GEL
Ce n’est pas une entreprise : GEL, ce sont les triois lettres du lari, la devise dont la Banque nationale assure la stabilité (site institutionnel : nbg.gov.ge).
À propos de GEL
1. Modèle économique
Telasi est un gestionnaire de réseau en zone capitale : revenus tirés des tarifs de distribution arrêtés par la commission nationale (GNERC), et cash-flow structuré par des programmes d’investissements cycliques. En 2024, la société annonce plus de 160 millions de GEL d’investissements (incluant les raccordements), en hausse de 250 % sur 2023, un niveau « record » dans la narration réglementaire reprise par la presse économique (Business Georgia). Sur la même année, elle dit avoir distribué 3,757 milliard de kWh (+8,5 %), portée par l’activité et les nouveaux abonnés (Business Georgia). Au 1er trimestre 2025, elle compte 787,9 milliers d’abonnés (dont 82,4 milliers de personnes morales) et 7 214 km de lignes, en progression continue (Business Georgia). À horizon réglementaire 2026-2030, un plan quinquennal Telasi de 0,4 milliard de GEL est acté dans le suivi de marché publié par le groupe d’analyse de la Bank of Georgia (Energy Quarterly Report FY25) : on est clairement dans un modèle capital-intensif piloté par la tarification et le cahier des charges réseau.
2. Impact réel
Telasi ne « décarbone » pas au sens où elle ne choisit pas le mix du kWh national : elle achemine l’énergie disponible. L’empreinte climat du consommateur final dépend donc du parc de production, des contrats PPA et des échanges, rappelés comme structurants dans les notes de marché (Energy Quarterly Report FY25). Côté miroir européen (utile pour situer l’ambition EnR des réseaux), le panorama électricité renouvelable 2024 du SER mentionne 3 016 MW d’installations raccordées chez les ELD et cite un objectif PPE 2030 de 54 GW de solaire (Panorama électricité 2024) : utile pour comparer des trajectoires de raccordement, pas pour attribuer ces volumes à Telasi, qui joue un autre échiquier géographique.
3. Innovations / partenariats
Le programme 2024 détaillé par Telasi via les relais presse combine postes HT/BT, remplacement de transformateurs, lignes 35–110 kV, câbles sur 136 km, et préparation d’un déploiement SCADA, avec avancement des travaux sur la sous-station Krtsanisi (Business Georgia). Pour 2026, la presse locale annonce encore 85 millions de GEL de travaux « hors nouveaux raccordements », dont une Krtsanisi calibrée 50 MW (Georgia Today). L’innovation n’est pas « start-up » : elle est ingénierie de réseau et discipline d’exploitation, avec une trajectoire d’actifs très visible sur le terrain.
4. Greenwashing / zones grises
Homonymie d’abord : coller la devise (GEL) à un profil « entreprise Réseaux » sans recoupement géographique, c’est le raccourci qui fausse toute lecture ESG. Ensuite, tarifs 2026-2030 : pour Telasi, le même briefing de marché note une baisse des tarifs BT (-5,6 %, à 7,419 tetri/kWh) mais une hausse forte des tarifs MT (+24,1 %, à 4,788 tetri/kWh) (Energy Quarterly Report FY25) : arbitrage résidentiel / tertiaire-industriel à surveiller côté acceptabilité et répartition des coûts fixes. En miroir gazier européen, le communiqué CRE sur l’ATRD7 des neuf ELD historiquement « tarif spécifique » retient des projections de points de livraison et volumes en recul de -3,1 % et -8,7 % sur 2026-2029 (Commission de régulation de l’énergie) : tension volume × revenu autorisé typique des réseaux gaz en France, sans la confondre avec Telasi, mais utile pour comprendre pourquoi « distribution » est un mot à géométrie variable selon le pays et le vecteur.
5. Positionnement stratégique
Telasi est en phase d’accélération patrimoniale : Capex record en lari, réseau qui s’allonge et flux qui croissent, dans une capitale où la demande tire les investissements. La signalétique 2026 mêle modernisation ciblée et discipline financière (ligne éditoriale des 85 M GEL « hors raccordements », Georgia Today), ce qui dit aussi les choix de calage du plan sur des priorités réseau plutôt que sur une ruée aux branchements. Dans le grand jeu européen de la distribution, la péréquation et les scénarios de volumes façonnent un autre risque de modèle (Commission de régulation de l’énergie) : même métier « tuyaux et câbles », deux grilles de lecture des priorités.
Verdict WattsElse
GEL n’est pas un DG ni un code APE : c’est la unité dans laquelle certains grands comptes réseau se lisent à Tbilissi — et, en Europe, c’est souvent l’occasion de reposer la question des volumes. À retenir : avant de chiffrer l’avenir d’un distributeur, vérifiez si vous comptez en monnaie ou en megaoctets de câble ; ici, c’était surtout la monnaie.
Sources : nbg.gov.ge · gbc.ge · gbc.ge · ramad.bog.ge · syndicat-energies-renouvelables.fr · georgiatoday.ge · cre.fr
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q4608
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Wärtsilä (Netherlands)
Le finlandais Wärtsilä Oyj n’est pas une « utility » au sens strict du registre néerlandais : c’est un groupe coté d’ingénierie marine et énergie.
