Drakejorden Vind AB
Dans le Östergötland, Mjölby incarne la densité éolienne — mais la défense a figé une grande partie du terrain autour de Malmen.
À propos de Drakejorden Vind AB
1. Modèle économique
Selon les registres d’entreprise agrégés sur Allabolag, la société est classée dans la production d’électricité (énergie éolienne) avec un chiffre d’affaires d’environ 1,87 million SEK en 2024, zéro employé déclaré — profil typique d’une société de projet où la gouvernance et la maintenance sont externalisées ou traitées au niveau d’un groupe ou de prestataires. Les données financières détaillées chez Proff.se font état pour 2024 d’actifs totaux d’environ 4,58 M SEK et d’un résultat net positif d’environ 234 000 SEK, soit une rentabilité modeste au regard du bilan — ce qui est cohérent avec une installation peu nombreuse de turbines et une exposition forte aux coûts fixes (contrats techniques, assurances, honoraires). L’adresse publique relevée par les annuaires pointe vers Mjärdevi Pilgård, à Mjölby. Les revenus proviennent très probablement de la vente d’électricité (et éventuellement de mécanismes du marché nordique), sans qu’un prospectus ou un rapport d’investisseur accessible publiquement détaille contrats, hedge ou garants ; dans ce vide documentaire, le lecteur doit traiter l’entreprise comme une coquille juridique dont la valeur réside dans les actifs physiques et le régime tarifaire, pas dans une stratégie « narrative » de marque.
2. Impact réel
En l’absence de disclosure publique de production horaire ou de certification dédiée à cette SPV, on ne peut pas attribuer à Drakejorden un volume de MWh ou un CO₂ évité chiffré sans déraper hors des sources. Un ordre de grandeur compatible avec un CA d’~1,8 M SEK — sous réserve des prix spot et du profil de production — se situe volontiers dans une fourchette estimée de quelques GWh par an ; il s’agit d’une approximation analytique, pas d’un engagement officiel de l’entreprise. Sur le fond climatique, l’éolien injecté dans le réseau suédois réduit la pression sur les marges fossiles à l’échelle du système ; le cadre national et les agrégats sectoriels sont suivis par des organismes comme Svensk Vindenergi. À l’échelle française, les synthèses type ADEME ou les débats PPE servent surtout de référentiel politique pour comparer l’ambition européenne ; aucune mention identifiable de cette SPV dans ces corpus publics français en ligne — ce qui est normal pour une structure aussi petite et locale.
3. Innovations / partenariats
Selon les éléments disponibles en ligne (presse spécialisée, annonces corporate ou registres ouverts), aucune innovation brevetée, levée de fonds médiatisée ou contrat public majeur n’a été identifiée au nom de Drakejorden Vind AB. Les dynamiques d’innovation du secteur — turbines plus hautes, gestion d’actifs digitale, PPAs — se jouent en général chez les développeurs et les utilities ; les SPV restent souvent dans une logique passive : exploitation et redistribution des flux de trésorerie. Si des participations ou accords existent (holding énergétique, exploitant O&M), ils ne sont pas vérifiables sans documents sociétaires complémentaires ou mentions dans une décision d’autorité environnementale localisable au dossier du site « Drakejorden ».
4. Greenwashing / zones grises
Le principal angle « tension » n’est pas une accusation de greenwashing marketing — la société ne court pas après une image publique — mais un risque structurel de plateau industriel : les médias régionaux décrivent un frein lié à la zone militaire autour de Malmen, avec des articles comme celui de Corren sur les blocages de développement éolien ; une autre dépêche du même titre explicitait déjà le stopp aux nouveaux parcs dans une logique de défense près de Malmen (Corren). Ce contexte transforme toute promesse implicite de « croissance verte locale » en pari géopolitique-réglementaire : les turbines existantes peuvent tourner, mais le capex d’extension ou de remplacement peut se heurter à des plafonds non négligeables selon le zonage et les instructions militaires — suivi aussi par les autorités de comté sur les dossiers de permis environnementaux (Länsstyrelsen Östergötland). Par ailleurs, une SPV à 0 salarié et bilan réduit offre une faible lisibilité pour tout audit « Scope 3 » ou traçabilité fournisseurs comparable aux obligations CSRD — ce n’est pas une fraude annoncée, mais une opacité par conception du véhicule juridique.
5. Positionnement stratégique
Mjölby reste une commune à forte intensité éolienne au regard des données locales : la municipalité indique environ quarante éoliennes établies et documente les règles de permis — cadre où Drakejorden n’est pas mise en avant comme pilier institutionnel, signe d’une place anonyme dans le paysage. Pour cette société, la stratégie réelle est sans doute patrimoniale et financière : préserver la valeur résiduelle des actifs, arbitrer maintenance versus marge, et naviguer la volatilité des prix sur la zone SE3 du marché nordique (référence système Svenska kraftnät pour la compréhension macro du réseau). Les signaux récents visibles dans les agrégats comptables (CA stable à l’échelle du million de SEK, bénéfice net positif mais faible) dessinent une trajectoire de rentabilité fine, pas d’expansion médiatisée.
Verdict WattsElse
Drakejorden Vind AB incarne l’éolien suédois sous sa forme la plus prosaïque : une coquille qui encaisse le vent et les prix, pendant que Malmen impose au territoire une contradiction industrielle entre défense nationale et déploiement renouvelable — elle vit du siècle de l’électricité, mais pas forcément du siècle des extensions.
