Vivo Energy Côte d'Ivoire
** Cotée à Abidjan, la filiale ivoirienne engrange des volumes et une rentabilité en hausse — jusqu’à ce que le prix de la transition se règle aussi à la balance des subventions, de la dette courte et du gaz détourné.
À propos de Vivo Energy Côte d'Ivoire
1. Modèle économique
Vivo Energy Côte d’Ivoire est avant tout un grossiste et détaillant intégré de carburants et lubrifiants sous licence Shell, avec extensions GPL (« Shell Gaz »), cartes professionnelles et activités de point de vente — le tout posé sur un maillage national de stations, autour de 170 sites au premier trimestre 2024 selon un rapport de période relayé sur Abidjan.net. L’entreprise, présentée comme employant 120 collaborateurs et soutenant plus de 1 000 emplois indirects, a aussi changé de directeur général en 2024 (communiqué Vivo Energy). Sur le marché des capitaux, le chiffre d’affaires 2024 est porté à 600,7 milliards FCFA (+9 %), avec un résultat net à 5,35 milliards FCFA (+33 %), selon le profil de cotation Sika Finance. Au troisième trimestre 2025, la dynamique se confirme : 706 000 m³ de volumes (+6 %) et un bénéfice net en forte progression, relatés par la dépêche AllAfrica ; en cumul neuf mois, le chiffre d’affaires avoisine 451,7 milliards FCFA pour une progression quasi nulle (+1 %) malgré les volumes — signal d’un mix prix/marges contrasté décrypté par Afriveille. Les segments aviation et bitume ont servi de volants de résilience en 2025 sur cette même lecture.
2. Impact réel
L’empreinte « réelle » est celle d’un distributeur fossile : la combustion des produits vendus domine le bilan carbone implicite, bien au-delà des opérations propres. Aucun pourcentage public d’électricité renouvelable ou d’émissions évitées n’a été identifié pour la filiale ivoirienne dans les extraits disponibles ; le PPE multiannuel français ou les fiches type ADEME / Connaissance des Énergies ne fournissent pas de cadre direct pour cette société hors Union européenne — on reste sur des benchmarks sectoriels (transport, chauffage substituable par GPL) si l’on veut comparer l’ordre de grandeur à des trajectories « climat » européennes. Côté groupe, la feuille de route affiche 38 sites solarisés en 2024 à l’échelle multi-pays, sans ventilation Côte d’Ivoire (transition énergétique, site corporate).
3. Innovations / partenariats
La feuille d’innovation visible relève surtout du catalogue groupe : bornes de recharge en pilote (île Maurice, La Réunion, Maroc) et monitoring d’équipements VE-CEM avec Intangles, présentés comme levier d’efficacité opérationnelle sur la même page « Soutenir la transition énergétique ». À Abidjan, l’arbitrage opérationnel passe par la réouverture de sites après travaux de voirie — thème relayé dans la presse économique régionale croisée avec Afriveille — et par des campagnes de sécurité routière portées par la marque (actualités corporate Côte d’Ivoire).
4. Greenwashing / zones grises
Le risque de narrative « transition » tient au décalage entre pilotes EV hors Côte d’Ivoire et un cœur de métier toujours carburants + GPL. Plus rude encore : la structure du compte de résultat. Pour l’exercice 2024, une analyse spécialisée fait état de frais financiers montant vers quatre milliards FCFA, avec recours aux découverts et sensibilité à la liquidité — chiffrage et lecture à prendre au sérieux sur Afriveille. Deuxième tension, externe mais structurelle pour le GPL : en février 2026, la presse rapporte une grève de taxis à Yamoussoukro après une série de contrôles liés au gaz butane utilisé comme carburant (saisies massives de bouteilles évoquées), KOACI ; l’article pointe aussi une explosion de la consommation nationale passée de 36 000 à 300 000 litres dans ce détournement d’usage. Pour une enseigne leader sur le réseau, c’est à la fois risque réputationnel et aléa politique sur la filiation subvention domestique → carburant.
