Énergies renouvelables

Northern Cement Comercial JSC

Le libellé Northern Cement Comercial JSC ne correspond, selon les éléments disponibles, à aucune immatriculation clairement vérifiable telle quelle : l’hypothèse la plus robuste — et celle qui colle au couple « ciment + EnR » — est la Northern Cement Company PSC (NCCO), cotée à Amman, que la Bourse de Jordanie indexe comme Northern Cement Co.

« Ciment à Amman solaire à Turaif marge sous respirateur. »

À propos de Northern Cement Comercial JSC

1. Modèle économique

Sur le papier boursier, Northern Cement Company est avant tout une industrie cimentière jordanienne (clinker, broyage, export), dont le siège est à Amman et l’historique récent d’IPO sectoriel classique. Les agrégats compilés par Stock Analysis indiquent pour 2025 un chiffre d’affaires d’environ 52,08 millions JOD, en hausse de +6,4 % par rapport aux 48,93 millions JOD de 2024 — mais avec un résultat net qui, sur la même fenêtre agrégée, reste sous pression (l’outil cite aussi un bénéfice net en repli d’environ −2,4 % entre 2024 et 2025). Côté liquidité, la même fiche signale des volumes moyens très bas pour une valeur cotée — signal souvent associé à une capitalisation exposée aux shocks de valorisation (−20,6 % sur un an au 29 avril 2026, toujours selon l’agrégateur). La maison mère Northern Region Cement, elle, pilote l’échelle saoudienne : 683,5 millions SAR de ventes en 2025 et un résultat net de 56,1 millions SAR, chiffres relayés par la dépêche MarketScreenerà ne pas additionner avec les JOD d’Amman.

2. Impact réel

Le ciment reste, par la chimie du clinker, un émetteur structurel de CO₂ : le cadrage français passe par les plans de transition sectoriels pilotés par l’ADEME et, pour l’intensité carbone du matériau, par des indicateurs sectoriels — ce sont des repères utiles pour un lectorat hexagonal, même si la PPE3 n’encadre pas une cimenterie d’Al-Rashidiyya. Pour le site jordanien NCCO, nous n’avons pas retrouvé, dans la presse industrielle indexée, de pourcentage public de fournitures électriques renouvelables ni de bilan tCO₂ évitées audité en ligne ; l’impact EnR documenté concerne plutôt la direction saoudienne du groupe : contrat EPC de 8,7 M USD (env. 32,6 M SAR) pour 20 MW photovoltaïques à Turaif, avec une mise en service visée fin 2026, tel que CemNet l’a relaté en octobre 2025 — là encore, Northern Region Cement, pas la coquille PSC d’Amman.

3. Innovations / partenariats

La gouvernance de l’information avance : la Bourse d’Amman publie désormais un formulaire de durabilité déposé le 18 février 2026 (ligne « Sustainability Form » dans les disclosures NCCO), ce qui est rare et intéressant pour suivre la comptabilité climat d’un mid-cap arabophone hors CSRD. Côté chantier, l’ingénierie du parc solaire est confiée sur une base EPC à Sinoma Overseas Development selon la même synthèse CemNet — un schéma chinois / saoudien classique des grands équipementiers du Golfe. Le site corporate njcco.net met en avant la « Environmental Stewardship », mais sans, à date de consultation, de fiche projet MW téléchargeable équivalente au dossier Turaif.

4. Greenwashing / zones grises

Premier risque, taxonomique : classer l’entité sous « Énergies renouvelables » alors que le moteur de cash-flow est le clinker peut gonfler l’image sans déplacer la courbe d’émissions du scope 1. Deuxième risque, déjà chiffré côté maison mère : Mubasher rapporte pour Northern Region Cement une chute d’environ 44 % du bénéfice net en 2025, à 56,06 millions SAR, dans un contexte où le CA continue pourtant de croître — la dépendance à des postes hors exploitation ( gains exceptionnels passés, fair value d’investissements) reparaît ainsi au grand jour. Troisième risque côté filiale jordanienne : les séries compilées par Stock Analysis montrent un recul de ~15,9 % du chiffre d’affaires entre 2023 (≈58,2 M JOD) et 2024 (≈48,9 M JOD) avant le rebond de 2025 — signal de volatilité commerciale à ne pas noyer sous un badge vert.

5. Positionnement stratégique

Le couple Jordanie / Arabie saoudite est la vraie carte : NCCO capitalise la proximité avec un marché régional en consolidation, pendant que Northern Region Cement instrumentalise le solaire utilitaire pour lisser la facture énergétique d’un four gaz / charbon — la Vision 2030 servant de toile de fond médiatique, pas de bouclier climatique automatique. À court terme, l’opérationnel saoudien conditionne la santé du holding ; à moyen terme, la pression carbone importée via les chaînes d’approvisionnement européennes ( CBAM & co.) pourrait rejaillir sur les exportations de clinker blanc revendiquées par la filiale. Le signal récent à suivre reste donc double : publication RSE sur ASE et synchronisation du parc PV de Turaif avec les comptes consolidés Tadawul.

Verdict WattsElse

Northern Cement, chez vous, ce n’est pas une startup PV : c’est un nom de tribu industrielle qui recouvre une filiale jordanienne et une tête saoudienne dont le bénéfice net a plongé de ~44 % en 2025 alors que le toit du bilan s’éclaircit au solairedeux monnaies, deux LSE, une seule question : *est-ce que le MW compte plus que le tonne de clinker ?*

Sources : exchange.jo · stockanalysis.com · marketscreener.com · agirpourlatransition.ademe.fr · batizoom.ademe.fr · cemnet.com · cemnet.com · njcco.net · english.mubasher.info

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