 2024, publiée seulement en juin 2025 — hiatus médiat‑juridique rare sur une startup en scaling. À l’inverse, aucune condamnation judiciaire ou procédure ADEME/CSRD ne ressort des sources disponibles ; le « wash » potentiel, plutôt social que climatique, viendrait d’entreprises‑clientes utilisant les pourcentages d’« image améliorée » comme bouclier sans publier leur SCOPE 1‑3.
5. Positionnement stratégique
La boucle d’investissement européenne et l’absorption légale de Kolabee en mars 2026 donnent une masse critique nationale difficile à rerouter : désormais, doubler le volume missionnaire passe par une architecture unique siège Orléans et données RCS orléanaises. Le positionnement WattMonde — « Autres énergies » au sens où l’entreprise joue comme infra logicielle invisible comparable à ces technologies transversales cite rarement mais porte tout le parcours bas‑carbone des plans de formation — restera dissident jusqu’à ce qu’un benchmark carbone‑missions soit audité tiers. Le parcours client (« LVMH, Orange, Urssaf, Aviva », selon les exemples presse) indique cependant où se situent les priorités géographiques : France élargie puis Europe.
Verdict WattsElse
Day One française incarne une scaling‑factory du mécénat de compétences, pas un nouveau kilowatteur ; elle capitalise mécaniquement sur la triple contrainte financement public passé, micro‑capital social après apurement registral et turnover managerial documenté. Tant que le SCOPE climat réel du portefeuille client restera hors tableau de bord plateforme, son empreinte‑énergie restera ce qu’elle est aujourd’hui : celle du cloud et des trajets métier, pas celle qui sauvera la PPE3.
Sources : dayoneapp.com · day-one.co · larep.fr · madamedelacom.com · francebleu.fr · connaissancedesenergies.org · ademe.fr · day-one.co · day-one.co · up.coop · infonet.fr · entreprises.lefigaro.fr
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q18763353
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
01 DIAGNOSTIC ENERGIE
La sixième période des certificats d’économies d’énergie (CEE) ouvre un marché énorme pour les contrôles « systèmes complexes » — là où une PME bretonne, accréditée et très verbeuse sur sa technique, affiche encore un chiffre d’affaires déclaré de quelques milliers d’euros.
Voir la fiche2050 MATERIALS LIMITED
2050 Materials Limited n’est pas un producteur d’énergie : c’est une plateforme de données de durabilité pour l’architecture et la construction, enregistrée à Chypre (Limassol) selon les profils sectoriels (CB Insights).
Voir la fiche2050 Materials Switzerland GmbH
La 2050 Materials Switzerland GmbH est l’antenne suisse d’une plateforme née en 2021 qui promet de rendre les matériaux « comparables » sur l’énergie grise et la circularité — au moment où l’Europe exige des traçabilités Scope 3 de plus en plus contraignantes.
Voir la fiche2G ENERGIE SAS
La 2G ENERGIE SAS incarne en France la machine de guerre d’un groupe allemand en roue libre sur les marchés européens — cogénération, biogaz, promesse d’hydrogène — mais les comptes de la maison mère et ceux, plus discrets, de la filiale racontent deux vitesses.
Voir la fiche3 AXES
Pour le grand public comme pour les agrégateurs, « 3 arcs » attire les recherches orthographiques vers « trois axes », elle-même synonyme ambigu d’un écosystème minier ou d’un cintrage industriel sans lien avec le bâtiment.
Voir la fiche3EDATA
Le nom « 3EDATA » tombe sur deux planètes : une PME espagnole issue de l’université de Saint-Jacques-de-Compostelle, orientée ingénierie environnementale et télédétection (site 3edata), et le géant bruxellois des données et du conseil EnR qui opère SynaptiQ.
Voir la fiche3E PERFORMANCE SAS
Saint-Martin-d’Hères n’est pas une capitale énergétique au sens gaz-pétrole-charbon : c’est un hub d’ingénierie où 3E Performance SAS (SIREN 524 834 009) vend de la performance mesurable — audits, ISO 50001, monitoring — à une industrie sous contrainte carbone.
Voir la fiche45-8 Energy
Start-up industrielle messine passée sous contrôle du suisse Ad Terra au printemps 2026, 45-8 Energy incarne la course à l’« or blanc » des gaz critiques : elle prétend être le premier producteur d’hélium en France depuis le pilote des Fonts-Bouillants (Nièvre), tout en poussant l’exploration d’hydrogène naturel dans le Sud-Ouest — avec un calendrier qui a…
Voir la fiche