Solaer
Le solaire vit au rythme du capital, pas des déclarations d’intention : Solaer Renewable Energies Ltd (TASE : SOLR), fondée en 2008 et installée à Rehovot, enchaîne développement de parcs, stockage et opérations de cession pour financer une montée en puissance à l’est de l’Europe et en Amérique latine.
À propos de Solaer
1. Modèle économique
Le groupe se présente comme un développeur–constructeur–opérateur de photovoltaïque et de stockage, actif en Israël puis en Espagne, Italie, Pologne et Chili, avec extension à l’éolien et au dessalement selon le profil boursier standard (profil Yahoo Finance). La structure reste ultra-légère en effectifs : 23 salariés à temps plein au périmètre du dossier boursier (Yahoo Finance). Les flux viennent de la production vendue, des développements capitalisés et des cessions d’actifs matures. Sur l’exercice clos au 31 décembre 2025, la société publie 129 M₪ de chiffre d’affaires contre 105,72 M₪ en 2024 et un bénéfice net de 5,32 M₪ après une perte nette de 52,43 M₪ l’année précédente (résultats annuels 2025) — un rattrapage comptable qui coexiste avec une pression trimestrielle encore visible en fin d’année (voir section suivante). Le site corporate affiche ≈2 GW en développement et 120 MW opérationnels (présentation officielle), en cohérence avec une stratégie où `recycler` le capital sur certains marchés européens alimente des prises de participation plus massives ailleurs (lot polonais, essaim de cessions en Espagne).
2. Impact réel
L’effet climat direct tient à des TWh décarbonés potentiels lorsque les centrales sont au réseau ; le cas ENAPAC au Chili illustre la recherche d’ancrage industriel : ≈150 MW PV, ≈400 MWh de stockage et dessalement présenté avec un enveloppe d’investissement très lourde sur la fiche projet (page ENAPAC). Sans rapport carbone public consolidé que nous ayons repéré sur ce périmètre, l’analyse reste mécaniste : le bénéfice climatique dépend du mix marginal local, tandis que l’empreinte matière (modules, batteries, infrastructures) et les arbitrages eau–énergie du dessalement structurent l’impact au-delà du CO₂ évité. Pour le lecteur français : pas de lien documenté avec des dispositifs nationaux type référentiel ADEME ou commentaires PPE européenne sur cette entité précise.
3. Innovations / partenariats
L’innovation « visible » est surtout organisationnelle et financière : montages hybrides (PV + batterie + usage final critique), levées ciblées et partenariats avec fonds d’infrastructure. En novembre 2025, Noked Capital Ltd apporte environ 11 M₪ au holding coté (communication financière). Les files d’attente M&A incluent un paquet ~270 MW en Pologne pour ~180 M€ avec 60–70 % de dette projet (décryptage projet) et le volet espagnol avec InfraRed, amorcé par une lettre d’intention sur Alizarsun (50 MW) à Zaragoza (annonces de marché), prolongé par une vague de cessions évoquée dans la presse spécialisée (suivi InfraRed).
4. Greenwashing / zones grises
Le vrai « angle gris », documenté, est double. D’abord une fragilité d’image et de lecture : la confusion entre la Solaer israélienne et les opérations rattachées historiquement à Solaer Holding en Espagne/Italie a été dissipée par la presse italienne lors du deal Solarpack, mais le risque de mélanger des chiffres d’entités différentes demeure pour tout lecteur pressé (article Rinnovabili). Ensuite une tension financière chiffrée : au 30 septembre 2025, la société affiche une pertenette de 9,9 M₪ au troisième trimestre contre un gain de 11,29 M₪ un an plus tôt, avec chiffre d’affaires trimestriel en léger recul (28,15 M₪ contre 30,06 M₪) (compte trimestriel) ; parallèlement, une fiche d’analyse Simply Wall St datée fin mars 2026 cite un ratio dette/capitaux propres de 341,7 % (analyse publiée), indicateur à manier avec la prudence d’usage sur ce type de plateforme. Aucune condamnation, plainte environnementale ou accusation de greenwashing traçable dans les sources mobilisées pour cette fiche.