5. Positionnement stratégique
La priorité affichée reste la fidélisation des flux (routier, aviation, bitume) et la maîtrise financière — avec, au T3 2025, un allégement partiel de la charge financière noté par Afriveille en miroir des lecteurs de presse citant AllAfrica. Actionnaires : le dividende 2024 est valorisé à 75 FCFA par titre selon la fiche Sika Finance. Contexte pétrolier local : au printemps avril 2026, une grève majeure sur le FPSO Espoir (bloc CI-26) met en lumière les tensions d’approvisionnement amont, KOACI — toile de fond où les distributeurs sont en bout de chaîne.
Verdict WattsElse
Ils gagnent sur le mix bitume-aviation et la densité du réseau ; ils parient encore le climat à l’échelle du groupe, pas à l’échelle de la pompe ivoirienne. Quand le butane devient ligne de front sociale, la transition n’est plus un slide : c’est un poste de risque au bord des routes.
Sources : media-files.abidjan.net · vivoenergy.com · sikafinance.com · fr.allafrica.com · afriveille.com · ademe.fr · connaissancedesenergies.org · vivoenergy.com · vivoenergy.com · koaci.com · koaci.com
Données clés
- Forme
- Gesellschaft mit beschränkter Ha
- Fondée
- 2010
- Siège
- Dresden, Germany ↗
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Umoya Energy
** Premier grand éolien « libéralisé » à passer la rampe en Afrique du Sud, Umoya Energy en est resté au tempo d’un actif mûr : un PPA avec Eskom, des turbines Vestas, et une empreinte foncière où la conservation tient une partie du terrain.
Voir la ficheChina Power Hub Generation Company Pvt Ltd
Le corridor économique Chine–Pakistan a cimenté, à Hub, une méga-centrale supercritique qui verse encore des dividendes à ses actionnaires pendant que l’État accumule des arriérés de paiement sur l’électricité.
Voir la ficheFotovoltaica Santa Rosario SpA
Une SpA baptisée « Fotovoltaica Santa Rosario » apparaît sur les radar des bases commerciales latino-américaines, mais sans balances publiques convaincantes : classique chez une coquille projet ou une filiale discrète.
Voir la ficheTuulipuisto Oy Hirvineva
À Liminka, en Ostrobotnie du Nord, quatre Nordex et 19,2 MW tiennent une ligne électrique — et une ligne politique tout aussi tendue.
Voir la ficheBudapesti Erőmű
Brussels ou Berlin peuvent débattre du réseau « intelligent » ; à Budapest, la transition passe encore par trois îlots de cogénération qui carburent quasi exclusivement au gaz naturel.
Voir la fichekiloWattSol
Moins connue du grand public que les grands producteurs d’électricité, kiloWattsol incarne une forme d’influence discrète mais structurante : celle du conseil indépendant qui rend des centrales et des portefeuilles « bancables » devant banques et fonds.
Voir la ficheSysituuli Oy
Ce n’est pas un géant nordique du vent : Sysituuli Oy tient un profil de petit producteur, centré sur un site documenté à Kauhajoki (Ostrobotnie du Sud).
Voir la ficheLårstad Vindkraft AB
La dénomination « Lårstad Vindkraft AB » ne correspond à aucune personne morale identifiable dans les registres nordiques sous cette forme exacte ; tout ce qui ressemble à une piste sérieuse — secteur éolien, zone géographique, fenêtre 2024–2026 — renvoie au projet Svarstad Vindkraft dans la commune de Larvik (Norvège), porté par Friskbris AS, désormais…
Voir la fichePLANTA FV116 SL
Cette société espagnole ne « vend » pas une marque mais un dossier : capitaux symboliques au siège, un périmètre strictement légal dans la genèse du photovoltaïque de grande taille…
Voir la ficheParque Solar La Rosa SpA
Aucune source publique indexée ne permet, à ce jour, d’attribuer des chiffres à une société portant exactement le nom « Parque Solar La Rosa SpA » (homonymie latine « SpA » / projet « parque solar », pays non précisé par votre saisie).