Voir la ficheGeorg-August-Universität Göttingen Stiftung Öffentlichen Rechts
Ce n’est pas un groupe pétrolier : la Georg-August-Universität Göttingen Stiftung Öffentlichen Rechts est la fondation de droit public qui pilote l’université de Göttingen (Basse-Saxe).
Voir la ficheEOLIKI ZARAKA RACHI GKIONI ENERGY S.A.
L’EOLIKI ZARAKA RACHI GKIONI ENERGY S.A.
Voir la fichePV Libertadores
En Rinconada, à l’ombre des Andes, un parc de 11,7 MW incarne la promesse des PMGD chiliens : produire du courant « propre » à un taille de portefeuille.
Voir la fichePetronas Carigali
Petronas Carigali n’est ni une PME ni un opérateur de fond de scène : c’est l’entité d’exploration et de production de Petronas, c’est-à-dire le cœur de la rente pétro-gazière malaise, là où l’on engage des milliards, où l’on renouvelle (ou non) le socle de réserves, et où s’invente la comptabilité climat.
Voir la ficheSaudi Electricity Company
Dans un royaume où l’on veut moins brûler le pétrole à la maison et plus l’exporter, la Saudi Electricity Company n’est ni une start-up « climat » ni un opérateur marginal : c’est l’infrastructure nerveuse d’une économie en surchauffe électrique.
Voir la ficheErken Drift AB
** Sous le toit suédois des éoliennes Kenersys, Erken Drift AB incarne la face invisible du renouvelable : une SPV à la liquidité gonflée mais au patrimoine si mince qu’un coup de vent comptable suffit à l’équilibre.
Voir la ficheewz Atlantic Sverige AB
Derrière un nom de holding, ewz Atlantic Sverige AB incarne la présence éolienne du service public zurichois en Suède — pour l’instant modeste en puissance installée, mais portée par une stratégie groupe où Stockholm et Dalarna pèsent bien plus qu’un numéro d’organisation.
Voir la ficheNATUREO FINANCE
Ce n’est ni un producteur d’énergie ni une marque de vins : vous parlez ici de la SAS française Natureo Finance (SIREN 504 173 378), implantée à Paris en conseil aux entreprises (NAF 70.22Z), qui s’est fait un nom dans les levées et opérations autour de la transition.
Voir la ficheClemessy
Mulhouse ne « cartonne » pas qu’avec les textiles : Clemessy, fleuron industrialo-électrique du groupe Eiffage, enchaîne contrats d’envergure sur le parc nucléaire, l’hydrogène et le spatial.
Voir la ficheNuStar Energy
Elle portait encore son ticker à Wall Street au début 2024 ; un an plus tard, elle n’est plus qu’un socle dans un géant du carburant et des pipelines.
Voir la ficheSri Sugars ltd
Le nom livré fait écran : « Sri Sugars Ltd » ne colle pas à une société clairement identifiée sous cette forme.
Voir la ficheInstitut national de l’énergie solaire (INES)
Laboratoire haute voltige du solaire français, entre rêve technologique et réalité bétonnée.
Voir la ficheCorallium
Première fonderie française à recycler tout type de déchet aluminium, ou comment faire du bas carbone avec du vieux métal.
Voir la ficheTTL France
TTL France vend du « propre » à des usines qui restent, par nature, très émettrices.
Voir la ficheMIL OIL HELLAS SUSTAINABLE ENERGY FORMS SA
À Serres, MIL OIL Hellas Sustainable Energy Forms industrialise biodiesel et biogaz alors que tout le monde la confond avec le pétrolier Motor Oil Hellas.
Voir la ficheDaishowa-Marubeni International Ltd (Dmi) & West Fraser Mills Ltd (50/50)
La coentreprise Cariboo Pulp & Paper (JV 50/50 puis Mercer/héritage Daishowa-Marubeni International) et West Fraser incarne mieux une usine nord-américaine de pâte NBSK intégrée à un géant du bois qu’un pure player EnR européen.
Voir la ficheArabelle Solutions
Arabelle Solutions n’est pas un champion de la transition qui vend du solaire sur brochure glacée.
Voir la ficheYPFB Transporte
Bénéfice net de 42,3 millions de dollars en 2025, 8 514 km de conduites et près de 57 stations de pompage et compression : YPFB Transporte affiche des comptes solides, tandis que l’État bolivien subit la pénurie d’essence et, en avril 2026, des perquisitions visant YPFB pour des contrats pétroliers contestés.
Voir la ficheUniper Sverige AB
Le catalogue « énergies renouvelables » de WattsMonde ne résume pas la réalité : en Suède, Uniper combine un socle massif d’hydroélectricité et des paris sur le solaire et l’e-méthanol — tout en restant structuré autour du nucléaire et d’un groupe allemand à la trajectoire encore fossile.
Voir la ficheACE Énergie
Ace Énergie, c’est l’architecture invisible des travaux financés au compteur CEE : primes, dossiers et délégation d’obligés.
Voir la ficheSol de Septiembre SpA
Grenergy ne met pas seulement des panneaux au sol : elle structure l’investissement derrière des véhicules juridiques locaux, pour isoler risques et cash-flows.
Voir la ficheTobène Power
À Taïba Ndiaye, à une centaine de kilomètres au nord-est de Dakar, Tobène Power incarne le classique sénégalais de l’après-crise électrique : une centrale thermique indépendante, verrouillée par un contrat long terme avec Senelec, et promue comme « prête gaz » alors qu’elle carbure encore au fioul lourd (HFO).
Voir la fiche