5. Positionnement stratégique
Solaer incarne le développeur international « asset-light en interne, asset-heavy dans le pipeline » : peu de salariés, beaucoup de MW sous contrôle. La narration de croissance passe par des objectifs de stock massifs évoqués par la presse projets (ordre de 5 GW visés à l’horizon 2030 dans le même écosystème que le deal polonais (cible 2030 rapportée)), en phase avec la fièvre du solaire en Europe centrale et sur la côte pacifique. La valorisation boursière observée sur MarketScreener au 1ᵉʳ mai 2026 affichait une progression d’environ +52 % depuis le début d’année sur la ligne de cotation consultée (tableau de bord de la valeur), en cohérence avec le rebond du résultat net 2025 mais aussi avec le risque de correction si les taux ou les cessionnaires se raréfient.
Verdict WattsElse
Solaer avance à coups de MW et de bilan, pas de manifeste : le redressement 2025 ne neutralise ni la volatilité des trimestres ni le levier scruté par le marché — c’est une maison de négoce d’énergies nouvelles qui mise sur la vitesse du pipeline avant la stabilité du compte de résultat.
Sources : finance.yahoo.com · marketscreener.com · solaer.co.il · newprojectmedia.com · newprojectmedia.com · solaer.co.il · ademe.fr · energy.ec.europa.eu · marketscreener.com · marketscreener.com · rinnovabili.net · marketscreener.com · simplywall.st · marketscreener.com
Données clés
- Fondée
- 1998
Identifiants publics
- Wikidata
- Q61934321
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Philippine National Oil Company
Créée dans le sillage du choc pétrolier de 1973, la Philippine National Oil Company n’est plus vraiment une major, ni tout à fait une simple holding publique.
Voir la ficheAsurmendi
En Navarre, le petit solaire et l’autoconsommation ont le vent en poupe sur le papier ; sur le terrain, une PME comme Asurmendi jongle entre spécialisation EnR, structure minimale et un voisinage politiquement électrisé par les grands parcs.
Voir la fichePrecision Drilling
Le deuxième plus gros foreur terrestre nord-américain aligne fortes marges, automation et paquets « vert »…
Voir la ficheADEQUATION ENERGIES
ADEQUATION ENERGIES n’est ni un producteur d’électricité ni un installateur : c’est une SAS angevine immatriculée au RCS d’Angers sous le SIREN 948 807 136 (création février 2023), avec siège domicilié chez un tiers à Angers.
Voir la ficheConseil Régional de Guadeloupe
La Région porte une trajectoire d’électrification « verte » parmi les plus ambitieuses des territoires isolés.
Voir la ficheE.ON Kernkraft GmbH
Filiale d’E.ON née du jeu des fusions et scissions, issue du renommage de E.ON Kernkraft GmbH en PreussenElektra GmbH, l’entité incarne la fin de l’Allemagne nucléaire productrice : 0 GW depuis l’arrêt des derniers réacteurs, et des décennies de démantèlement — ponctuées par un pari massif sur le stockage à Brokdorf, calé sur un calendrier nucléaire qui…
Voir la ficheUCPH
Ici, UCPH ne désigne pas une start-up cleantech anonyme : c’est l’Université de Copenhague* (University of Copenhagen*), pilier public de la R&D danoise dans le Power-to-X, la biomasse et la régulation de l’hydrogène.
Voir la ficheBaotou Rare Earth & Aluminum Co Ltd
Le nom « Baotou Rare Earth & Aluminum », tel qu’il apparaît dans les bases légales et d’infraénergie, pointe très probablement vers la 东方希望包头稀土铝业 — en anglais East Hope Baotou Rare Earth Aluminum —, filiale du conglomérat privé East Hope.
Voir la fichePrime Energy Quickstart SpA
Prime Energy Quickstart SpA correspond, dans les bases sectorielles et la presse chilienne, à Prime Energía Quickstart SpA : société chilienne du secteur production électrique, rattachée au périmètre Prime Energía / EnfraGen de Glenfarne.