Voir la ficheMIOS
Filiale digitale au nom trompeur, MIOS fait du pilotage d’installations — pas du courant livré aux compteurs Linky.
Voir la ficheErum Energi
Erum Energi renvoie, dans votre grille sectorielle mais sans site « corporate » sous cette graphie exacte, à la ligne photovoltaïque du groupe familial Erum, profondément enraciné en Espagne (Alcoy) et mieux documenté sous la marque mère du plastique circulaire.
Voir la ficheCYPRUS UNIVERSITY OF TECHNOLOGY
L’Université technologique de Chypre (CUT / TEPAK) incarne à Limassol la promesse d’un pôle technique pro-européen : bâtiments plus sobres, hydrogène expérimental, réseaux de chaleur.
Voir la ficheHidrodata SA
Un verrou anglais sur une hydraulique de montagne ; un chiffre d’affaires qui chute puis se redresse, mais un résultat encore dans le rouge dans les agrégateurs ; et un pipeline éolien annoncé à plusieurs centaines de mégawatts qui peine à se traduire en fermes opérationnelles visibles dans les sources ouvertes.
Voir la ficheSolar Power (Khon Kaen 1) Company Limited
Sixième centrale d’une vague de projets solaires au sol lancée voilà plus d’une décennie, Solar Power (Khon Kaen 1) Company Limited incarne la filiale tête-de-pont : électricité vendue au réseau, promesse « verte » sur le papier, et aujourd’hui un compte de résultats qui raconte surtout la fin d’un mécanisme public.
Voir la ficheCofathec
Le nom Cofathec reste associé à l’âge d’or des services thermiques au sein de GDF ; aujourd’hui, c’est la bannière ENGIE Solutions qui porte ce savoir-faire — des centaines de réseaux de chaleur ou de froid aux batailles judiciaires sur les méga-contrats urbains.
Voir la ficheTekniska verken i Linköping Vind
La branche vent de Tekniska verken porte le capital éolien d’une ville industrielle suédoise bien au-delà de ses limites administratives : production en forte hausse en 2024, mais marges broyées par les prix et fronde locale là où les turbines s’installent.
Voir la ficheEurocape New Energy
Eurocape New Energy Limited n’est pas une énigme sectorielle : c’est un développeur indépendant d’éolien et de solaire actif historiquement en Pologne, en France et en Ukraine — la cohérence site corporate / filiale française rebaptisée Energiter / projets ukrainiens permet d’écarter tout homonyme hors EnR.
Voir la ficheSave Energy
Le nom « Save Energy » promène l’internaute entre homonymes et acronymes ; l’écosystème que vous ciblez ici est celui du Brésil, où la marque se présente comme fabricant de solutions LED et photovoltaïques, articulé avec des véhicules de projets (Savem pour le grand solaire, Saveon pour la génération distribuée) — pas les « Save Energy » purement financiers…
Voir la ficheEIFER - European Institute for Energy Research
L’EIFER n’est ni une start-up ni un simple bureau d’études : c’est un groupement européen d’intérêt économique né du couple EDF et du KIT.
Voir la ficheOryx Energies
Le groupe tient un rôle structurant dans l’approvisionnement en produits pétroliers d’une grande partie de l’Afrique subsaharienne : trading, stockage, réseau de stations, soutage maritime.
Voir la ficheParque Eólico La Sotonera, S.L.
Le vent y souffle depuis 2005 ; c’est désormais le sol hybride qui redessine l’horizon financier et réglementaire.
Voir la ficheHungarowind Szélerőmű Üzemeltető Kft.
Le site qui porte encore le nom Hungarowind renvoie aujourd’hui vers la « colonne vertébrale » EnR du groupe public MVM.
Voir la ficheConstruction Corporation No.1 Company Limited
Construction Corporation No.
Voir la fiche