Sources : allabolag.se · proff.se · infoisinfo.se · svenskvindenergi.org · corren.se · corren.se · lansstyrelsen.se · mjolby.se · svk.se
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Enax as
Le nom « Enax as » prête à confusion avec une société à responsabilité limitée scandinave ; dans le périmètre énergies renouvelables / stockage, l’entité documentée est avant tout ENAX Inc., fabricant et prestataire autour des batteries lithium-ion, avec siège au Japon selon les données officielles consultées.
Voir la ficheHögsta Vind i Uppsala AB
** En Suède, un numéro d’organisation et un siège à Täby confirment une micro-société à l’échelle du bilan — quelques dizaines de milliers de couronnes de chiffre d’affaires — derrière une ambition monumentale : jusqu’à vingt éoliennes de 220 mètres au nord d’Uppsala.
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Miền Trung
Le producteur coté à Hô Chi Minh-Ville refait monter le courant alors que les pluies retrouvent le centre du Viêt Nam.
Voir la fichePollutec
Le salon Pollutec n’est pas une « entreprise verte » au sens où le Watt ou le CO₂ évité se mesureraient en ligne directe : c’est une place de marché — et, côté comptes, une vitrine extrêmement rentable pour son organisateur.
Voir la ficheEnedis
Enedis ne vend pas d’électricité: elle vend la possibilité même d’électrifier la France.
Voir la ficheEUROFINS LABORATOIRES DE MICROBIOLO
Dans WattMonde, une entrée sous un libellé tronqué du type « Eurofins Laboratoires de Microbio » désigne avant tout le bouclier microbiologique du groupe en France, structuré en filiales régionales, et non une cote financière autocontenue : même raisonnement que pour votre « pays non précisé » — le périmètre utile relie plateformes d’analyses agréées…
Voir la ficheWISO Plzeň CZ
Le nom évoque l’ouest bohémien, les comptes publics situent le groupe à Prague, et c’est sous la bannière WIS Energo CZ a.s.
Voir la ficheCentral Energy System
Le « Central Energy System » (CES) n’est pas une « scale-up » de la silicon valley : à Oulan-Bator et dans une bande industrielle stratégique, il capte une part massive de la demande et reste nourri au fossile comme une passoire électrique.
Voir la ficheMAN SE
MAN SE, le grand nom bavarois des moteurs et du transport lourd, n’est plus une personne morale depuis août 2021 : absorbée par Traton dans le giron Volkswagen, elle a laissé le champ à des entités séparées.
Voir la ficheEast Prussian Power Company
Le nom d’« East Prussian Power Company » ne correspond à aucun opérateur coté ni à une marque vivante en 2026 : il désigne, dans l’usage documentaire, l’empreinte de l’Ostpreußenwerk AG, un maillon d’État de l’électrification prussienne absorbé ensuite dans la grande consolidation allemande.
Voir la ficheParque Solar Fotovoltaico Sol del Desierto SpA
Dans le nord du Chili, la SpA Parque Solar Fotovoltaico Sol del Desierto incarne la promesse du solaire à très grande échelle — puis, en quelques semaines de 2026, l’inverse : des mégawatts « éteints » par la congestion du réseau.
Voir la ficheİSTAÇ
İSTAÇ n’est pas une « utility » classique : c’est le bras opérationnel d’une mégalopole qui transforme des flux de déchets en contrats de service, en gigawattheures et en engagements climatiques affichés.
Voir la ficheCollectivité européenne d’Alsace
La Collectivité européenne d’Alsace (CeA), territoire sui generis depuis 2021, aligne mille feuilles de route climat avec un BP 2025 de plus de deux milliards.
Voir la ficheKungälv Närenergi AB
* Filiale productrice et commerçante du groupe communal Kungälv Energi, Kungälv Närenergi AB incarne le passage obligé de la Suède post-Clean Energy Package* : éolien, solaire, réseau intelligent…
Voir la ficheCorallium
Première fonderie française à recycler tout type de déchet aluminium, ou comment faire du bas carbone avec du vieux métal.
Voir la ficheBrännliden Vind AB
À Brännliden, deux chiffres pèsent tout autant que le rotor : environ 145 GWh d’électricité par an livrée au réseau suédois, contre un maître de chantier capitalistique — Aneo — pris dans un plan de restructuration et des débats sur les usages du territoire.
Voir la ficheKASHIMA-KITA ELEC POWER CORP
Derrière le titre anglais corporate se cache une coentreprise japonaise d’auteproduction névralgique : elle alimente le combinat pétrochimique est de Kashima en électricité et vapeur avec des trois chaudières et cinq turbogénérateurs et revendique aujourd’hui la plus grande puissance domestique cumulée de ce type dans le périmètre du site officiel — mais…
Voir la ficheCLC Power Generation Company LTD
Centrale privée au fioul lourd au cœur de Dhaka, CLC joue sur un terrain miné : dettes colossales du réseau public, pression climatique du Bangladesh et ombre bancaire du groupe Maisha.
Voir la ficheCluster csa
Le CSA pose la construction bas-carbone et l’énergie partagée au cœur d’une stratégie régionale affichée.
Voir la ficheKorea Electric Power Company
Il s’agit bien de la Korea Electric Power Corporation (한전), géant public sud-coréen de la filière électricité — pas d’homonymie notable avec une « Korea Electric Power Company » tierce.
Voir la ficheRendichicas
Marque phare du Grupo Rendilitros, Rendichicas a bâti son succès sur des stations majoritairement féminines et la promesse de « litros completos ».
Voir la ficheCuerva
Pas la commune de Tolède : le « Cuerva » du secteur Réseaux & Distribution est avant tout Cuerva Energía/Grupo Cuerva, famille installée depuis des décennies en Andalousie dans l’installation, les services réseau et, de plus en plus, la générateur-renouvelable.
Voir la fiche