Voir la ficheNelja Energia OU
Le nom Nelja Energia renvoie au développeur estonien de renouvelables racheté en 2018 par Enefit Green, devenu le fer de lance éolien et solaire autour de la mer Baltique.
Voir la ficheACREST
Ce n’est ni une scale-up de la Silicon Valley ni un promoteur éolien : ACREST (African Centre for Renewable Energy and Sustainable Technology) est une structure camerounaise qui mêle formation, prototypes et terrain autour des EnR « appropriées », des foyers améliorés et de la biomasse valorisée.
Voir la ficheGEP "Vologdaoblkommunenergo"
Le chauffage collectif n’est pas une « transition » : c’est une obligation de résultat quand les compteurs saignent et que les canalisations vieillissent plus vite que les crédits.
Voir la ficheSouth East Scotland Electricity Board
À l’époque où l’Écosse du Sud était découpée en deux autorités régionales, le South East Scotland Electricity Board fusionne avec son voisin ouest au printemps 1955 pour donner le South of Scotland Electricity Board (SSEB) — l’architecture publique de production, transport et distribution qui va dominer jusqu’à la privatisation.
Voir la ficheAAU
Fondée en 1974 à Aalborg, l’Université d’Aalborg n’est pas un opérateur énergétique « type utilité » : c’est un grand campus public à rayonnement nord-européen, dont le moteur budgétaire repose sur la formation, la recherche contractuelle et l’appel d’air des fonds compétitifs — avec un positionnement « Autres énergies » parce que son cluster AAU Energy…
Voir la ficheDANMARKS METEOROLOGISKE INSTITUT
Le Danmarks Meteorologiske Institut (DMI) est une pièce technique du paysage énergétique européen : prévisions, alertes, climat et mers du Royaume du Danemark (métropole, Groenland, îles Féroé).
Voir la ficheYIDO
Le groupe sud-coréen YIDO ne se contente plus d’incarner un champion de la gestion des déchets : il monte en puissance sur le solaire, l’éolien offshore et une infrastructure IA qui vise à verrouiller l’électricité comme actif stratégique.
Voir la ficheSABA Wind Oy Ab
* Là où la mode est au repowering* et aux portfolios de centaines de mégawatts, SABA Wind Oy Ab incarne l’autre réalité du vent nordique : un parc pionnier de 8 MW, plus de vingt ans au compteur, et des comptes 2024 dans le rouge.
Voir la ficheB-R Powergen
De la Kodda aux zones économiques de Mirsarai, BRPL incarne cette solution rapide : trois blocs thermiques massifs nourrissent le réseau…
Voir la ficheHebei Huadian Shijiazhuang TPC
Une centrale cogénération au gaz de près de 1 GW soutient chauffage et fourniture électrique à Shijiazhuang dans le Hebei — une vitrine locale de « meilleur gaz » alors que son actionnaire majoritaire, Huadian Power International, fait encore tourner un parc très majoritairement au charbon.
Voir la ficheDigiteq Automotive
Bras armé de Škoda et de CARIAD au sein du groupe Volkswagen, Digiteq Automotive incarne la promesse d’un véhicule plus intelligent — mais elle tire son souffle d’un groupe en restructuration brutale.
Voir la ficheVeolia Energia Łódź
Łodu ne se chauffe pas à la déclaration d’intentions : derrière Veolia Energia Łódź, filiale dont la raison sociale recouvre historiquement les centrales de chaleur et d’électricité de centre-ville EC3 et EC4, se joue une transition à trois vitesses entre sortie déclarative du charbon, recours à la biomasse et au gaz, et un projet d’incinération pour lequel…
Voir la fichePower Grid Company of Bangladesh Limited (PGCB)
Le transport d’électricité est le nerf de tout mix : sans lignes robustes et mesures sérieuses sur la stabilité, même les meilleures ambitions EnR sont bruit dans le métal — et la Power Grid Company of Bangladesh Ltd (cotée désormais Power Grid Bangladesh PLC, symbole DSE POWERGRID, entité nationale de très haute tension bien distincte des homonymes…
Voir la fiche